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LA MACREUSE BRUNE

■■'Si.

Celte macreuse, que le vulgaire confond trop souvent avec la foulque, est la plus commune des trois espèces qui appartiennent à la faune européenne. Elle a 0"6G de long, i"10 d'envergure, 0"33 d'aile et 0"10 de queue.

« Son plumage est d'un noir de charbon, avec une tache au-dessous de l'œil et le miroir blancs ; en outre, elle a le bec rouge-orange vif, noir sur les bords et à la racine ; les tarses d'un rouge de chair pâle, rayés de noir au niveau des articulations ; l'œil gris de perle. Quant à la femelle, on voit dans son plumage les couleurs devenir bien moins nettement accentuées comme tons. »

Cet oiseau, propre aux régions septentrionales, se tient dans tous les pays de cette zone, depuis le nord de la Péninsule Scandinave, àl'ouest, jusqu'en Amérique. Commune en Russie et en Sibérie, on le voit apparaître, lors de ses migrations, sur les côtes d'Angleterre, d'Allemagne et de France, mais rarement en Grèce et en Espagne.

Il n*arrive dans nos mers qu'à la fin de novembre, et y demeure, en bandes considérables, tant que les eaux ne sont pas couvertes déglaces; aussi recherche-t-il tous les points où le Gulf-Stréam maintient la mer libre.

La macreuse marche et vole avec lourdeur, mais elle plonge admirablement.

N>n ori e>l lias, l'anque : krah, krah ; elle le pousse souvtMit plusieurs fuis de suite.

Cosl un oiseau très craintif; aussi a-t-il par prudence riiabitude de se tenir au lai*ge de Teau.

lk>innie ses congénères, il se nourrit surtout de mollusques qu*il trouve dans la nier; cela ne Tempêche point de pivndre des insectes, des vers, et peut-être des petits IHÙssons au sein des étangs plus ou moins saumâtres qui ixvoivent son nid. On est de plus certain qu'il mange des substances végêlales.

I«a inaci*euse brune niche déjà assez régulièrement dans les étangs des montagnes du sud de la Norwège ; mais, plus au nord, on la renconti^ sur tous ceux qui sont voisins de la mer. Le nid, ordinairement placé au milieu d'un buisson, de hautes herbes ou de joncs, est grossièremeui Tait de branches, de chaumes, de feuilles, et tapissé de duvet à rintérieur. La ponte, de huit à dix œu&, se termine en juin.

I>?s jeunes restent dans Tétang où ils sont éclos jusqu'à iH[? qu'ils puissent voler, et ils y reviennent volontiers pendant quelque temps. Plus tard, ils demeurent sur la mer tant que Thiver ne les force point à émigrer, ce qui a lieu vei^s la lin d'octobre.

Il est raiH3 de voir des macreuses brunes dans les Jardins zoologiques, bien que chaque année les oiseleurs en prennent sur les côtes un nombre considérable. Elles supportent difficilement la captivité, même si on ne les laisse pas manquer de mollusques. C'est la chaleur de Tété qui les tue, à ce qu'il parait, peut-être à cause de sa coïncidence avec l'époque critique de la mue* La chair de ces oiseaux n'est pas mangeable.

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