CHASSE DU FRANCOLIN VULGAIRE
Cet oiscâu doit avoir, en Syrie et aux Indes, assez souvent maille à partir avec les rapaces de ces contrées.
Le francolin n'est pas craintif; cependant, lorsqu'un chasseur le poursuit, il court le plus loin possible, ne traversant jamais à moins de nécessité absolue un espace découvert, et puis se cache; il piète souvent quelques minutes devant le tireur avant de prendre l'essor. Son vol fort et bruyant est peu rapide; généralement, il gagne le buisson le plus voisin et y prend terre.
Il y a une cinquantaine d'années que l'on tuait encore beaucoup de francolins en Sicile, où on n'en trouve plus trace aujourd'hui; il en est par bonheur autrement, dit Brebm, en Syrie et surtout aux Indes. Le Journal des Chasses du Bengale rapporte qu'en 1841 un chasseur a pu tuer, en un seul jour, cent cinquante de ces oiseaux. Il est vrai que ces beaux temps sont passés, mais, à l'heure actuelle, dans ces bienheureux pays, sans l'aide du chien, un tireur adroit, qui connaît et bat avec soin les localités propices, peut encore faire une assez jolie chasse avec une ou deux douzaines de pièces.
On tire d'ordinaire le francolin de vingt à trente-cinq mètres; les numéros 6 et 4 de plomb sont donc indiqués, d*autant que cet oiseau porte bien le coup.
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