CHAISE 05^ MANCHOTS
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il fallait leur fendre le crâne, si on ne voulait les voir se relever et senfuir. Quand ils étaient ainsi surpris, ils poussaient des cris lamentables et se défendaient à coups de bec avec un grand courage; s'ils fuyaient, on croyait entendre trotter de petits chevaux.
« Peii à peu, on apprit à faire cette chasse très habilement et, en cinq ou six heures, on parvint à tuer d'ordinaire soixante à quatre-vingts pièces, ce qui ne suffisait guère pour plus de deux jours à la nourriture de l'équipage, attendu que, déduction faite des intestins, de la graisse et des os, chaque manchot ne fournissait que deux kilogrammes environ de viande. N'eut été d'ailleurs la nécessité, on n'eut pas fait la guerre à ces oiseaux, tant leur chair a mauvais goût. »
Il est bien difficile de tuer au fusil les manchots en mer, d'abord parce qu'ils n'ont que la tête et le cou hors de l'eau et puis qu'ils nagent plus vite que le meilleur voi-lier. On ne les tire donc que de loin, et par suite il faut du gros plomb qui ne garnît guère à une cinquantaine de mètres.
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