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LE CATHÉTURE DE LATHAM

Le dindon ou C09 (ite^ buissons^ comme l^appellcnt les colons de la Nouvelle-Hollande, a le dos d'un beau brunchocolat ; le ventre brun-clair, rayé de gris d'argent ; les parties nues de la tête et du cou d*un rouge écarlate ; le lobe cutané guttural jaune vif; Toeil brun clair ; le bec grisde-plomb; les pattes brun-chocolat clair.

Sa longueur est de 0"82 ; celle de l'aile 0™33 et celle de la queue 0'"26. La poule ne diffère pas du mâle.

« On ne sait encore, dit Gould, quelle est Taire de dispersion de cet oiseau. On Ta trouvé dans diverses parties de la Nouvelle-Galles du Sud, depuis le cap Howe jusqu'à la baie de Moréton. Macgiilivray m'a affirmé en avoir tué le long delà côte orientale jusqu'à Port-Molle; mais les chasses continuelles faites dans les forêts de l'Illanvana et du Maitland en ont tellement diminué le nombre qu'il y est peutétre complètement détruit. Il doit se montrer surtout commun, ce me semble, dans les couverts buissonneux, encore peu explorés, du Manning et du Clarence.

« Lecathéture, dans ses forêts natales, vit généralement en petites troupes, qui sont craintives et défiantes tant qu'elles courent à terre et qui montrent la plus grande insouciance dès qu'elles sont branchées.

« Lorsque ces oiseaux courent dans les bois, ils font souvent entendre un gloussement assez fort: j'incline à

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croire qu'il provient des femelles ; les mâles, selon moi, semblent plutôt indiquer leurs sentiments en érigeant leurs caroncules gutturales. >

.On a souvent dit que TAustralie était riche en phénomènes extraordinaires de toute espèce; le cathéture, comme on va le voir, conflrme cette opinion par la façon curieuse dont se fait Tincubation chez lui.

c Au commencement du printemps, Foiseau, d'après Gould, élève un gros tas de feuilles mortes, y dépose ses œufs et les laisse exposés à la chaleur que dégagent ces substances végétales en décomposition. Ce tas, haut de i"33 environ, est construit plusieurs «emaîniss avant répoque de la ponte; il est hémisphérique, mais aon volume varie considérablement ; il renferme la -valeur de deux à quatre tombereaux de feuilles.

« Il est établi par un seul couple,rpeul4tre:par plusieurs. A en juger par ses dimensions, par Tétat de^décomposition des couches les plus inférieures, il doit «ervir quelques années. A chaque ponte, de nouveaux tmatériaux sont accumulés par dessus .les anciens. ;Pour 'opéver ce rechargement, Toiseau détache avec ses .pattcKSiune.teptaine quantité de matériauxet loslaneeiderrièrelui; il Accomplit si soigneusement ^on travail qu-il ne feste pas une feuille et une brindille d'herbe dans tout Je pourtour.

< Une fois que le tas est assez yohimia^uaL'et rqulil-sy «développe assez de chaleur, la feinellecommenee k pondre. Elle dépose ses œufs au milieu .du\tas> & une^ distance de 0^7 à'0"32 les uns des autres, et les enfoneeiila protfondeur de 0*60 environ^.etde telle SiçDn'que le; gros:hout soit toujours en haut ; ensuite elle Les reeouvf^ ^Vie^/iban' 'donne.

« Des indigènes et des colons dign^did;fQim!Qntjassui;é igu'on 'Pouvait souvent :netiter d*un muI tas un .bQcsseau .d*œufs, etj*aivu moi m^nie une femme ^n T^ppovteruji

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d^mi^b(d8seauxpjCëllk:dk\B\l trouvés* dans: un fourré \'oisin: de sa demeure.

