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LES CASOARS

Les casoars forment une famille de Tordre desbrévipennes. Le type qu'ils représentent est déjà indiqué cliez l'émou.

Ils ont le bec droit, comprimé latéralement, à crèle dorsale convexe, à mandibules pourvues d'une dent pi-ès de la pointe, qui est recourbée; les narines petites, ovales, allongées, s'ouvrent, vers l'extrémité du bec, dans un sillon qui occupe presque toute la longueur de cet organe; la tête ornée d'un cimier osseux formé par une saillie du frontal, recouvert d'une masse cornée et variant de forme suivant les espèces; le cou, nu dans sa moitié supérieure, présentant d'ordinaire, en avant, un ou deux appendices ; les ailes courtes, dépourvues de rémiges proprement dites, et portant cinq tiges arrondies, sans barbes et ressemblant & de longs aiguillons cornés; les tarses courts et épais; les doigts au nombre de trois. Le corps tout entier parait recouvert de poils (ce qui tie se voit pas chez Vautruclie), car les barbes des plumes, courtes et raides, sont très éloignées les unes des autres et ne portent pas de barbules. Les deux sexes n'offrent entre eux ancunc dififérence.

Le casoar, (fapi'ès les souvenirs de lirehm, semble avoir, la tête levée, environ r"40 de liaut cl une loiiirucur

de corps, sa courte queue comprise, de 1"K)0. Le cou parait mesurer 0"40 (1).

Aujourd'liui, on connait plus, ou moins six espèces de cette famille : le oasêar à casque ^ui hablM File de Céram ; le casoar de Bennett, vulgairement moaruky qui habite la Nouvelle-Bretagne ; le casoar unicaronculé et le casoar bi-caronculé, dont les patries sont inconnues ; le casoar de Kaup, découvert par Rosenberg dans la Nouvelle- Guinée ; enfin le casoar austral décrit par Gould et signalé par lui comme habitant la côte septentrionale de l'Australie.

Tous les voyageurs, qui parlent de cet oiseau à Tétat de liberté, s*aceordent à dire qu'il habibeles fofnstelesplus épaisse& et s'y tient tellénient caché qu^il est pmqm impossible de l'apercevoir. 11 n'est probablement un peu commun que dans tes Iles k pttne peuplées; jâmai& du reste on ne le rencontre qu'isolée Au moîadR iniNoe de dmger, il fuit et dis^ar^lt.

Da^ns leur démarche, les casoàrs diffèrent bettuoofliip des autruches. Ils ne courent pas ; ils trottèltt^ leeoU^ps ^rt* zontal, les longues plumes au croupion teiwéè^ de qtfi Tes fait paraître pTus hauts du derrière que dé lls^iôt. Hen que les pas ne se suecètfent pas» très râjpidmiefA, iti déploient |)Ottr ftrir un^ tilessef sur ^damfê,^ s« dateur^ nant ax'ec facilité, bondissent jusqu'à 1"*40 ftù^dseoB da soi et régagnent alh^ le eou^ert, doM^u restgitesr'MH** gnentfort peu.

la voix de cet oiseau pecrt se rendre par houh, heuk, houhy prononcé faiblement et du fond de lagorgt; c'iest

(1) il est véritableifient incroyable qu'on ne trouve af^jo«^ d'iiui encore que des renseignements assez vagues sur les clirnensions principales d'un oiseau, qui a été amené cicani À Amsterdam en 1597, et qui a eu quelqueî< siïccejîisetirs en'Curoiw, où ils «e sont méhne reproduits.

fiMiÇBe fiiHit^ le J^t et lebiJbp,u.

La lue est le plus parfui de s«s aena ; apt^ vient foute; pty»r tlo^orat- qui semble usea déudoppé. QkwIl ttu goût et au toucher, il convient de se borner à a.ôtmttre leur existence.

Cet oiseau nedifT&re pas des autres brévipennes au point de vue de l'intelligence ; il se garde mieux, mais en revanche il se montre plus méchant.

Les casoars ne dédaignent point les aliments tirés du règne animal, bien qu'en somme ils soient herbivores. Ou croit que dans leurs Toréts natales ils se nourrissent surtout de substances végétales molles, de fruits succulents. et qu'ils ne touchent pas aux graines, qui résisteraient k l'action de leurs organes dTgesfîTs.

Malgré la fâcheuse insutlisance des renseignements sur le mode de reproduction de ce brévipenne en liberté, nous admettrons avec Brehm qu'il ne diffère pas essentiellemenl de celui de l'autruche. On sait seulement que la femelle pond quatre ou si\ œufs dans une dépression du Bol creusée sous un buisson, que le mâle les couve la nuit et les laisse le jour exposés aux rayons du soleil.

