LE GYMNOTE ÉLECTRIQUE
Parmi les Apodes proprement dits, figure le gpnre des Gymnotes à corps allongé, anguiilifonne, È léte non écailleuse, sans nageoire dorsale, sans eaudale.
Seul représentant de ce genre cantonné dans les eaux douces de l'Amérique Iropicale, le Gymnote électrique, qui peut atteindre la taille de 2 mètres, nous montre une peau nue, des yeux très petits, des dents coniques implantées suivant une seule rangée.
Aidée par les décharges électriques de son puissant appareil dont nous allons plus bas dire quelques mots, cette sorte d'anguille est un animal plus redoutable que le plus vorace des poissons, car, k volonté, elle lance au simple contact la foudre sur la proie qu'elle convoite n'opérant du reste jamais qu'aux approcties de la nuit et ne restant immei^ée qu'une minute au plus.
Au commencementdelasaison sèche, l'animal secreuse dans la vase des trous profonds, en tournant en cercle sur lui-même, et s'y retire quand l'eau menace de manquer.
On ne sait presque rien sur les mœurs, habitudes et reproduction de ces singuliers animaux.
Deux mots nous restent à dire sur l'appareil électrique de la plus grande puissance que possède le Gymnote,
npparcil dont 1 énergie relègue aux jeux dVnfanIs celle des torpilles et que par malheur sans dessin il nous est tout à fait impossible de rendre compréhensible.
Alexandre de Humboldt, en plaçant imprudemment ses deux pieds sur un gymnote qu'où venait de retirer de Teau, reçut une commotion bien plus effrayante que celle de la décharge d'une grande bouteille de l^yde. « Je fus affecté, dit il, le reste dir jour d'une vive douleur dans les genoux et [)r'osque dans toutes les jointures. »
La décharge électrique, qui met le pécheur hors de coinhat, ne se produit qu'à la volonté du poisson vivant; elle faiblit quand il e&l fatigué et cesse dès qu'il est mort.