« Quelques indigènes croient que la femelle reste toujours au voisinage, du tas, prête à recouvrir les œufs qui seraient misÀJiu et là guida* les petits nouvellement édos ; d'autres assurent, au contraire, qu'elle ne s'inquiète nullement de sa ponte et que les jeunes n'en reçoivent aucun secours. Ce qui est certain, c'est que ceux-ci éclosent complètement couverts de plumes et munis d'ailes suffisamment développées pour pouvoir essorer ; en un mot, ils naissent comme le papillon, qui vole dès que ses ailes sont séchées. »

CHASSE DU CATHÉTURE

a Quand on l'effraye, dit Gould, le cathéture déjoue toutes les poursuites par la rapidité avec laquelle il court au* milieu des buissons les plus touffus, les plus inextricables. Est-il poursuivi de près, est- il chassé par son ennemi le plus terrible, le lévrier, il s'élance sur une basse branche de l'arbre voisin, puis, en sautant d'échelons en échelons, il en atteint le sommet et y reste immobile, ou bien au vol il gagne un autre arbre.

< Cet oiseau va aussi au milieu des branches s'abriter contre les rayons du soleil, ce qui souvent l'expose aux coups de fusil ; s'il est alors en troupe, on peut les tuer

tous l'un iprvs Tautre. Aussi les cathélures de Latbam $-)nl-il$ sur le ptMnl d'èire complèlement détruits. >

O serait vraimeat à déplorer, car ils ornent h meneillc les volières, et de plus leur chair est excellente.

Ou lire ces oisetux irec du plomb des Duraéros 6 et 4.

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LE MEGAPODE TUMULUS

Découvert par Gould en Australie, cet oiseau est à peu près de la taille d'une poule faisane.

Il a les plumes de la tête d*un brun-rouge foncé, celles du dos et des ailes d'un brun-cannelle; les couvertures supérieures et inférieures de la queue d*un brun -châtain foncé ; les rémiges et les rectrices d'un brun noirâtre ; les plumes de la partie postérieure du cou et de toute la face inférieure du corps grises; l'œil brun-rougeâtre clair; le bec d'un brun-rougeâtre un peu plus foncé ; les pattes orange-vif.

C'est à Gilbert et à Macgillivray que nous devons, par l'intermédiaire de Gould, de savoir quelque chose sur les habitudes de ce mégapode.

Il se tient, tout au bord de la mer, dans les fourrés les plus impénétrables et ne s'aventure jamais loin dans l'intérieur des terres. Il vit solitaire ou par couples.

Sa voix ressemble au gloussement de la poule domestique et se termine par un cri assez semblable à celui du paon.

Il prend sa nourriture sur le sol, mange des racine^ qu'il déterre facilement à l'aide de ses ongles vigoureux, des graines, des insectes, surtout des grands coléoptères.

«t A mon arrivée à Port-Essingtôn, mon attention, dit Gilbert; fut attirée par la présence de nombreux tas de

terre, IW'S élevi^s. On me dit que c'étaient des sépultures d'indigènes; mais ceux-ci nrassurèrent qu'ils étaient construits par les mégapodes pour y déposer leurs œufs. Sachai]t.quele léipoa raitkxmvôr se6cauf8id*tine manière analogue, je voulus en avoir le cœur net. Aidé par un naturel fort intelligent, je me rendis donc, lel6 novembre, à la baie de Krocker, endroit peu exploré de Port-Essington, où on me signalait beaucoup de ces oiseaux. Là, je trouvai plusieurs nids renfermant des œufs et je pus nie convaincre de la véracité des récits des indigènes.

c Ces singuliers nids varient sous le rapport du volume, de if fonme et d62^ma(ériiux« Généralement, jlsiadutrsitués près du bord de la mer et.fûrmés; deaabto et de coquiUft*ges; quelques - uns: renfennent* de lat vue ebdu bcôs pourri. •.

Gilbert en. trouva un^q^iavaitSTOO de haut ek5*33de tour,- et: un autre dont la. circonférence atteignait 50*1)0;. Maegillivniy en vit aussi un qui avait les mêmes* dimeutsiens. Ihest très probable que ces nids gigantesques sont rxBUvre^e plusieurs couples et que cliaqu^ann^ ils sont réparés et agrandis.

