‹ Les chasses du globeChapitre 167 sur 206 · IX · texte numérisé non relu

IX

un o(i pinsio'irs habitants atta(|(iôs par cet animal nniant la nuit autour des points où l'on vient liabitueliement puiser de l'eau.

« Les nomades du désert, qui s'approchent du fleuve, ont S4iuvenl bien du mal à sauver leurs chiens des atteintes du reptile, tandis cpie ceux des villages riverains deviennent rarement sa proie; plus expérimentés, ces derniers ne vont point boire à Tétourdie, ne s'approchent de Teau qu'avec une extrême prudence, lappent vite quelqut^ gorjîées et reoonnnenoenl plus loin ».

Kn sus des êtres vivants, ce saurien vorace mange tous les cadavres que le courant charrie; il ne respecte même pas les oiseaux abattus par les chasseurs, et ceux-ci risqueraient gros en allant les quérir à la nage.

Dans certaines circonstances encore assez mal définies, le criKHNlile omet un rugissement sourd et prolongé. Quant aux {K'tits, peu de temps après leur naissance, ils pous- S4Mit, dit-on, une sorte de glapissement prévue semblable au c(»assement des grenouilles.

(le n'est certes |>oint chose facile que de se rendre bien compte des facultés sensorielles de cet animal, mais ce(HMi(lant on nous permettra de ne pas croire, malgré le dnv d'Horodote, que, voyant très clair à l'eau, il devienne aveugle sur la teri-e ferme. Le sens de Touïe semble assez devehkppe; en iwanche, le goût, le toucher et Todorat sont un pou obtus.

€ Il serait injuste, suivant Brehm, de refuser une certaine dose d'intelligence à des animaux qui savent parfaitement mettre à prolil rex|H'*rience qu'ils ont acquise du danger, le plus souvent à leurs propres dépens. Ainsi les rares crocodilos, qui vivent encore dans le Nil, plongent à Tarrivée d'un bateau-vapeur, et toujours à temps |H)ur évilor la balle traditionnelle de la carabine, tandis que ceux dos tlouvos du Soudan se laissent en général approolitM d'assez pivs pai' loulos les embarcations. D'autre

ils aitùtont les bittes qui viennput Iwirc, ces saui'ieng gavent à merveille ctioistr pour posles les sentiers les plus baltiis. Rnliti. ils ont de la mémoire, témoin ce pensionnaire du Muséum de Paris qui, ayant reçu tin jour une réprimande à tour de bras, ne manquait jamais de fuira la vue d'un bâton levé».

Les œufs dont le nombre varie de 20 à 90, rappellent par leurs formes et dimensions les produits des oies domestiques; la coque en est blanctie, grossière et rugueuse au toucher.

Ils sont pondus sur les banc^ de sable dans une fosse assez profonde creusée par la femelle, qui les recouvre ensuite et qui fait disparaître si bien les traces de son travail qu'il serait absolument impossible de découvrir le dépôt sans les essaims de mouches qui en dénoncent toujours l'emplacement.

l.£sSoudaniens affirment que les femelles surveillent leurs œufs, viennent en aide aux pelits lors de leur éelosion, les assistent pour les conduii-e à l'eau et les défendent avec courage.

■ En naissant, dit Brehm, les jeunes ont VriO de longueur; ils gagnent 0"tO pendant chacune des deux premières années de leur existence; puis après, tous les ans, ils s'allongent de 0'"15 k 0"20 jusqu'à ce que leur taille soit (Je 3 mètres environ. A partir de ce moment, la croissance devient si lente qu'on peul estimer au moins à un siècle l'âge d'un crocodile de 5 à 6 mètres de longueur ".

Pris jeunes, ces animaux s'apprivoisent jusqu'à venir k un appel manger dans la main ; il est hors de doute que les prêtres égyptiens opéraient ainsi. Malgré tout, la prudence la plus vulgaire recommande de se tenir avec soin en garde contre les adultes, qui ne manquent jamais avec l'âge de devenir parfois dangereux et souvent intraitables.

Lps glamk^ à mudcM) ont pour les Soudaniens une grande valeur ; le prix de chacune est celui d'un veau à deiuhaduHe. Cest avec ops glandes, presque exctusiven»ent speciaies aux niàles, que les femmes de la Kubie et du S>udan composent les onguents à parfum si pénétrant qu'eU#»s emploient pour leur chevelure et même pour leur o>rp&.

Cette odeur île musc imprègne à tel point la chair du njàJe isi peu qu^il Si3it âgé) qu'elle répugne invinciblement aux Eupipéens; mais il n en va pas de même chez les indi^^Hies, pour lesquels la viande et la graisse sont un friand ivgal, bien qu'ils les cuisent simplement à Teau, salant et poivrant timi 4Uf plus.

il» A cfrtaïae^ t'|i^uo< de raiinêo, les mâles répandent une si fi»rte «.««k'-ur de iuum: iju'ou les seut paifots de très loio.

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