Reîai;. Venej. Série l^^, t. VI, p
sous LES VALOIS. 89
Jean Michel, qui le vit un peu plus tard, à l'âge de vingt-quatre ans, le juge de même : « Il est loin « d'avoir cette vivacité naturelle aux jeunes gens « et surtout aux Français de son âge; il n'aime ni <( la chasse, ni la paume, ni le manège, ni aucun « exercice fatigant 2. »
Ce qui ne l'empêcha pas d'avoir lui aussi ses équipages, sa vénerie; le personnel même en fut plus nombreux que sous le règne précédent.
En 1584 il y avait à la grande vénerie trois lieutenants, un sous-lieutenant et soixante-sept gentilshommes ^.
Henri ÏII avait une passion si ridicule pour les chiens que, si on en croit de Thou, il dépensait tous les ans plus de 100,000 écus d'or pour des petits chiens de Lyon; et ce que dit de Thou n'a rien d'exagéré, car Gastelnau écrivait (le 25 mars i582):
« J'ay fait scavoir à vostre Majesté que la royne « d'Angleterre, votre bonne sœur, luy voulloit pour- « voir de tous les chiens de sang, lévriers, dogues, « barbetz, ours et toreaulx qui sont portez par le « mémoire du sieur des Ouches, et tout ce qui se
1. Rela:{ione di Giovanni Michel, ib-jb. Le Relaz, série !'« vol. IV, p. 36 1.