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CHASSE DE LA COLOMBI-PERDRIX

« Pour clinsscr cet oiseau, dit Rk-ord, il Taul être sur place de très grand malin ; car, dès le lever du soleil, il a l'habitude de se pcrclier à la ciirie des arbres les plus élevés et dans la direction de l'Orient. La rosée, qui, aux Antilles, se dépose pendant la nuit en grande abondance, mouille et transperce ses plumes, ce qui l'oblige à se sécher aux premiers rayons du soleil. Cest à ce moment qu'on peut se mettre en chasse, mais il faut le Taire sans éveiller son attention. Son ouïe est d'une fmesse extraordinaii'e, et au moindre bruit il en rectierclie la cause ; aperçoit-il le chasseur, il disparaît comme un éclair.

« Un peu plus tard, on le renconire dans les bas fourrés de la forêt perché sur les branches les plus feuillues, qui lui fournissent un refuge contre la chaleur du jour; il se tient alors de préférence au voisinage des cours d'eau, où il peut trouver de quoi apaiser sa soif. A ce moment, il semble moins craintif, soit qu'il se croie là plus en sûreté, soit qu'accablé par la chaleur il ail perdu de sa vivacité. Mais si, d'un c6té, il est plus facile à approcher vers midi, d'un autre, il est fort difficile de profiter de cet avantaj^e ; la chaleur du jour impressionne et accable le chasseur au moins autant que son gibier. »

Pour jeter bas cet oiseau, lorsqu'il perche sur la cime des arbres les plus élevés, le plomb numéro i n'est pas de trop; mais, sous bois, le numéro 6 suffit amplement.

LE PHAPS LUMACHELLE

Ce gyrateur, nommé aussi pigeon beotus, est lopf ^e 0"36; l'aile mesure (r20 et la queue 0"14.

Il a le dos brun ; l'occiput brun foncé; la Eace inlërieuH) du corps rouge vineux^, tirapt si^ le gris au veptce; la partie anténeure de la t^te, uae bacdeaii -d^essoMS de l'f^i], une autre à ta gorge, d'ua blapc jauQâ,tre; \e,s côtés d^ cou gris ; les couvertures de l'aile semées de laçlt^sallon'' gées d'un broQze-cuivré, à éclats métalliques; deux ou trois rémiges secondaires marquées de tacliee vertes, brillantes ; les couvertures médiaues de la queue brunes, les autres gris foncé; l'œil d'un brun rougeâtre foncé; Iq bec noirâtre ; les pattes rouge-carmin.

Le pbaps lumacbelle est un des premiers oiseaux de la Nouvelle-Hollande qui aient figuré dans les collections d'Europe, où on le connaît depuis longtemps. Il se trouve dans toute l'étendue du continent Australien, mais n'est que de passage ailleurs, comme au Brésil par exemple.

Cet oiseau se tient surtout dans les plaines arides, cou-> vertes de buissons ou de bruyères, lorsque la saison avancée lui permet d'y recueillir les graines des cbardons. Plus tard, il est toujours au pied des watttesdont les graines sont mûres ; enân, quand il arrive, c'estau milieu des uugères et des arbres qu'on doit le chercher.

Ooutd dit que le Jumachelte est lourd -, cependant il

ajoute qu'il peut en très peu de temps parcourir d'une traite un grand espace.

« Avant le lever du soleil, dit-il, on le voit traverser rapidément la plaino, se dirigeant vers les ravins, où il va s'abreuver. »

c Quand on connaît ses habitudes, on peut, au dire de Gould, d'après ses allures, savoir si l'eau est proche, même dans les endroits les plus arides, ces pigeons volant toujours de ce côté pour boire. Mais, lorsqu'à la suite de fortes pluies l'eau abonde, ils cessent de servir d'indicateurs.

c La nuit et le matin, on entend leur roucoulement fort et bas, qui ressemble un peu au mugissement lointain d'une vache.

c La saison des amours, comme l'affirme le vieil habitant des bois, coïncide avec notre automne, c'est-à-dire avec le printemps de l'Australie. La première couvée a lieu au mois d'août, la dernière, quelquefois au commencement de février. Le nid, peu différent de celui des autres pigeons de même taille, est ordinairement établi sur la branche horizontale d'un arbre à gomme ou d'un angephora, très peu au dessus du sol, mais aussi rapproché de l'eau que possible. La ponte semble se borner à deux œufs, que les parents couvent alternativement.

c A la fin de janvier, les jeunes se réunissent en grandes bandes, qui parcourent la contrée, offrant aux chasseurs un gibier abondant et fort délicat. »

De nos jours, on peut voir le phaps lumachelle dans tous les jardins zoologiques. Lorsqu'il est bien soigné, il se reproduit en volière. Dans ces dernières années, on en a élevé un grand nombre en Angleterre et en Belgique, et il y a lieu d'espérer dès lors que l'on réussira à en faire un oiseau domestique.

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