En captivité, surtout U l'époque des amours, ces oiseaux sont très dangereux et les gardiens doivent .s'en n)érier. On a vu. après l'accouplement, une femelle fondre sur ie mâle et le tuer. Les casoars à casque captifs pondent souvent, mais ce n'est qu'à Londres qu'on est parvenu Ji élever des petits.

Dans les jardins ^oologiques, on donne aux casoars un mélange de pnin, de grains, de pommes coupées en morceaux, et ce régime leur convient parfailemenl.

La chair de ces oiseaux ressemble beaucoup ii colle des autruches.

liCs indigènes ne peuvent jamais capturer les casoai's adultes et ils ne parviennent même à s*ernparer des jeunes que dans les premiers jours qui suivent Téclosion. Voilà tout ce que nous savons aujourd'hui sur la chasse de oe$ oiseaux.

LES APTERYX

I^es aptérygidés sont des nains parmi les bréviperin< Cette famille ne repose que sur un genre, celui des Api ryx, lequel, à ce jour, ne renferme que trois espèces bi reconnues.

« Avec un corps trapu, les aptéryx ont le cou épais court, la tête médiocre. Leur bec, k première vue, resseï ble à celui do l'ibis par sa forme allongée, grêle ; mais en diffère, aussi bien que celui de tous les oiseaux coi nus, par la position des narines, s'ouvrant sur les côt de la mandibule supérieure, & l'extrémité antérieure deux rainures qui, de la base du bec, se prolonge jusqu'à la pointe. Leurs tarses sont courts, robustes, for ment scutellés; leurs doigts, au nombre de quatre, entièi ment libres, armés d'ongles acérés et robustes ; leu ailes, réduites it un court moignon, ne portent que quï ques tiges solides, mais rudimentaires ; la queue est coi plètement absente. Leurs plumes, en forme de fer lance, sont pendantes, tacites, soyeuses, à barbes décli quetées et augmentant de longueur le long du tronc partir du cou, si bien qu'à une certaine dislance on cro rait ces oiseaux entièrement poilus, u

L'aptéryx austral, kivikivi des indigènes, espèce la pi anciennement connue, a la (aille d'une poule et le pluma brun-ferrugineux.

L'aptéryx de Manlell diffère du kivikivi par des lan

plus longs, par un plumage plus foncé et plus rouge, par les poils longs et soyeux qui couvrent sa tête.

Enfin, Taptéryx d^Owen parait avoir une taille plus forte et des ongles plos /*o^|iâtqs qM# les €tj»|Ni jy^éeédents.

Ces trois curieux brévipennes ne sont guère connus en Europe (1) que par des peaux préparées, provenant des forêts de la baie de Dusky, sur kt côte sud-ouest de Tile méridionale de la Nouvelle-Zélande, où Ton trouve, paraitil, une quatrième espèce, que les indigènes nomment roaroa. Seulement, Taptéryx de Mantell ne se trouve là que daqs leç piirties boisées et iphabitées de Tjle septenfrlonate.

ic Ce qpe l'on çonnaîf, dit Hochstetfer, du gçimre tfe vie deTaptéryx de Marrteffl doit sans doute s^appïhpter a«x autres ; ce sont des oiseaux nocturnes qui, le jour, restent cachéB dans des trou» creusés en terre, dfe préférence sous les racînes des grandte arbres, d^où il ne sortent; la ntrîf;, que pour chercher leur nourrituiw, qtit se c^mpoise (hîîsectes, de lan''es, de vers, de graines de dtvCTSeff plaintes. Its vivent par pafires^, courent et sautent arêeune rtipIdttjS surprenaftïte. »

c'puOTP àteor mode de reproduction, flochstetter se borne à dire que la feniefle pond anr œruf qui, à en croire les iTidlgènes, seraîl couvé âltemutîTefment par lecouple. »

M. Webster, qtrt' lïabrte-Itokianga, mande è Ltfyartf que rœmf esli simplement reco»\wt de feufffeai et de-mou«sr; qtre^la fertnartalion de ces-^ribslaiices' prodtfif wie dMi*îeur sufBsante; que te durée de f incubation est' de^te semaines et qu*enftt, dés quelle jenneest éclos^ te tnère -vienrhirder -amortir dutwm.

fia tJHair de Fapféryx est; dit-ofl, teml«5 cetsuceutente.

(1^ "Le jarrfîn ïOotogif|tte de Londres" possrèdte dèpt»i$ t662*niie

neraicnt raison à M. Webster et scmbIeraiep^f^rRi|Y(&r5i|M^'V«i|h t^r.y^»a4ienx4iontC!s par.au, dUianetil o^if.clwque foi^.

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