CHEVALIER A PIEDS VERTS
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Ce chevalier est un des plus grands totanidés. Sa longueur atteint jusqu'à 0"36et son envergure 0*^ ; Taile 0"19, la queue 0^08.
« Il a les plumes du dos noires, bordées de blanc ; le bas du dos, le croupion et le ventre d*un blanc pur; la poitrine blanche, rayée longitudinalement de noir ; la queue grise au milieu, tachetée sur les bords de blanc et de noir. L'œil est brun, le bec vert-noir, les pattes gris-vert. En automne, la coloration de son plumage varie en s*accentuant un peu plus.
La patrie du chevalier est le nord de l'ancien continent; de là, il émigré chaque année dans tout le globe, l'Amérique et l'Australie exceptées.
Il arrive du Nord dans la seconde quinzaine de juillet, erre de côté et d'autre en août et septembre, se remet en route au mois d'octobre, séjourne dans les iles de l'Archipel et en Egypte, tandis qu'un certain nombre pousse jusque dans les pays tropicaux. Les mois d'avril et de mai nous le ramènent. Il ne voyage jamais que la nuit.
Cet oiseau préfère les lacs d'eau douce aux plages maritimes, près desquelles il ne reste pas longtemps. Il aime aussi les bords des fleuves et des rivières, mais, pour la
mauvaise saison, il recherche surtout les petits étangs. D'ordinaire, on le trouve seul de son espèce, en compagnie de divers autres tringidés, de barges, de canards même, dont il est en quelque sorte le chef toujours aveuglément suivi à cause de son extrême prudence et de sa remarquable sagacité pour le choix de Teadroit où il se pose, endroit qui permet invariablement de découvrir un vaste horizon.
On peut dire qu*il résume toutes les qualités de sa famille. Gai, vif, agile, sa tenue est presque fière. Il marche vite, légèrement, aime à entrer dans l*eau, nage bien et assez longtemps, plonge même.
Son vol, en ligne droite généralement, ne Tempéche point parfois de décrire des oourbea hardies et élégantes et de tomber brusquement à terre avec une certaine aisance.
Sa voix est un sifflement clair, haut) perçant, qui peut se rendre par tjia. Son cri d'appel est ftiible, dkk diek ; son cri d*angoisse kmh hmh est rauque; enfin son chant d'amour, qu*il répète plusieurs fois de suite et toujours en volant, ressemble au son de la flâte, duhudl, dnhudl, liêhudL
Cet oiseau n'est nullement sociable; il ne s'inquiète guère de ses pareils, bien qu'il se réunisse parfois en petites bandes.
Le chevalier mange des animaux aquatiques de toute espèce, probablement des insectes, des larves, des libellules, des tètardô et petites grenouilles, des poissons minuscules.. Naumann Fa vu prendre avec satisfaction des girins et les poursuivre même dans Teau.
c On saiti au sujet de la reproduction, que T^spàoe niche dans le nord-est« à Rugen, à GotblaiHl* en Lapeoi^ dans les tourbières qui sont au pied des Alpes âcandinar ves. L,e nid, grossièrement fait de chamms» est établi sur une petite éminence herbeuse, au pied d'un bo>iIe«u ou
rViin saule. La ponte a lieu à ia fin do mai ; elle est de quatre œufs assez grands. »
Leehevaffierà ^ieds verts s*habilirè sans peine à la perte de sa liberté et s'apprivoise parfaitement. On le conserve plusieurs années en volière.
Les jeunes fournissent d'excellents et délicats rôtis, ditow, tandis que les grands parents, un peu secs et durs, ont besoin d'un habile cordon-Weu pour être matigés avec quelqxïê jiîaisîr.