LES NANDOUS
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tagnes comme les forêts vierges ; il ne se montre abondant que dans les pays de collines et de plaines.
« Un mâle vit d'ordinaire avec cinq ou sept femelles. La famille ainsi formée habite un domaine qu'elle défend contre ses semblables et dont elle ne s*éloigne jamais de plus de quinze kilomètres. Après la saison des amours, plusieurs familles se réunissent et constituent alors des bandes qui vont jusqu'à soixante individus; autantcbaque famille est unie, autant sont peu solides les liens qui retien nent ces agglomérations presque éphémères.
« En automne, le nandou cherche les rives des cours d'eau, les bas-fonds couverts de buissons, où il trouve à manger des baies de myrtes et autres ; puis il exploite les trop nombreuses forêts de chardons, qui font le désespoirs des éleveurs de bétail et des voyageurs.
c Cet oiseau se montre presque aussi rapide que l'autruche, dont il n'a pas tout le fond ; néanmoins, il court parfaitement ; il fatigue et déroute le meilleur cheval par sa vélocité et par les brusques crochets qu'il exécute avec une remarquable prestesse.
« Son pas ordinaire est d'environ 0^61 ; au trot, il atteint PIS et son allure va à l'^fiO s'il est vivement poursuivi. Il franchit alors avec aisance des crevasses de plus de trois mètres de largeur en agitant un peu ses ailes. A la vue de l'eau, toujours il rebrousse chemin.
c Le nom donné par les Indiens à cet oiseau est une onomatopée du cri poussé par le mâle dans la saison des amours, cri d'appel pour les femelles et de provocation pour ses rivaux. Après les amours, le mâle et la femelle font entendre un sifflement, qui va d'abord en augmentant de force, puis qui diminue ; c'est le signal du rappel de la famille. Les jeunes pépient comme les dindons. Jamais Boecking n'a entendu de cri de douleur ou d'effroi ; mais, lorsqu'il est en colère, le nandou souffle d'une manière singulière et difficile à décrire.
« Le goût excepté, tous ses sens paraissent bien développéSy et son intelligence n'est nullement bornée. Excellent observateur, il sait fort bien se conduire suivant les circonstances et discerner ses ennemis. On le voit frayer avec les cerfs, et même avec les animaux domestiques 8*ils sont loin des habitations. Un homme à pied ne Tin* quiète pas, mais il se hâte de fuir à la vue d'une troupe de cavaliers.
« Pendant les pluies, il mange surtout du trèfle et des insectes ; plus tard, il recherche Therbe qui croit dans les lieux où les bestiaux ont pâturé. S'il ravage les champs d'alfalfa ou les jardins potagers des colons, en revanche il rend quelques services en mangeant des graines épineuses qui sont un fléau pour les éleveurs. Â ce titre, on doit le protéger, et ce d'autant plus qu'il détruit encore des serpents, 4^ petits reptiles et une grande quantité d'insectes. N
€ Au commencement du printemps (octobre)^ le nandou mâle, qui a deux ans révolus, est capable de se reproduire. C'est alors qu'il réunit de trois à sept femelles et qu'il chasse à coups de bec et d'ailes les autres mâles de son domaine. Une fois maître de céans, il exécute devant son petit sérail, pour le séduire, des danses tout à fait singulières.
« Cest le mâle qui dispose le nid consistant en une dépression du sol peu profonde, naturelle ou creusée par ses soins. Il est toujours situé dans un lieu sec et à l'abri des inondations, caché le plus possible et protégé sur les côtés par des chardons ou de hautes herbes.
« Dans les pampas, la ponte commence au milieu de décembre; elle semble varier entre vingt et soixante-dix œufs. Le mkltseul se charge de les couver, et on voit alors les femelles le quitter, faire bande à part sans toutefois sortir du domaine.
c Dans l'Amérique méridionale, les jeunes nandous
éçIo£^nt a M pQmmenceinent de février; capablçç, dès leur i^isç^nçe, de [Krenârç dé§ insectes qui foisonnent à cette 8Sis{)n ils croissent très rapideinept, et, au bolide l^ qi^hi- Sline, i,ls ont djéjà .0"50 de haut. Après trois oq quatre jjgiyr^ d'e?(i3teriçe, on ne pejut plus les atteindre à la cpurse, i^ij^ q^*avant ils se ràs&it toupwB 4u Ueu de fuir.
c Penc|&JRt cinq sen;iajnes« ils suivent leur père, et; peu à peu, les femelles rejoignent. En automne (avril-mat), le |eun^ n$p()ou a déjà revêtu son premier plumage, grisjapne ^Ig.
« Lit dunée de la yle cle cet oi^u doit être det|tia(èrze k quinze ans. »
Dans l'A'mériquç inéridionale, en voit fréquemment deé llapdous qy[i ont été pris jeunes et qu'on laisse oourir en lil)erté; ils spnt d^vçqus à moitié demestiques et rentrent tou3 l0ç ^oirs au loçis.
Ces oiseaux supportent bien les rigueurs de nos dimato et fie sont p&s plus difficiles à nourrir que les autruches ; aussi les trouve-t-on dans teus les jardins zoologfques d'Europe, Qù ils se sont même déjà reprodtrits.
Gon^me î*autructie, le nandou fournit à l'homme ses œufç et S4 cfhair, k rindustrie ses plumes.
L'cçuf, avivaient à quinze œufs de poule, doitseman* ger frais. La diair ressemblé à là Tiandé du obeval et en a la couleur; les Indiens Taiment beaucoup, mais les Euro^ péens ne prirent ^ue4es jeunes, qulte trouvent teadveer et iléNcatd. On tire parti des phis toagnes plwMs pgut ta parure; les autres flârvent k feipe des ti^s, 4 «ner l«s harnacbamente et à ooftfectieniier ée»^i^is;
La peau ne s'utilise points taftdis qu>e la gratete tnès abofidMte, butteuM, flaide,Mt eax^tefxtegoiir Itioiisifie, tant ^'e]le ne ramait pas, eequs aeriise très vit^. .
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