LES CHA&SES
et en même temps elle soulevait le grossier drap de toile ëcnie qui recouvrait le pauvre Sin^on 9 vojeas ce qulls oat fait! »
Je regardai : il avait une large blessure dans la
poitrine, produite par une décharge de chevrotines; le bras gauche élaît fracassé : c'était un horrible spectacle I
Plus tard» j'appris les circonstances de cet événement.
La veille, vers dix heures du soir, la lune étant dans son premier quartier, Simon et son fils, chacun armé d'un fusil, étaient partis, selon leur coutume, pour aller reconnaître le brancher des faisans. Minuit sonnait au moment où ils pénétraient dans les taillis^ de la Bretèche, non loin du pavillon Daresne. A peiné arrivés, ils avaient déjà tiré et tué plusieurs faisans; mais par malheur, tandis qu'ils rôdaient et touruaieul sous les arbres où ces oiseaux dorment
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pioiondément la tête dans laile, des garjdes fores* tien qui» dès la veille , avaient eu pressenthneol ou coûûaissaace de leurs projets, s'étaient mis ea embuseade daas an fourré Toisin. La détooalioD des armes les attii*a immédiatemeat sur le li^u de la scèae. A la vae de trois hommes, Simon, ^i pourtant ne manquait ni de dignité ni de courage» songea à fuir; mais il était vieux, et sa fuite u était pas sûre. Tomber aux mains de ses adversaires, c'eût été plus qu un malheur pour lui, c'était une honte. A aucun prix il n'eût voulu la subir. La rage dans le cœur et nëcoutant alors que. les mauvais conseils de son excessif orgueil et ceux de sa haine , il déchargea son lusâl , un peu au hasard , dans la direction de ses assaillans.
Les gardes, qui ne se laissèrent pas intimider par cette démonstration, tout énergique qu'elle était, ne tardèrent pas u les rejoindre; et l'un d'eux, exaspéré par l'attaque et le sentiment de sa propre conservation, ayant armé son fusil, ût feu à son tour..
Le ffls de Simon reçut une blessure au bras gauche qui le fracassa, mais l'usage du droit lui restait encore , et d'un seul coup de crosse il étendit mort