CHASSE M LA CAIILE A CASQUE
r Arrivé en |ain «à TAr ifeoila, je ne (ardai 'pâi9,*dit Goues, à me convahîCne que tes cailles à oagq^ue y étWeAt Irf s commuDes.
« Dans ma lpr6miÔi*è ekcorsîOh dec^ilisse, je tombai mv une compagiDie de jeunes tout nouvellémenl'éclos ; ^mais
(1) Pour cette chasse, copier Coues littéralemont nous a paru
ôtro ce qu'il y avait de mieux à faire.
ils se sauvèi'ent et se cachèrent si bien que Je ne pus en prendre un seul. Je me rappelle les avoir confondus alors avec la caille de montagne (oreortyx pictus) et m'êlre étonné d*en trouver des jeunes si tard. Ce n'était cependant point pour ces oiseaux une saison bien reculée, puisqu'au mois d*août je rencontrai plusieurs couvées qui venaient à peine de quitter le nid.
« Tant que les petits ont besoin de leurs parents, ils demeurent avec eux; la compagnie est-elle menacée, chacun se sauve, se tapit en quelque endroit convenable, et il est difficile de les faire lever. Y parvient-on, ils s'envolent en bande serrée, mais pour s'abattre bientôt sur quelque basse branche d'un arbre, sur un buisson ou à terre. Ils y restent immobiles, souvent ramassés les uns contre les autres, et, se croyant bien cachés, ils laissent le chasseur les approcher jusqu'à quelques pas. Plus tard, quand ils ont atteint leur taille définitive, on les voit montrer beaucoup plus de prudence et on ne les aborde plus aussi facilement.
< Une fois adulte, la caille à casque se lève moins brusquement que le colin de Virginie et ne vole pas plus vite; mais, dès qu'une compagnie a pris son essor et qu'on en a tué un ou deux, il devient presque impossible de faire feu de nouveau, car elle ne se laisse plus arrêter. Se rasant isolément et piétant aussi vite et aussi loin que possible, ces oiseaux ne se lèvent plus ou bien partent hors de portée. Par c^s allures, ils fatiguent non-seulement le chasseur, mais encore les chiens, dont les meilleurs alors ne sont pas d* une grande utilité. Souvent, il est vrai, on arrive à en tirer un ou deux à la course, ce qui n'est pas bien glorieux pour un véritable Nemrod, quoique ces raccrocs n'en gonflent pas moins la carnassière. >
Le vol de cet oiseau est rapide, mais toujours en ligne droite; un tireur exercé doit donc l'abattre facilement avec du plomb numéro 8, tout au plus avec du numéro 6.