‹ Les Charmettes; Jean-Jacques Rousseau et Madame de WarensChapitre 4 sur 91 · L’EVOCATION · texte numérisé non relu

L’EVOCATION

teur, s’il veut comme moi passer une bonne matinée aux Charmettes, vivre une heure d’oubli en familiarité intime avec madame de AVarens et son écolier, il relira avec moi ces pages des Confessions, les plus belles parce qu’elles sont les plus jeunes, parce qu’elles chantent l’éternel po'ëme des amoureux.

Ceux qui savent les Confessions par cœur feuilleteront ces pages adorables, comme s’ils devaient réveiller les chimères invisibles du souvenir; ceux qui les ont oubliées s’y arrêteront comme à une de ces radieuses stations d’un voyage dans les régions aimées de la jeunesse, de la poésie et de l’amour, ces trois vertus théologales des profanes.

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