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LE COURLIS CENDRE

La longueur du courlis est de O^Tb, Tenvergure de 1"27, l'aile de0"35 et la queue de0"13. Le bec atteint 0"22.

« Il a le dos brun^ rayé de jaune-roux clair ; le bas du dos blanc, marqué de taches brunes, disposées longitudinalement; le dessous du corps d'un roux jaunâtre, à tacbes longitudinales brunes ; les rémiges noires, à tiges blanches et tachetées de blanc ; les trois premières bordées de blanc en dedans, les autres variées de taches claires, disposées en zigzags; les rectrices blanches, rayées de brun-noir ; l'œil brun foncé ; le bec noir, avec la base de la mandibule inférieure d'un gris olivâtre ; les tarses d'un gris de plomb.

Il n'est pas de pays en Europe où l'on n'ait observé cet oiseau. Se reproduisant dans le Nord, il traverse le Sud à répoque de ses migrations. On le trouve de même dans une grande partie de l'Asie. Lors de ses voyages, il arrive jusqu'aux Indes et au centre de l'Afrique, et y demeure de septembre à mars ; enfin il n'est pas rare dans le nordouest de l'Amérique.

Il se montre chez nous en avril et mai, revient à la fin de juillet, erre sans but apparent, et reprend, en septembre, sa route vers le sud. Quand l'hiver n'est pas très rigoureux, plusieurs séjournent en Angleterre et aux Féroës, dont les rivages sont réchauffés par le Gulf Stream .

Kn Gi^-i-e el en K^;lagne, on voit toute Tannée des courlis i5<»îi^. Ce s«>nt peut-être des jeunes encore incapables de se n^prcnluire.

TtHile contrée est bonne pour le courlis, les côtes de iâ nier ci^mme les bords des cours d*eau et des lacs dans l'intérieur dos terres ; peu lui importe d'être en plaine ou en pays de collines. Dans ses quartiers d'hiver, on le voit même courir les steppes, chassant les sauterelles en compagnie des ibis ou bien, comme en Nubie, cherchant sa nourriture parmi les rochers des bords du Nil.

Sociable, il Torme de petites troupes auxquelles se rallient d instinct plusieurs oiseaux de rivage moins vigilants que luL Sa prudence excessive vis-à-vis de lliomitte montre à quel ptùot il est intelligent.

Il marche à grands pas, avec légèreté, éléganca et dignité; quand il se bâte, on le voit doubler Taniplitude de ses enjambées. Il se meut aussi iÀen sur terre que dans Teau, où il entre jusqu'au ventre et ou il nage pour son plaisir.

Son voi n'est pas très rapide^ mais il se montre régulier, facile, remarquable par de très beaux détours qui paraissent exécutés sans fatigue. Avant de se poser, il plane, puis, fermant les ailes, il se laisse tomber, à quelques mètres de terre où il s'arrête pour^e balancer et ensuite prendre pied- La voix du courlis se compose de notes.pleines, arrondies, soiK>res, qu'on peut aussi bien coo]^rer aux^os de l'orgue qu'à ceux de la flûte et rendre par les syllabes tiiii^ tuii et ilatiûl^ tUuiiii. Comme le dit Naumann, cette voix a pour beaucoup de personnes quelque chose de partii ulier; pour le naturaliste, elle a un charme tout spécial, ]>arce qu'elle n'est égalée par la voix d'aucun autre oiseau de marais. Lorsque les courlis cendrés causent entre eux» ils crient /irt, iwi ; leur cri d^angoisse krach ou kruh est lauque. Pendant la saison des amours, ils font entendre

ui>e^com1ie cti^nson qpiineM^^oiupesefiileat vraif q^^dih cri d^appel, mais dont les notes s^' fondent lesfuiie^rfdans^ les- autiiB&, d'iune façon- siogalière^ Jadesoriptible^

Le^)ourK&adiUte se nourrit d'insectes de tonte eâfi^àce^ de yeF^^ dei ii|i€Jiu$qu?s(^,de^u$laieésa de menu&poisAmis, . de reptUesi âe^'Sub»tW€»Be,végéta}e6^ surtout idc haîeei Leer jeunes ne mangent que des^inieGtes ^daD&^Ie noi^d, d^i mweh^ et de&^ lar^e&^' .

Get^oi^ieau njcjiedéià dajns^ quelques JocatitéB.deJ' AUe*naa^pe; tout^o^ il nef se reproduit régf^tièiefinent. que» dans les pays tout à fait septentrionaux et principalemec^t) dans.leSntw4ras du.Nopd. U arrivée» Lai¥)niet vers^Ja même époq\i^ que chez nous, et, peu après, reteatît nuit et jow sa chanson d'amour; de son côté, la.fienoeUe se met à chercher dans la tourbière quelque émineoce convenable j^izv 'Fins taUatiou du.berceau»

Le, nj[(} e$t m/;Mns - un creux pratiqué, en terre qu'une dépression produite par son poids dans la mousse oiV'le! gazon, et qui est garnie de quelqiies. feuilles. Les csufs, au^ norqbre de quatre, ,sont,plus grands que ceux^du^aaard. Le. mâle et la femelle semblent couver alternaiiyemeat ; tous deux témoignent à leurs petits la plus vive^;sollict-T tude et s'exposeat au danger pour les sauver.

Ea captivité^ ces oiseaux- s'apprivoiseot- aisément . et vivent en pMxayecJes compagpons^qui leur soni donnés* Us 3'babituentv à tout régime, mais iû moatreni toujQur^ leur préférence pour la viande. Si on les met dans-iune volière spacieuse ou daujs un enclos assez. étendu,< ils. se portent piu*faitement.

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