‹ Les chasses du globeChapitre 168 sur 206 · CHASSE DU CROCODILE · texte numérisé non relu

CHASSE DU CROCODILE

Heltantite côté les anek^ns exploits (si sujets à cautùm des indigènes pomiiensenjen't célébrés par Hérodote e Pline, nous passci'ons sans lu-sitet- aux dtasscs qui se Ton de nos jours.

■ La citasse pratiquée par les irtd^ènes ne commence dit Buppel, que quand lus eaux du fleuve s'abaissent e niellent k nu les benes de sable, qui, le jour, servenl d'oreillers aux crocodiles (t).

■ Le chasseur eiamine avec soin im de ces lieux d< repos accoutuniéset, sous le vent retenant, »1 creuse dan: le sable un trou pour s'y cucher et attendre que' l'anima vienne lafre s» sieste Itabiluolle.

«lia pour arme un javelot, dont la pointe (errée, trian gnlaire, gamiir de croctiets, est fixée au manche ai moyen d'un anneau et d'une vinfîtaine de menues cordei livs solides, distîiH'Ies et reunies seiiknirnt de distanci en distance; le nranclie, à son tour, se trouve relié paj une eordeletlc à une (iclile bùclte de bois très léger.

• L'adresse du eliasseur consiste [xincipalement k lancer le javelot avec assez de l'orce [xiur que le fer Iraverst la carapace et péijèlre à une prolomlcur de 0'"I0 cnviror dans le corps de ranimai. Par suite du clioc, la tige di javelot se sépare de la pointe ferrée retenue dans les

0) Ce (jm rtrtid cette cliasso (lossiblc, c'fst la lilciieli îm.'royaltio du cnx'dHJIu h tont- pcnclniit le jour ; en rcvaiiclie k l'eau, son nudauc est extrèiui.'.

chairs cl tombe sur le sol, n'étant que tivs lâclicment engagée avec elle.

< IjC crocodile blessé agile sa queue avec l'âge et Tait tons ses elforts pour couper les attnclics du fer et de la tiampc; iiiuis les cordelettes s<'<paréos glissent ei)lre ses dents, et, alors exaspéré, il se jette i) l'eati.

< l/jpsque le reptile n'est pas k une grande profondeur, la hampe du javelot, ou bien la biiche-bouée, llottant k la surface de l'eau, indiquent le chemin qu'il parcourt, et on peut ainsi suivre l'animal dans un léger canot jusqu'à ce que l'on tmuve un endroit pi>opice pour le traîner sur la rive quand ses forces semblent épuisées.

• Si je ne l'avais vu de mes propres yeus, déclare nellcment Ruppcl, je n'aurais jamais voulu croire que deux hommes pussent tirer de l'eau un crocodile de près de S mètres de long, lui fermer la gueule avec des liens, lui garotter les pattes jiar dessus le dos et entin le tuer en coupant la moelle épinière à l'aide de leur lance bleu aflilce •■

Les Européens et les habitants de l'Egypte centrale affûtent de la même fagon, mais ils remplacent Le javelot par la carabine, dont la balle, quoiqu'on en ait dit, perce très facilement la cuirasse du monsli'e. Sciileiiicnt il est rare qu'un ou doux projectiles le tuent raide, tant sa n'sislanœ vitale est grande. A ce propos, Brehin nous raconte qu'un crocodile, tiré parlui et tombé lourdement de sa première décharçe. gisait inerte sur le saWe depuis plusieurs Illimités, quand, par prudence, il crut devoir lui dwuier le coup de grâce dans l'oreille, et qu'alors, à sa profonde stupt-t'aclion, il vit l'animal se relever et gagner le fleuve, où il mourut sans pouvoir être retrouvé. Il est cerlsin que de semblables mésaventures doivent venir assex fiéquemment déî^appointer les chasseurs de crocodiles.

H Dans les Philippines, pour capturer le crocodile î double civtc, qui attaque les bai-ques plates sur It

t Jager. fi une oorlaiiie hauteur bambous, un chat ou un cliion, relié au tlolleui- par un cordage 'appapeti suivre le fil du courant, a englouti l'appât et son cror, il er ; lii' irrévocablement au radeau leut couper, il s'épuise en efforts it las, on te tire sur la rive et on

hasard que l'on prend des crocore faut-il pour cela qu'ils ne e de 1 mètre; plus grands, ils violence que les rets, quelque

peuvent' leur i-ésislcr.

lRAN du NIL

1res et aquatiques sont surtout de 4. Leur vérilaMe pairie est te sud d >nde, la Nouvelle-Guinée et le non

re espèces en Afrique ; ils manquen e et à rAniérique.

que l'on peut prendre, dit Brclim ns aquatiques, parvient à une taill ia queue, une demi-rois plus longu 'teinent comprimée et surmonté ies narines ovales sont situées entr museau. Les doigts longs porten slius, comprimés et fort acéréslie des parties supérieures du corp d'un gris verdàtre. piqueté de noir t quatre ou cinq chevrons jaunes ière les autres, ayant leurs sommet partir des épaules jusqu'à la nais nt des ocelles d'un jaune verdâtre it ou huit rangées transversales; 1 mdes de même couleur. IjS dcssu i de taches de pareille teinte ; un I devant de l'épaule, et on voit su

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