c^La cii.vîlé dUiiûd^a une direolton oblique: en b&s^. et soU en.dedansidurbord'du sesamet vers«leoei^tn^.soit:efl: dehors, du centre du sommet verailai pancÀ laténila lies^ (BufS) di$aient tle» iiHligènes'^Ciilbi^rt, sont à^ 2?0(^»de profondeur! et»^ une distance de ^GA àfl"0Q4e laiparoî esté'rieure. SeloA^auxs vCeaK)iseaux«ne.ppnd6(itQ)i'Hm œurdaps unecavitéy .puift lai r0k)ip.li$fieatfde'teri«.el a{^l^ f^Mtement la plao^ de Tauveptui^. Qn» rece«iiwit^aoileroent aux traces si un mégapode a creusé récemment une caWté,, sansr- o(QHYlpbel^. q(i'aio.ra^ la^ tefire qiii; la; réouvre, est tfts lâchement . taasée eL qu-|0n» y enfoni^- sans, pirîne. unebag)iette.'

•v Les œufs sont placés vertîofdenf>9n|, l&gpfX)S;boul'dirigé en liant; leur volume e$t jlfte^varfat^e, maisiilaisp r^fisenh-

hknttpif ih forme, lieur loDgaeiir.>e^i dteviconcO^lO eâl le^ dianiètra transversale de*0r06.<Aui dim*de& iùdi^es, ilfe SMrtipendlis^temtfff et àtplosieHrs jours d^ntorvaila.

cllfaut.une certaine habitude et beaucoup de patienoe: pouDBtteiadre'les<oeufiSiLesindigèn6screusientiav6aleur& nmmî; il^mVetilèvtnt^ da/sRbia^ueJufite oequ*ilifaut pmm pouvoir se glisser par Touverture et rejeter entrerlenra jfwbealeraahle2quUla-dé{daeaat« baïur paltaH)e»e9t aouveAtf miae àiuorrudeiÉiiiiettyet .surtoutiqiiattd ite cneeiaaB tl jlismilà2f>^<eli2?80i sana trouver) dk)aiifa$eti que^^tout^œr loiig^ tUfiipa, ila*ont terribleoienti à souffiriirdà laiotialeur. et .dtti piqùres'de miUîon&tde moustiques^

Goinmentv à peine -édoSi le jeune enfoui peutt-llparye"-* nir àiéoiei^r? Tout ce que IV^n sait làrdessufi^.c^esUque' Gilbert en trouva un dans une cavité de 0''66 de profon-^ ddur;.qu41 était, sur unei ccMidie: de feuilles sèoUea et ne Iiarttis8«it âgé que de quelques jourss.

c Gilbert se donna toutes les peines possibles, pour: r^ever et le mit; dana une assez grande, cage; en.- partie remplie de sable; II: mangeai sans» difficulté dea grains» piles, ce qui donna quelque espoir de le conserver. Hais il était si sauvage, si indomptable qu'il ne put supporter la captivité et qu'on dut le remettre à l'état libre. »

CHASSE DU MtGAPODE TUMULUS

« Gilbert affirme qu'il n'est guère d'oiseau aussi défiant, aussi difficile à tirer que le mégapode tumulus. Cet habitant des buissons qui couvrent les rivages des baies, lorsqu'on l'épouvante, se lève très rarement ; il faut même pour cela qu'il se trouve sur la lisière des fourrés. D'habi-

tude, il court quelque temps sur le sol avant de prendre son essor. Il est rare de le voir voler loin d'une seule traite; le plus souvent, il s'abat presque aussitôt sur un arbre, y reste le cou tendu, observe tous les mouvements du chasseur et s'envole dès qu'il approche. Aussi est-ce presque un vrai miracle de parvenir à le tirer à bonne portée.

« Â Port-Essington, ajoute Gilbert, j'en tuai un dans un buisson de mangliers dont les racines étaient baignées par la marée haute, et le capitaine Blackwood en abattit un autre qui courait sur la vase. J'eus encore la chance, pendant mon séjour, de jeter bas quelques mâles et femelles, mais toujours au voisinage des nids et non point à l'aflût près des tumulus, qui ne mène absolument à rien. »

Gilbert ne dit mot de la chair du mégapode; cependant, d'après la nourriture de cet oiseau, on peut le supposer fort mangeable.

Il se tue très bien avec du plomb numéro 6, même d'assez loin ; seulement parfois le numéro 4 n'est pas de trop.

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