CHASSE DU LAGOPÈDE BLANC
En Norwège, le lagopède blanc est un gibier fort estimé; il y est de plus abondant; aussi beaucoup de Norwégiens ■s'adonnenMls avec ardeur à cette chasse fructueuse mais pénible, qui se pratique de diverses manières que nous allons décrire.
A répoque des amours, on pipe tes mâlçs ea imitaqt
leur cri : dfiak, djiak, dji-akydji-ak, d*un Um toul particulier; ils se lèvent au loin et répondent : eir-reck-eek-eckeck\ puis {eut se tait. Lepipeur alors modiite ises âoâas, les pemi plus doinc, plus tentatrars; il imite jb erid'dinour de la femttte. Au âjiak, iqui a évetHé les désirs M rttteiitiim eu fiiâle« amdeèdent des efis plus tendras : Qtm^ g&u, fêu^ gtmrr ; te ttàile éxelté répond ; le bruit de ses ttios deirieut plus fort ; et il n'est que temps Mes ja6te de ÈBKMi^Bt siur iu MiceKierrière des iMJÎaftins, <t&r toâ «tefiseurs Yi6îmt«kr« arriver d^unt eux ftilf te ika)^ Uanc râ mile eo utoMf « ' C'est un spidotaele ratteaan t : (mur « i'hoiniBe ; mais te classeur Te^ii^ofte, et, 4 ((|u«Aqti06 pus «esdfimnt, l'oiseau frappé roule mort sur la neige.
On poursuit encore les lagopèdes à l'automne avant qu'ils ne se soient réunis en grandes bandes. Il faut avoir un bon chien d'arrêt; grâce à lui, un adroit tireur peut tuer une douzaine de ces oiseaux dans sa journée.
C'est surtout en hiver que les hommes du Nord pratiquent cette chasse avec le plus d'ardeur, par la raison bien simple qu'alors le gibier peut se transporter au loin et leur procurer de sérieux bénéfices.
Ce sport exige des hommes vigoureux, faits à la fatigue et sachant bien se conduire au milieu du brouillard ; certes il est pénible, surtout lorsque la neige est épaisse, mais pas autant que l'a prétendu Naumann. Le chasseur ne s'enfonce point dans la neige, ne s'égare pas dans des endroits déserts et inhospitaliers, ne tombe pas au fond des précipices; il a soin de chausser de larges patins particuliers, qui lui permettent de marcher facilement, même à la surface d'une neige fraîche ; il ne peut s'égarer au sein du désert glacé, car il connaît les Ijelds qu'il parcourt et sait y trouver ses points de repère; quant aux précipices, les Norwégiens n'en parlent jamais sans rire à gorge déployée. En somme, ce déduit est fort pénible; mais, en revanche, quels beaux coups de feu sur des
bandes de cent à deux cents lagopèdes que Ton surprend sans bruit !
Parfois, en hiver, les hommes du Nord, trouvant que la poudre et le plomb coûtent trop, laissent le mousquet à la maison, et alors ils se servent de collets et de filets. Connaissant les retraites des lagopèdes, on y dispose, entre des buissons de bouleaux, quelques rets dans lesquels on fait des prises abondantes.
Ce bel et bon gibier donne lieu à un commerce important; ainsi un seul marchand du DovreQeld, en une seule saison, a pu expédier 40,000 de ces oiseaux à Stockhohnet Copenhague, en Allemagne, en Angleterre et en France.
LE
TÉTRAGALLE DE L'HIMALAYA
Cet oiseau, que les chasseurs anglais nomment faisan des neiges ou des montagnes et les indigènes kabak ou jermonal, a 0"80 de long et 1"*10 d'envergure ; l'aile est de 0^36, la queue O'^ââ. Notablement plus petite, la femelle ne mesure que 0"66 de long.
Le tétragalle a le dos d*un gris cendré tirant plus ou moins sur le brunâtre ; le haut de la tête, les joues, la nuque gris ; presque toutes les plumes du dos rougeâtres, finement tachetées de noir ; celles du manteau variées de raies brun foncé ou brun-rougeâtre ; la gorge et le menton blancs; la poitrine grisâtre, semée de taches circulaires noirâtres à la partie supérieure, blanchâtres à la partie inférieure ; les plumes du ventre grises, finement semées de points bruns et marquées de deux taches, brunes; les tarses d'un gris plus pâle que celui du ventre, les cuisses d'un gris foncé ; Tœil brun foncé, entouré de deux raies brunes se réunissant sur les côtés du cou ; l'espace nu, situé en arrière, jaune ; le bec couleur de corne pâle ; les pattes d'un rouge jaunâtre.
