CHASSE DU COURLIS
Partooty on chasse cet oiseau avec une eertaiâepassier)' ; sa prudence semble exciter l'homme. Ce sport est difl^iteV
et son succès dépend beaucoup du hasard et de l'adresse de ceux qui le pratiquent.
Sur plusieurs rivières de France, les chasseurs de sauvagine, opérant avec de légers bateaux, après avoir gagné Tamont, se laissent descendre au fil de Teau en silence et parviennent quelquefois avec leur canardière à tuer un ou deux courlis posés sur les bords.
Enfin, en se cachant bien et en pipant, on peut abattre par-ci par-là un de ces oiseaux ; mais, à pied comme à cheval, c'est folie que d'essayer de les avoir à portée de fusil.
Force est dès lors de reconnaître que la réussite n*est à peu près sûre qu'autant qu'on a recours aux pièges.
c Pour l'oiseleur, le courlis cendré est le suprême de ses désirs. La prudence excessive de cet oiseau, à la vue perçante, exige du piégeur une patience et une attention soutenues. Il doit être immobile dans sa hutte ; il doit savoir bien appeler, ni trop tôt, ni trop longtemps. Si la bande, au lieu de s'abattre dans le filet, vient se poser à côté, la constance de l'oiseleur est mise à une rude épreuve. Il est alors obligé d'attendre que ces oiseaux s'aventurent jusqu'au lieu voulu, et souvent ses espérances sont déçues; après s'être longtemps promenés aux alentours du piége^ leur défiance s'accroit, et ils s'en éloignent au lieu de s'en rapprocher. Mais il y a aussi des jours de joie, où d'un seul coup de filet on prend quatre ou cinq de ces précieux oiseaux. »
La chair du courlis est justement estimée ; toutefois elle ne mérite point d'être, comme le font les Autrichiens, comparée à celle de la bécasse d'automne. Elle n'a du reste toute sa saveur qu'à la fin de l'été, jusqu'aux premiers jours d'octobre ; ce laps de temps passé, les adultes faisandés ne peuvent fournir que des salmis passables, tandis que les jeunes se montrent tendres et excellents à la broche.
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L'ANOSTOME A LAMES
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Ce ciconiidé, bec ouvert d'Afrique, est un peu plus petit que la cigogne; il a environ 0*^ de longueur.
« Les tiges de toutes les plumes du cou, du ventre et des cuisses sont transformées, à leurs extrémités, en plaques longues, étroites, cornées ou cartilagineuses, comme chez le coq de Sonnerat. Ces tiges et ces plaques, ayant des reflets verdâtres et pourpres, donnent au plumage, qui est noir, une beauté toute particulière. L'œil est rou* geâtre; la ligne naso-oculaire, qui est nue, et la gorge sont d'un gris jaunâtre ; les tarses sont noirs. »
Cet oiseau habite le centre et le sud de TÂfrique, et le Mozambique, au sud du IS"" de latitude nord.
Brehm a bien vu les anostomcs, en grandes bandes, sur les bords du Mil Bleu, serrés les uns contre les autres et occupés à pêcher, mais il n'a pu les observer autant qu'il l'aurait désiré. Par bonheur, Jerdon nous donne une description très détaillée des mœurs de l'autre espèce similaire, qui est commune dans les Indes, au Bengale surtout.
« Il nous apprend que cet oiseau se nourrit presque exclusivement de mollusques qu'il retire de leurs coquilles, en ouvrant d'un coup de bec si adroitement et si rapidement la charnière, qu'on ne peut voir comment il s'y prend. Vient-il à ne pas trouver de coquillages, il se ralrappe sur les poissons et sur les grenouilles.
« L esy»:^Te <i'là*e aicbe en juin et Juillet, dans le centre •ics t i-ÈS. Ssj" des arbres élevés, toujours en colonies plus C'j TT-yjzs ri'Xiit^uses parf^^is avec d'autres oiseaux, tels qj^ i-i^ Umrs. tles ini*, Gbaque conv!^ es! dt quatre a ^is^ Les fiêfe et mène, en cas de péril, défendent vigour: -sec/ent ieur prc^eoiture, »
CHASSE DE LANOSTOME
t E^ Afrqw; dît Bretnn, les indigènes ne chasseûl jairais ces oêwai ; ce qui fait qu'ils y sont très peu ciraîntrès Ir.^ lîe lears bandes laissa en effet mon dorûesti(}u<? Lr^r? lapf rocher de si près qu*ilen tua huit d'un seul coi^p iS? f.:>H. »
« Aux Indeis^ siiivanl Jerson, la cbasse de Tanostotne se fait d'haMt:.*«Je an £iircon. Souvent aussi on le prend ddûâ des piège* ariorvYS avec des coquillages. »
Le tir de cet oiseau exige, suivant les distances, remploi dH plvnwb des numéros 4, 3, î et léro.
On ne parle ni aux Indes, ni en Afrique, de là chair de 1 anostofne^ qui doit cependaBt être tant ^ii peu* lâangeâible.