NS LE PREMIER VOLUME
;ORHlNE ELEPHANT
rumpc, dits cVphanl>i inaniuf, cnnsti- , il ce Jour, ne reiiose <|ue sur une seule ine.
avigatein's l'ont baptisé lion de mer, r clépàanl. Iji» Chinois le nomment lame la mer du Sud moniiufa.
ïv. la famille des plioridr-s. Son nez se : Lrompi! d'environ 0"3J, ()ni n*exi.st4i ! âgé de ptiis de trois ans, et qui no se iqn'îl est exeitÂ. Au repos, la trompe [iide en avant de la lèvre 8U|K;rieure; ie tn)uvent h son extrémité, paraissent lacée» sur le museau, connue cliez la
I même 10 mètres de lonjï, et '1f! S à otiférence. Sans être longs, ses mempt vittoureiix. I^es pattes de devant se nq onyles petits et forts; («lies de dergrands L')))ps très larges, sêpan^s pur petits, et tous défwurvus d'ongles. La , épaisse, conique. Le corps est recourtes, assez raides et luisantes; le duvet cmelit.
« La o.^uleur varie un peu suivant Fàge et le sexe. Le € uiâle est gris venJàtre ou gris bleu, quelquefois brun
• f<»ncë; le dos est toujours plus foncé que le ventre I^a
• femelle a le dos d*un brun olive foncé, les flancs (Tuii « brun jaune. »
Laire de dispersion de ce phoque est comprise entre le 35* et le 6i* de latitude australe, et il n*est rare nulle part dans ti»ute retendue de cette zone.
Ces animaux ont les mêmes nxBurs que les otaries et les arctocéphales. Chaifue année, ils entreprennent des voyages en commun, descendant vers le Sud, remontant vers le >*ord, suivant les saisons. En été, ils se tiennent dans la mer; Tbiver, on les voit gagner la terre ferme et y rechercher les endroits vaseux et marécageux ou des eaux douces. Leurs grands troupeaux se divisent alors en familles de deux à cinq individus, qui se groupent tou* jours ensemble pour dormir dans la vase ou dans les roseaux.
Quand la chaleur est forte, ils se rafraîchissent en se jetant sur le dos du sable mouillé, de sorte qu'ils finissent par ressembler à des tas de terre bien plus qu*à des animaux vivants. Sur beaucoup de points, ils rappellent les pachydermes : comme eux, ils adorent Teau douce ; comme eux, ils se roulent avec volupté dans la vase; comme eux enfin, ils restent volontiers à la même place.
Tous leurs mouvements à terre sont maladroits et difficiles ; mais il n*en est pas de même dans l'eau, où on les voit nager et plonger à merveille, se retourner brusquement, dormir en paix couchés sur les coudes, chasser agilement les poulpes et les poissons {base de leur murriture), et parvenir même à s*emparer des oiseaux, des pingouins par exemple.
L'éléphant marin est mal partagé sous le rapport des sens. Sa vue et son ouïe ne valent guère ; son toucher est obtus et son odorat très faible ; quant à son intelligence.
elle frise la stupidité. On le dit doux et paciHque, parc qu'il ne fond jamais sur un homme sans avoir été long temps excité.
La saison des amours, qui dure de septembre k janviei apporte un peu d'animation cliez ces plioqiies indolent; Les mflles combattent avec acharnement pour la posses sion des femelles, qui suivent sans résistance les vain queurs dans la mer, oiï elles reçoivent leurs caresses.
Dix mois après l'accouplement, la femelle met bas ui petit, très rarement deux, d'ordinaire en juillet et aoùl
Le nouveau-né a de 1 "30 à ("60 de long et pèse enviroi 3S kilogrammes. La mère l'allaite huit semaines et, pen dant toute cette période, elle reste à terre sans rien man ger. Au bout de ce temps, le jeune a grandi de plus d'ui mètre, ses premières dents ont paru, et on le mène à 1 mer. Il suit alors le grand troupeau ; mais, quelques moi après, à l'approche du rut, les vieux mâles l'en chasseni
A trois ans, la trompe apparaît, s'accroissant plus ei épaisseur qu'en longueur. A vingt ou vingt-cinq axit l'animal est dans la vieillesse. Les pécheurs ne croien pas qu'il puisse vivre plus de trente années.
Le macrorhioe est pour l'homme d'une utilité asse considérable, bien que sa chair noire et huileuse n puisse se manger. Le cœur, quoique dur et indigeste semble convenir aux chasseurs; mais ce qu'ils estimen surtout, c'est le foie. Sa langue salée, voilà, sans contredit le meilleur morceau de la bête !
La graisse coupée menue donne au feu doux une huil claire, inodore, excellente; aussi vaut-elle 7 fr. 50 le i kilogrammes.
La peau, avec ses poils raides et courts, ne peut servi de fourrure. On l'emploie à recouvrir des caisses, à fair des hamacs, etc.