‹ Les chasses du globeChapitre 137 sur 206 · CHASSE DES NANDOUS · texte numérisé non relu

CHASSE DES NANDOUS

Parmi les animaux» le nandou a peu d'enneaiis. i)e temps & autre, un adulte devient bien la proie du couguar» un jeune^ celle du renard ou de Taigle ; mais ces cas sont rares, et il est rare aussi qu^un nid soit dévaâtéi

Le feu est pour ces oiseaux bien plus redoutable. À répoque â^ letrr reproduction en efléf, les bevjgêH dnt r habftatiè d*lncêfndler les elHiitmés ^ui eottft'ètH le» iU^ pe&. Attisé paf le vent, rincendie ie pforpagb ; U effigie |

touâ lies àntmkujt de ra^lM «l hutréi, il atièàtHit ttti grimtf |

ftombM d^élres nuisibles, mais il détruit en Mérite tem^. |

lés eouvéefS dés oise&tit qui nichent à teite. ^i

Voiei vetût ensuite Thotnme, ètieoi^ pfns li'eddtifableque i

Uml éélft, qui ehàâte lé nandou de dtVérseti Méiiféi^w ^

« Les todiens et Ui Gauchos le jf^ourstritent k ehevtil et I

té prennent àvéc !é Uhssd; mais, dans ées powétiites, H« I

ehenchenf môitis à eaptufer Poiseâtr qti^k eftsayér Hi Hpl^^ !

é!té, la viguenr et te IbtHf dé léuré «ottttief^, et ft ftlM j

montre dé tèut adiNsise à làhoer te tttisa.

« ^ottf eette ehasse^ t>1u6ietifs eat&lter« sé réunfttréht. Après avoir dééottVsrt UAe bandte, ils éhefeheftt ft Kap^rt^ i

etaer en se tenant sont le vent. lia s*avaiiceiit d^alMifd au %

pas; puisi quwà las nandous deviannant ia^uieta^ Uê etMtfgsnt au g«lap. toute leur taatîqQe ators <Km8l»ta à an a4pafw w de ta feMde et à se raWer à aa s^umitei Malgré les ipuaas nurit^plas de Tisolé^ les Oauches asat bien vite sur ses derrières. Le cavalier qui galope à sa gauche lance son Iftsso, et le nandoil, i*bulant à terre comme un

gigantesque amas de plumes, se tue dans sa éhute. Ijr premier chasseur Ta-t-îl manqué, le second prend sa place, et, si Toiseau ne parvient pas à gagner un marais où les chevaux enfoncent dans la vase, un terrain buissonneux qui empêche le jpt du lasso, il est invariablement perdu.

« On chasse encore à cheval le nandou avec une race de chiens métis, provenant du chien de berger ou de boucher croisé avec le.lévrier ; mais on se garde bien de le faire poursuivre par des jeunes seuls ; car, sans le concours de vieux toutous, ils seraient, au moment du combat corps à corps, exposés à être renversés, blessés, effrayés, et peut-être bien à jamais rebutés.

c Pour venir à pied et avec le fusil chasser fructueusement le nandou, il faut être bon tireur, cet oiseau ayant la vie dure et allant parfois ti'ës loin, lors même qu*il a une balle dans le corps. Quand il s'agit d*aborder une bande, le chasseur se tient sous le vent, avance en rampant sur les pieds et sur les mains, et agite un morceau d*étoffe dans le but d'attirer l'attention de ces oiseaux, naturellement très curieux de tout ce qui est insolite. Les nandous, dont l'attention est éveillée par cette manœuvre, gardent d'abord quelque défiance ; mais la curiosité l'emporte, et bientôt le chasseur voit la bande arriver, mâle en tête, marchant tous le cou tendu, craignant, dirait-on, de faire du bruit. Ils vont en même temps de côté et d'autre, s'arrêtent, reculent ; mais, si alors l'affûteur est patient, ils finissent par arriver tout près de lui.

€ Lorsqu'on a de cette façon abattu un nandou, les autres l'entourent aussi longtemps qu'il remue et exécu^tent alors les bonds les plus singuliers, leurs ailes et leurs pattes semblant atteintes de convulsions. Gela donne au chasseur tout le temps de tirer un second coup.

« La détonation n'effraye pas ces oiseaux ; quand on les

manque, au lieu de s'enfuir, ils s'avancent souvent pour voir la cause du bruit qui les a frappés.

< Un nandou grièvement blessé suit tant qu'il peut la bande â laquelle il appartient et ne la quitte que pour aller périr à l'écart. »

Il résulte de ce qui précède que ces oise&ux se gardent moins sévèrement que les autruches et qu'ils n'en ont pas le fond. Un cavalier force bien l'autruche à certains jours d'extrême chaleur, mais il ne la gagne jamais de vitesse.

LES ÉMOUS

On en compte deux espèces : Témou de la Nouvelle- Hollande el rémou tacheté. Elles ont les mêmes mœurs et De diffèrent un peu que par le plumage.

L*émou, plus petit que Fautruche qu*il représente en Australie, est plus grand que le nandou. Il a environ i"00 de haut; quelques chasseurs disent avoir tué des mâles atteignant 2"30.