Il a été trouvé dans le Caucase, sur les montagnes les plus élevées de l'Arménie et du Kurdistan. Peut-être vit-il aussi dans les hautes montagnes de la Perse.
Ces oiseaux se tiennent exclusivement sur les montagnes couvertes de neige au-dessus de la limite des arbres; toutefois, en hiver, le froid et la neige les font descendre plus bas y et les obligent même à deux migrations annuelles. < Dans le Kounawoor, au dire de Mountainecr, ils sontcomcnans toute Taniiâe; dans les moiiti^nesilti Gange, ils ne le sont que de juin à août. * Cependant bien des naturalistes, bien des chasseurs ont fait des ascensions dans ces parages et n'en ont vu que très peu, ce qui porte Brehm à croire que « beaucoup, sinon tous, quittent ces régions pour aller nicher en Tarlarie. »
Vers le commencement de septembre, on les voit d*abord dans les pâturages, immédiatement au-dessous des neiges ou, piidsbss, à ta lianite sùférimm des iopêls» kH {Mrtnnère forte nâj^fi. Us desceadent ptut ttofÊfÊ^a <iaM k» efsdodtls JM)n iMNeés de la xône dosfopàks let y restent jttflqu!ea mafis.
Les tétragalles sont sociables ; ils œ féumsseiit par btndûft de Tîngt à irenle individus ;<d'ordijiainB «pendant on n'nk reacoijKtre opae de daci è disfimemlblfi.
Rai^eiarât fis (quittent le domaine «pAis 4>nt ata^iDiB cft»oi«i. Qaant mi les efra^ Us votent de eMé at d*<««tre, avançant et ree^ant. Jamais tls ne «e Tendant dans las fop&ts^'OU'lestaaiis; ils évitent mâme les endnoils twia* sonMix, les^autes -berbas; inuttte'd^ajatrter >qn'ito na per0|!)ent>p0int aur 4es arènes, et quitta acf>asent, ^potir passer la nMit,aar les rochars aitr{>km)feant 4aa jMtédyî^
• Laar «lar diie ast pm gMmuBe ; ils levant la qM^e,^ *èt de ioin<m «rolPàU* vâir das'Oies cendrées.
On sMand lairrvoiHdéilam^ àautnalajaur, suTtantau lever du soleil et par lesbrouillafdsJLecrijearamaiicsiMtr une note tf aînée longaenient^ se termine par oae suecaaskm de sifilainente-fféeipiiés; il est lart bannairiaaK. On ne le perçoit dans> ionte sa pui^eté qaa «fnand raîaaau- nat
tranquille; s'il fuit, on n'entend que de légers sifflemenfà interrompus. Au moment où il s'envole, il crie avec force et précipitamment, continue ainsi dans Tair et quelques sec«fodf 9 encore tprès qu'il é'tgt ffo$è k tarre.
liOrsque ces oiseaux vaquent à leur nourriture (opération qui exige toute la journée lorsqu'il fait froid, qu'il tombe de la pluie et du brouillard, mais ne demande que le matin et le soir par le beau temps),, on les voit toujours en mangeant gravir avec lenteur Ta montagne. Parvenus au somnïet. Us ne tardent guère à redescendre au vol pour, remonter en plétan{. Ils mangent les feuilles d'e diverses plantes, certaines mousses, des racines, des fleurs ; mais les herbes, les jeunes pousses d*orge et de seigle, fOrifnent le fond de leurs repas.
On ne sait rien sur les amours, la reproduction et le diifl^e de fe couvée; quelques œufs, au volume de ceux du dindon avec la forme allongée de ceux du tétras urogalte, ont été recueillis par des voyageurs. Dans le Thibet, Mountaîueer a bien souvent rencontré des familles de ces oiseaux, coniposécs de jeunes et de vieux, mais toujours ces demiei*s y étaient plus nombreux, circonstance qui ne pennettait pas de préjuger le chiffre probable de la ponte.
Les tëtragalles sDabltuant sans peine à la captivité et se contentant de <]uelques grains, quelques naturalistes anglais ont cru pouvoir annoncer leur acclimatation en Ecosse et dans tes Alpes, nouvelle passablenjent hasardée.
«Ces oiseaux, dit Mountaipeer, sont ordinaiirement très gras; cependant leur chair n'est pas très bonne, » Nous croyons néanmoins que celle des jeunes, rôtie à point, doit valoir celle de trotre coq de bruyères.