‹ Les charbons humiques et les charbons de purinsChapitre 39 sur 52 · I. — LES LABiBLLBS MlGACl^ES · texte numérisé non relu

I. — LES LABiBLLBS MlGACl^ES

Le schiste des Têtes-âe-Ghats contient des lamelles mica, cées. Elles sont sporadiques, petites, couchées à plat, mêlées aux fragments d'émail, dont elles se distinguent facilement par leur striation et leur dichroïsme. Elles ont été maintenues en suspension par la gelée brune. Ces mêmes lamelles sont un des éléments du lit gréseux qui précède les Té tes-de -Chats. Il y a donc lieu de penser que les éléments micacés sont plutôt une dernière trace des éléments élastiques amenés par les ruisselets d'alimentation de la mare à charbon qu'un apport éolien. Les menus débris végétaux représentent de même ce qui restait en suspension de l'apport végétal amené avec les matériaux minéraux élastiques du banc gréseux.

§ V. — L'intervention bitumineuse

La masse du schiste de l'Allier a été soumise à une imprégnation bitumineuse. Le bitume a été énergiquement retenu par la gelée fondamentale et par les corps qui y sont plongés. De ce fait la masse a subi un fort enrichissement en hydrocarbures. La matière bitumineuse est arrivée toute formée. On ne voit nulle part dans le schiste de faits indiquant qu*elle •se forme sur place par transformation des corps organiques.

Dans la couche des Têtes-de-Chats l'intervention du bitume a été tardive. La matière a pénétré par une diffusion générale à travers toute la masse. Le bitume a été retenu par la gelée brune, par la matière stercoraire des coprolithes, par le tissu osseux, par les tissus végétaux moyennement humifiés. Dans ce milieu le tissu osseux, les parois du pollen et la gélose des fleurs d'eau sont passés à l'état de corps jaune. Les coprolithes sont à l'état de charbon satiné. Les os forment un charbon

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compact. Les débris végétaux ont donné des plaques de charbon brillant et des morceaux de fusain.

Le bitume s'est accumulé à Tétat libre dans les cavités des os. 11 s'y montre comme une substance brun noir, réticulée par contraction. On le rencontre avec les mômes caractères et également réticulé dans les fentes tardives des nodules siliceux et dans les déchirures tardives qui isolent la gelée fondamentale des nodules siliceux. Le bitume ne forme pas de masses individualisées dans la gelée brune.

§ VI. — Les matières minérales tardii^es.

J ai signalé Tabsence de matières argileuses tardivement individualisées dans la gelée fondamentale. D'autre part j'ai fait connaître la modification hâtive qui frappe certains points de la gelée et qui lui permet de localiser la silice pour donner des nodules tels que ceux du haut de la Grosse Couche. Enfin j'ai parlé de la localisation de matière minérale qui se fait dans l'exsudat des grandes fentes.

Les autres matières minérales tardives qui chargent la masse sont de la calcite et de la pyrite.

La calcite se présente sous trois formes : en petits cristaux dans les parties de la gelée brune, qui sont peu déchirées; en cristaux plus grands imparfaits dans les parties de la gelée largement déchirées passées à l'état de réseau fin ou rompues en fils fins ayant laissé sortir un exsudât. Il y a aussi de gros cristaux de calcite beaucoup plus tardifs éparpillés à travers toute la masse.

Les grandes fentes de la roche sont tapissées d'un épais revêtement de calcite.

Outre la pyrite en très petits cristaux uniformément répartie dans la masse il y a de gros cristaux de pyrite

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distribués dans les divei*ses parties de la gelée. Ils sont parfois réunis en masses considérables formant nodules, ailleurs ils sont localisés près de quelques fentes. Ils deviennent particulièrement nombreux dans les filets chargés de débris végétaux très humiliés.

§ VII. — Conditions géogéniques de la formation des schistes bitumineux de V Allier,

I. — Nous retrouvons encore comme condition première de la genèse du schiste bitumineux de FAllier des eaux brunes laissant précipiter leurs matières humiques.

a. — La matière fondamentale y présentait des variations importantes d*humification d'un point à un autre ; l'humification était plus forte que dans le charbon de Geara. Elle avait dépassé partout ce stade où elle peut produire des corps jaunes au orangés en présence du bitume.

3. — Les eaux brunes génératrices recevaient ici d'abondantes pluies de soufre qui se sont poursuivies pendant toute la durée de la formation ;' le pollen flottant était parfois en telle quantité qu'il se formait des lames de charbon pollinique. Vu la fréquence des sacs môles au pollen et vu la variété des éléments poUiniques qui révèle trois espèces de Cordaïtes, on est autorisé à dire qu'au voisinage des mares à charbon de l'Allier prospérait une végétation forestière dont les Gordaïtes étaient les principaux représentants. Il s'y mêlait quelques Gryptogames vasculaires.

4. — Au moment de la formation du banc des Têtes-de- Chats les eaux brunes contenaient en suspension une certaine quantité de fragments végétaux humifiés. Les ruisselets d'alimentation apportaient encore quelques parcelles micacées.

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