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CHASSE DES APTÉRYX

Les chats sont des ennemis forl dangei-eux pour < oiseaux, qui du reste disparaîtront fatalement sous p< si ce n'est déjà fait, de tous les endroits habités, d'aule que rtiomme se met aussi à les détruire avec l'aide chien.

< Lorsqu'en 1861 Skeet explor-a les montagnes de province de Nelson, entre le Takaka et le Buller, il trou sur leurs versants lierbeux, à l'est de l'Owen-River, I aptéryx si nombreux qu'à l'aide de deux chiens il en p prendre, chaque nuit, de quinze à vingt. Lui et ! gens ne vécurent que de la chair de ces oiseaux. *

De pareilles hécatombes ne pourraient se faire aujou (j'hui que dans des lieux tout à fait inhabités et méi entièrement inexplorés, àdes altitudes peut-être de 1,00 1,500 mètres.

Quand on emploie des cliiens, le jour, ils découvre l'oiseau dans sa cachette, dont le chasseur n'a plus qu'à retirer. La nuit, les aptéryx sont arrêtés dans leur fui I>ar les toutous, auxquels ils opposent une vive et parf( victorieuse résistance, grâce à leurs pattes vigoureua années d'ongles très forts. Aussi convient-il de jouer i plus vile du bâton dans l'intérêt de la petite meute.

Les indigènes se passent de chiens pour cette chasse i nuit; attirant les aptéryx en imitant leur cri d'appel, : les éblouissent par la lueur de leurs torches et les prei nent avec la main, ou bien ils les assomment ii coups > bâton.

LE SYPHEOTIDE DU BENGAL

r^t échassier, le floriquin des indigènes, un des gibie à plume les plus estimés aux Indes, a de 0"61 à 0"68 ( long, i"H d'envergure, 0"61 d'aile et 0"18 de queue.

■ Pendant la saison des amours, il a la télé, la nuqu la poitrine, te ventre, les cuisses d'un noir brillant; dos, les épaules, les plumes du bras, le tronc et les coi vcrlures inférieures de la queue d'un brun terreux, var de lignes noires en zigzag ; les couvertures des épaiil et les rémiges d'un blanc pur. L'œil est brun; les patl sont d'un jaune vert et bleues à l'articulation.

( A ce costume de noces succède un plumage qui rei semble à celui de la femelle. Celle-ci a la tête et le d< d'un rougeâtre clair, tachetés, rayés et moirés de brun de noir; les couvertures supérieures blanchâtres; nuque rayée de lignes noires, très élroilos; les réniigi rayées de brun foncé et de rougeâtre. Un peu plus longi de corps que le mâle, elle a une envergure d'un dixièn plus forte, environ 1"^2. »

Ce bel oiseau, d'après Jerdon, se trouve dans tout Bengale, au nord du Gange, dans certaines parties c Punjab, du Dacka, du Silhet et de t'Assam, jusqu'au pi( de l'Himalaya.

Il vit dans les endixtits couverts d'herbes moyenneme hautes, de buissons espacés, recherche les lieux récon

menl incendiés et s^avenlure parfois sur les terrains en culture.

Le matin, on le voit courir dans les champs; plus tard, il g&gi^e d|0$ Ijieux rdlinés et couverts pour y passer la grande chaleur du jour.

« Il n*est, au dire de Hogson, ni monogame ni polygame, et les deux sexes vivraient, -selei^lui, à une assez petite distance les uns des autres. » Cependant, du mois de février à avril, on le rencontre seul ou par paires ; parfois même trois ou quatre se réunissent ensemble.

Cet oiseau vole lentement ; il est rare qu'il aille loin (l*Mn :S.eul4caU*^uan<} .on^le tnoïkve «ur le sûlowi* on le YQiterraiQtifetp^udeat; il fuit lors mç^m^ que le danger est éloignent va-au plus vite se cacher .dans les berJ^es, où il eat.foctrctifficiLede le retrouver 4i,vec m bon^cbien.

9li Mjtaûd drttremetot^sHi mnx; ^tnaés, icpisad m le airj^tmA^ il pamaé vd -^m pÉr^Kot, t$okicH^ .tsMck, qu'il i^épète .to»t ;6Q Yoiadlt

é»od)é«|ttèr0S«de fa|fdHan6,jite«MM4^ deffcMPds,

de serpents r^qui ûel^empMftt^^ê èBtamgnr ^èl^im gf«itittB, diM bcuiqgeMs etxies U»b.

