‹ Les chasses de François Ier racontéesChapitre 35 sur 52 · Biblioth. impér., ancien fonds français · texte numérisé non relu

Biblioth. impér., ancien fonds français

très-volontiers en son cabinet, monsieur le comte de Retz, actellement mareschal de France, seul tesmoin de mes remontrances; mais je n'ouys jamais homme mieux discourir de la distribution et déportement de ses actions, pour me persuader et faire croire que le plaisir qu'il prenoit à la chasse ne portoit aucun préjudice en façon du monde, ny à la santé de son corps, ny au debvoir de sa charge ; or il me fist paroistre combien il estoit éloquent et fescond, comme de vray il estoit *. »

Dans ses mémoires, le duc de Bouillon relève une des prouesses de Charles IX : « La paix estant « faite, quelque temps après le roy se maria avec la « fille de l'empereur et furent les nopces célébrées à (( Maizières et de là on alla à Villers-Costerets pasce ser l'hiver, qui fut très-long, où l'on combattit • beaucoup avec les neiges, y en ayant en quantité, « où je vis le roy prendre deux cerfs dans la forest, (( dans la neige, sans chiens, ayant mis des relais de a veneurs et de chevaux pour luy et pour nous qui «courions après luy. Avec cela en deux jours nous (( prismes deux cerfs ". »

1. Sorbin, p. by et 58. Nous empruntons cette citation à l'introduction que M. Chevreul a placée en tête de sa dernière édition de la Chasse du cerf du roi Charles IX; ce serait téméraire d'y revenir après lui, aussi nous y renvoyons le lecteur.

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