CHASSE DE LA GRUE CENDRÉE
Les grues cendrées ne trahissant jamais les lieux occupés par leurprogéniture, qu'elles ne visitent pas tant qu'on les observe, ellesjeunessachantcourir et se cacher à merveille dans les roseaux, les joncs et les hautes herbes, il est impossible au chasseur, sans un bon chien et sans battre tout le marais, de découvrir la nichée, de la forcer à s'enlever, de la tirer enfin fructueusement au cul levé.
On se bercerait d'un fol espoir si on croyait en faire autant avec les vieilles grues que, par suite de leur excessive prudence, on ne peut parvenir à tuer qu'à l'affût, et encore faut-il que les cacliettcs d'attente aient été préparées longtemps à l'avance pour ne point leur sembler suspectes. En opérant ainsi, à la chute du jour, sur les borda de plusieurs marais de l'Afrique du Nord, on culbute ces oiseaux revenaut du pâturage; il faut alors se garer de recevoir leur choc sur la tête ou en plein corps.
Avec des armes à longue portée et un canot qui va sans bruit au til de l'eau dans une rivière, il est possible d'abattre par hasard une grue cendrée.
Au marais, on ne doit se servir que des plombs numéros 6 et 4.
DPOIDE DEMOISELLE
it connu cet uiscau que suus le nom de idie- Il a O^OOde long, 1'"76 d'envergure, e queue.
est d'un gris de plomb clair, avec les u cou, les longues plumes qui forment loir lustré; les rémiges sont d'un noir ices brunes et les faisceaux de plumes lanc éclatant. Il a l'œil d'un rouge-carm vert sale à la racine, couleur de corne
d'un rouge pâle à l'extrémité; les tar-
'Europe et le centre de l'Asie sont la îant oiseau. Il habite les bouches du ! lamerCaspienne (où U tt est pas rare), igolie, et s'avance de Ih dans le sud des ntre de l'Atrique.
3 Numidie recherche dans son pays des î k celles que fréquentent toujours ses Ï8 Radde, on la trouve encore à une alti-
îS.
I ses quartiers d'hiver, comme tous les nencemenl d'octobre et les quitte en ■st dans cet hitervalle que la mue a lieu avant janvier.
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UKPurs, habitudt^ et qualités sont celles de la grue tviidive; mais elle est plus gracieuse, plus élégante encore.
Mieux duuée s«ii;s le rapport de Tin tell igence, elle se nM.*ntf^ exàiEissIveineat prudente, suftoirt dans le dioîx de ses lieux de repris.
Cest i la fin d'avril que ces oiseaux, sous Tinfluence des ainuurs, préludent à Texécution d'une sorte de danse très curieuse, qui a four but de fasciner les femelles.
A l'inverse «les grues cendrées, ils ne nichent que sur des ixMuts tr{»s secs, La p'3nle a lieu fin mai ; elle n'est que de deux teufs que les parents couvent à tour de rôle, la uière plus que le màle. Kn revanche, ce derxiicr monte tidi leuient la gâixle aupi^s du nid et attaque avec courage tous les ennemis qui osent s'en approcher.
A la fin de juillet, on |}eut voir les parents exercer leurs I»etits à Yoler, et bientôt ils émigreat de concert.
Les anthropoïdes s'habituent rapidement à la captivité, et, si on s'en occupe, ils deviennent bien vite familiers. Quand ou leur donne une certaine liberté, leur reproduction est facile à obtenir.
Depuis rétablissen)ent du Jai'din d*accUmataUou de Mosa)u, les amateurs et les industriels peuvent, cbaq^ue année et à peu de frais, s*y pnocurei* des jeunes captu|!éi>à remboucbure du Volga.
La chair des grues est généralement très- bonne, ahSM celle des anUu*opo'ides vaut encore mieux*