« Ea .saison ttes amours commence en juin. Le mâle, pendiatft Cette période, s'^élère verticalement tfans le^ airs, m battant ibrtemerit des ailes; 11 s'arrête quelques secondes, tnrnrte plus ftaut, étale ses lilumes, ptrts Te*esoend à tefpe pour »reccttmnencer feieiTtôt une tiouvëHeascensien. fcn iTïême temps, M faît entendre un iwardortncmewt très singulier.

« 'torsfîtf'une Temette se présente, îl .abialsse les ailés, étale et Tôlèvé la queue, /ait la roue et àe.couïpQrtè.â'bsolumient comme un dindon en amour. > â partir du rapprochement, la femelle se tient de préférëpce dans les herbes toirtfues dont on ne la déloge pas raéilem'ent. Klle

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y Huit son nid en un point bieo caché e( pond de deu: quatre œufs. Les jeunes restent près d'une année avec mère.

CHASSE DU SYPHÉOTIDE

Alix Indes, cet oise-au est poursuivi avec une vérilal passion, à cause de l'extrême délicatesse de sa cliair te dre et parfumée.

( Dans les chaudes journées, on le chasse monté sur éléphant. Il faut de bons chiens pour le faire lever milieu des hautes herbes, où il se rase d'abord et co ensuite avec une vilesse remarquable, tout en exéculi quelques ruses. On le tire alors au vol et quelquefois or sert du faucon.

On en tue toujours beaucoup dans tes traques gn diosesqui se font de temps en temps pour détruire tigres.

LE COURVITE ISABELLE

Cet oiseau, vulgairement dît coureur du désert, est le type da genre. Il a de (r23 à O^S de long, (Toi d'envergure, 0^7 d*aile et 0*»08 de queue. Le mâle et la Ifemelle sont tout à fait semblables.

« Le conrvite a tout son plumage couleur Isabelle, tirant au dos sur le rougeâtre, au ventre sur le jaunâtre; l'occiput gris-bleu, limité par deux lignes, Time blanche, l'autre noire, partant de l'œil et se dirigeant vers la nuque, où eltes forment une tache triangulaire; les rémiges primaires d'un brun noir et jaune rougeâtre clair h leur extrénirté; les secondaires, couleur isabclle Ibnc^ marquées tf une tâche noire vers leur extrémité, qui est blanche, et' d'un noir mat sur les barbes internes; les rectrices couleur Isabelle rougeâtre, avec les deux médianes rayées transversalement de noir vers leur extrémité ; l'œil brun ; le bec noirâtre ; les pattes jaunepaHle. »

Cet oiseau habite toute r Afrique, depuis la mer Rouge jusqu'aux Canaries, et s'égare parfois en Europe.

Véritable habitant du désert, il se tient dans les lieux 1^ plus arides, les plus desséchés, au milieu des sables et des pierres, là où le éol fournil à peine de quoi nourrir <te loin en loin une maigre touffe d*herbes. On le voit même sur des points recouverts de torrents de lave refroidie.

« Tristam pense que le courvite Isabelle quitte tous les

- lui —

ans le nord du Sahara, mais qiril ne doit pas entreprendre des migrations proprement dites. > Ce qiril y a de certain, c'est qiravant et après la saison des amours les mâles, en bandes d*une quinzaine d'individus, se mettent à errer et arrivent, soit dans TArabie-Heureuse, soit dans la vallée du Jourdain, soit près d'Alexandrie, soit sur les côtes de Provence et d'Espagne, soit même dans l'Europe centrale.

« De février à juillet, les courvites vivent par paires. On voit alors le couple courir avec une vélocité incroyable, à quinze pas l'un de Tautre et toujours hors de portée du fusil. Tant que l'oiseau court, son corps et ses pattes se meuvent si rapidement qu'on ne peut les distinguer. Tout à coup il s'arrête, regarde autour de lui, ramasse quelque chose à terre et reprend sa course. On peut ainsi le suivre pendant des heures sans qu'il s'envole et sans parvenir à le tirer.

« Cet oiseau est un bon voilier. Craint-il un ennemi qui s'approche, il s'élance dans le-s airs à l'instar du vanneau, mais plus rapidement encore, gagne une certaine hauteur, puis, les ailes étendues, descend obliquement vers l'endroit qu'il a choisi et reprend sa course. »

Aucun chasseur, aucun naturaliste ne dit mot de la voix du courvite; il est donc à supposer qu'on ne l'entend presque jamais.

« Il construit son nid, une simple dépression creusée dans le sol, au milieu des plaines sèches et des pierres, au centre d'une petite touffe d'herbes. Ses œufs, trois ou quatre, ont, d'après Baedeker, le volume de ceux du pigeon et la couleur du sable. On ignore si cet oiseau a deux couvées par an. 11 semble très probable que dès la seconde année les jeunes doivent être en état de se reptx>duire. »

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