CHASSE DE L'AKAPAIMA GÉANT
Passons maintenant à la chasse qu'a vu faire Schomburgk sur le fleuve Rupumini de la Guyane anglaise à Taicle de canots, de flèches et de javelots.
« Cette chasse, dit-il, est sans conteste une des plus attrayantes et des plus animées, car elle rassemble le plus souvent plusieurs cariais (embarcations qui se distribuent sur la rivière.
c Dès qu'un poisson est aperçu, on fait un signe ; sans faire de bruit, le corial s'approche, armé du meilleur tireur d'arc, jusqu'à une bonne portée; la flèche part et disparaît avec le poisson.
« (Test alors que commence la chasse générale. A peine les barbes de la longue flèche se montrent-elles audessus de Teau que tous les bras sont prêts à tendre l'arc; le poisson remonte, et piqué par une quantité de nouveaux traits, il disparait pour se faire voir encore une fois et recevoir une nouvelle décharge de flèches, jusqu'à ce qu'il finisse par devenir la proie des chasseurs. >
On se sert rarement, comme on voit, des javelots, sorte de harpons, peu faciles à bien lancer.
La chair de l'Arapaima doit être mangée de suite, car sous ces climats brûlants elle se corrompt en quelques heures. Aussi se hâte-t-on de la saler lorsqu'on veut l'expédier, même à de faibles distances, ou bien la conserver.
Tous les voyageurs rapportent que l'os lingual de ce poisson est employé par les habitants des bords de l'Ama-
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