‹ Les Charmettes et les portraits de Mme de WarensChapitre 3 sur 4 · I. Lausanne, Rcnda · texte numérisé non relu

I. Lausanne, Rcnda

LES l'OUTlî.VITS 1)1- MAnVMI- I)|; WARENS y

raullionticilé de ces deux portniils : .. II est l'oit douteux, dit-il dans la préface de sou livre, que Largilliért", déjà bien vieux alors, suit veau en Savoie ou en Suisse en i72ti, 17:{0 nu IT.'Jd, c'est-à-dire à l'époqur où M""' de Warens aurait eu de 2.') à .'f(l ans. La baronne, il est vrai, a passé trois mois à Paris, dans l'élé de IT.'IO; mais, durant ce cour! séjour, elle n'a eu ni le loisir de poser devant le

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v.Vpp. à .Mrs J.-R. Kitz-GôraM, Lonjrcs .

grand peintre, ni surtout l'argent nécessaire i)our payer son talent. » Qu'en savons-nous? Dans le milieu qu'elle fréquentait à l'aris, envoyée en mission par la cour de Turin, elle a bien pu renconlrer le peintre; et, si I on en juge d'après son portrait de Boston, elle était assez séduisante pour que l'artiste ail pu reproduire ses Irails à des comlitions très abordables, ou même graluilemenl. Quant au temps nécessaire pour lexéculion même du tableau, dans l'espace do trois mois elle a pu facilement donner au peintre un nomlire de séances suflisanles i)our lui permettre d'acliever son œuvre. Largii-

10 LES PORTRAITS Dl- MADAME DE WARENS

lière, alors à la lin de sa carrière, avait assez de maîtrise pour ex(5culer rapidement un portrait comme celiii de Boston. En tout cas. on peut sans erainte le lui attribuer, car ici la signature ne contredit pas la facture: c'est bien sa touche nerveuse et fine qui se retrouve dans ce portrait.

Uousseau, dans le mémoire remis par lui, le 19 avril I7i2, au 1'. Uoudi'f. pour sa vie de M-"" de Rossillon de Bernex, relate que cet évèquc lit faire le portrait de sa convertie, » disant qu'il souhaitait qu'il restât dans sa famille ».

Rapprochant ce renseignement d'un inventaire du couvent de la Visitation d".\nnecy, dressé en 1792-1793, dans lequel il est fait mention d'un tableau représentant la « bienfaitrice de Jean-.lacques ■■ qui aurait été remis au citoyen Hérault, représentant du peujde français, M. .Metzger est amené à supposer que le portrait de Boston pourrait bien être celui-là. c'est-à-dire le même que M»-'"" de Bernex aurait cnminandé à Largillière.

Les autres portraits sont : un buste, dans un ovale, gravé par Ambroise Tardieu ; un buste, dans un médaillon encadré, d'après le tableau de Bateni, gravé par Lcbcau; un de formai in-18, fait pour une édition des Confessions, représentant une femme à mi-genoux, assise, jouant une sorte d'orgue, avec cette inscription : • Louise Lléonore Delalour Depil, dame de Warens, née en I(i99. et morte en I7(m, grandeur de l'original, qui esta la bibliothèque du Corps législatif I': les portraits gravés par Gaillard (^rien de commun avec le célèbre contemporain Claude-Ferdinand : ^L .Metzger a eu entre les mains une gravure signée de ce nom, sans prénom ni autre indication; il en avait doté le musée des C.harmettes, mais ce don a disparu, ainsi que plusieurs autres; le portrait de Dcvéria, de ISIa, gravé par Chollet; celui de l*acini, gravé par Laguillermie. qui figure en léte de l'ouvrage d'Arsène lloussaye. Tous sont de pure fantaisie, affirme M. Metzger, et nous l'en croyons.

Il y a aussi aux Charmetlos deux tableaux qui passent pour représenter M"" de Warens, l'un sous les traits d'Omphale, l'autre sous ceux d'Armide. Le premier tableau, reproduit par la lilhogra|>liie, a même couru le monde sous cette légende : " .M"" de Warens, d'après le tableau original qui se trouve aux Charniettcs ». Or, d'après Charles Berlhoud, écrivain suisse', l'un des propriétaires des Charinelles lui aurait avoué querelle loilr fui achetée par son père à

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