Archives de Florence, archives des Médicis
3. Archives de Florence (archives des Médicis). — Dans une dépêche de Bernard de Médicis au grand-duc Cosme, il est
des affaires par Henri II, Catherine, avec cette souplesse qui lui était particulière, se ménageait les bonnes grâces du connétable de Montmorency, qui pouvait tout sur l'esprit du Roi ; elle l'appelait son compère, le cajolait, le flattait. Elle n'était pas moins attentive pour la connétable. Voici une lettre qu'elle lui écrit, lettre qui lui fait honneur, et que nous citerons en entier.
« Ma cousine, aiant entendu la pitié qui est en la « femme et six petitz enffans d'ung nommé Pierre « Garnier, vostre subject, pour l'accusation faicte « contre ledict Garnier d'avoir tué ung cerf en voz « bois près Boissy, pour raison de quoy il est absent « et fugitif, cause que ladicte femme et enffans qui « n'avoient aultre bien que de la peyne d'icelluy « Garnier sont contrainctz quicter le pays et man- « dyer, s'il ne vous plaict remectre et pardonner la <r peine ou amende en laquelle ledict Garnier a ou « pourroit estre condampné pour raison dudict « cas, à la charge que, s'il y retourne jamais, qu'il « soit pugny de puniccion exemplaire aux aultres.
aussi question de lévriers de Bretagne. « Sua majesta mi ha detto che, se vostra eccellenza avessi voglia di niente, o levrieri di Brettagna o bracchi per 'caccia grossa che trovisi, che altro non desiderria in ogni cosa di compiarcerli. ».
Documents inédits, Relations diplomatiques avec la Toscane, t. III, p. i4o.
sous LES VALOIS. 53
« Ce faisant, oultre que ferez œuvre charitable,
« VOUS me ferez plaisir très-agréable, priant Dieu,
c ma cousine, qu'il vous ayt en sa saincte et digne
« garde. Escript à Paris, ce xiiii" jour de janvier'.
« Vostre bonne cousine et amye. »
(Original signé.)
Une seule fois, en iSSy, après le désastre de Saint-Quentin, Catherine de Médicis donna la mesure de ce qu'elle pouvait faire, arrachant par son éloquence et son énergie un large subside à l'assemblée de l'hôtel de ville de Paris; puis, le danger passé, elle est de nouveau écartée, et ne reparaît sur la scène que durant le règne si court de François II. Mais si graves que soient les préoccupations de sa nouvelle vie, si grandes que soient les difficultés de sa régence, elles ne lui feront point oublier le noble déduit de la chasse qui charma sa jeunesse.
Voici une lettre écrite de Fontainebleau le i5 février i56i.
« Monsieur d'Humières, pour ce que je désire a présentement de recouvrer quantité de dyns