D*après ce que Ton sait actuellement, les deux espèces habiteraient, Tune Test et Tautre Touest de T Australie. On ne peut cependant rien affirmer de précis à cet égard, si ce n'est qu'aujourd'hui, pour trouver en nom bit) ces oiseaux refoulés des côtes vers Tintérieur, il faut aller dans les plaines du sud. Le moment approche du reste où cet animal sera aussi rare que le sont devenus les grands kanguroos, et c'est à juste titre que Gould élève déjà la voix pour réclamer une loi prolectrice en faveur d'un oiseau aussi caractéristique de la faune australienne.

Là où ce brévipenne est rarement troublé par le blanc, son plus redoutable ennemi, on le voit peu craintif s'approcher souvent des tentes des pionniers et des émigrants. On prétend qu'il vit en troupe de trois à cinq individus, qu'il ne forme jamais de grandes bandes et qu'il a les habitudes de l'autruche. Ce qui demeure certain, c'est que Von sait peu de chose des mœurs des émous à l'état dQ

Mâture et que les seuls faits connus à cet égard ont été signalés par Ramel (1).

« Partout où il y a ée-rherbé^t de J'eau^ dit-il, on entend, au lever et au côUchfer du soWil, te cri guttural de Témou qui rappelle le bruit du tambour. Dans les parties vierges du continent, il ainne à paitre sur les vastes plaines ou sur les collines basaltiques ; mais, dans les lieux fréquentés par les troupeaux de bœufs ou de moutons, les individus, en petit nombre, qui ont survécu à cette aurore de la civilisation, cherchent les abris des taillis ou des forêts, prennent leur nourriture dans les ravins et les vallées étroites, donnant toujours la pf éfi^eoce à te sv^tution luxuriante des terrains où ont eam^ ieis «mutons.

c Tomme le chameau, réihimpeut &¥aler uose granite quailtité de liquide et, par une )t^9ërfttitfle nrosroBhe, !Vivre plusieurs jours sans renouvQter sa profmion. .Qnnil il veut boire, il inspecte le terrain avee on soiDiextrâiiie; puis, tout-à coup il se précipite vers I^ù^ et, isbhBavë, il se retire tranquillement s'il ne voit aucun onotiBi. »

Nous ne savons presque rîeh du mode ^de i*è)iMroéuêliofi de cet oiseau. Gould dit seuleïi^ent que la fbivielte fkmd dé six à sept œufs dans une dépre^ion ei^ttSite li}iin^ le sM sablonneux, que le couple ne se sépare pia$ et -quelle ivrffe prend une large part à Tincubation.

L'émoii s'apprivoise tout aussi tecilément qtreles ai^tmches et les nandous. Il pourrait s'acclirtiafter en ÎBampe avec peu de soins.

Les Australiens marïgent cet oîséaa avec plaisir; its comparent sa chair à la viande du bcè'uf, 'bien 'qûifti la trouvent un peu douceâtre; celle des jéuttes passé p«Mrr très tendre et fort délicate. Xa graissé est éxc^llènle pour

(l)llatïrel, 'Butletin dr fa Soriâtâ H'ÀccHtnafùilnh, Wns 18G1, tome ÏX. page 397.

lâcui8in&«t, su dire . des cltaâseui's, souveraine pour lùU' tes les -maladies, M goutte aoUrantent.

Nous-.n&wvoiis «i on utilise la peau et oomment on tire parti des pkunes.

CHASSE DE L'ÉMOU

On chasse l'émou avec des chiens habitués à la pourstiile des kanguroos; ils doivent n'attaquer l'animal qu'en tête, tâcher de le saisir par le cou el se méher avec soiti des ruades.

Les émous qui ont des petils les détendent victorieusement d'habitude contre -un seul chien, quelque fort et leste qu'il soit; mais ils ne peuvent lutter avec avantat^e contre pluiieurs toutous. Dans ce cas, ils prennent la fuite et les gagnent d'abord de vitesse, puis, rejoints après trois ou quatre kilomètres, ils succombent sous le nombre.

« Tous les chiens de kanguroo, d'après Cunntngham, ne prennent pas franchement la piste de l'émou ; il en est qui redoutent fort les coups de pied de cet oiseau, qui fracturent très bien la cuisse d'un homme et tuent les carnassiers d'une seule atteinte. »

• Le capitaine Cunie déclare que l'émou est un excellent coureur et que sa chasse donne autant d'agrément, sinon plus, que la chasse à courre du lièvre, telle qu'elle se pratique en Angleterre. »

( Les indigènes ont une singulière manière de chasser l'émou. C'est au moment où il vient boire qu'ils l'attaquent. Dans Victoria, dit Ramel, les noirs se placent en

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a., «rs ijîje k»us les uiseaut * -J^-^altHrer . Quainl ils ont vu un éinou 5'r\irîoe^.î tJe leurs cachettes, forment

:'^ o'v:>. e: \ -Ltv-t r».î •••i l.vA^ s^jus leurs flèches.

« A Q iciiU suihL L5 o-ct une autre lactique : ils mon- •^.t yiT s.ù tttrt *i"Â «î'-n-ine Fabreuvoir et, quand rémou N /. iS !i.>îaen: ti-n^î-^ < :r ! jî une fièclie très lourde. •

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