CHASSE DU DAUPHIN NOIR
ir Dppuis lin tpiiips imtm'-morial, dit Breliin. les h ■ laiils (In Nord sorti ndonné.>! h la chasse du (ïlobicTp a noir, et <■<■ profit de cotte cliasâc dépend toute » prospprilé. Un naturaliste consciencieux, Graba, ién a oculaire, a raconté d'une façon attrayante et prr < comment elle se praliriucaux tViw(l). >
« Le 2 juillet 18.. ts;lata subitement de toutes pari mol de Grindabud : une bande de daupliins noirs a été découverte par un r^not, el, en un instant, Torsliaven était en émoi.
< Au bout de dix minutes k peine, onze canots, a; ctiacun huit hommes d'équipage, parlaient, bie rejoints par une vingtaine d'aiilref embarcations.
• Kspaeés de 80 à 100 pas, ils décrivaient un v demi-cercle, entouraient les dauphins et les poussî vers la baie de Tershaven. Ces animaux cherchaientpasserenlreles canots, on les refoulait à coups de piei avec des morceaux de plomb attachés à des corde» dirigeaient-ils en avant, on les siiivaitavec une telle i dilé que les rames .s'en brisaient Là où le moindre sordrc se montrait, là où deux canots s'écartaient tro gouverneur accourait, et tnn vRclit l'aurait empori vitesse sur un cheval lancé au galop.
« l-orsque les dauphins, cernés de façon à ne poi
(Il Nous rc-]irndiiis()]i« litti^inlcmmit son itVit animi^, (ci rikbri!>gcuiit de iiutru mieux.
éeliapper, se virent près du port et proches de la terre» ils devinrent fort inquiets ; sans souci des coups de pierres et d avirons, ils se serraient les uns contre les autres ; mais les canots avançaient toujours, se rapprochaient de plus en plus, et, prévoyant le danger, les malheureuses victimes entraient lentement, à contre-cœur, dans le port.
€ Arrivées dans le Wenterpoag, elles refusèrent de se laisser ainsi conduire comme un troupeau de moutons et tirent mine de se retourner. Cétait Tinstant décisif : Kinquiétude, Tespérance, la s^iif du carnage se peignaient sur toutes les figures. Un cri sauvage remplit Tair ; les canots bondirent vers la bande des dauphins ; les laides harpons frappèrent ceux de ces animaux qui étaient trop éloignés pour atteindre une embarcation et la fracasser. Blessés, les dauphins s élancèrent en avant avec une incroyable rapidité ; les autres les suivirent, et bientôt la bande entière «k'houa sur la plage.
« Alors, ce fut chose horrible à voir. Les marins poussaient leurs canots au milieu des dauphins qu*ils perçaient de coups. Les gens, qui étaient restés à terre, entraient dans la mer jusqu'aux épaules et enfonçaient dans le corps des animaux blessés des crochets munis de longues cordes; puis, trois ou quatre hommes les tiraient sur la plage, où ils leur coupaient le cou.
« Dans un espace de quelques arpents, se pressaient trente canots, trois cents hommes, quatre-vingts dauphins tués ou encore vivants- Ce n'étaient partout que cris, agitation, désordre indescriptible ; mais, un dauphin ayant d*un coup de queue assommé un homme et brisé un canot, on mit un peu plus de prudence dans le carnage.
« Quatre-vingts cadavres finalement couvraient le rivage ; pas un seul de la bande n'avait échappé !
« Au grand étonnement des insulaires, la chasse avait admirablement réussi, bien que le pasteur Gad et quelques
y assistassent Ils sont en effet perprésence ne manque jamais de bire s daapTiins. >
B croire que toutes les chasses soient [|ue celle qui vient d'être décrite. Parmi parce qu'on ne se trouve pas prêt que les dauphins s'échappent ou bien vient pas à les faire échouer, qu'on en tue énormément, le nombre paratt guère diminuer.
ORQUE EPAULARD
S, dites aussi poMsofw-^éM, doivent ce derlour nageoire dorsale, longue de plus de f30, bout, recourbée vers la queue et ressemblant ou mieux, à un sabi'e.
spèce do ce genre qui va nous occuper (l'orque it connue depuis longtemps. On vantait jadis, >urd'l)ui, sa méchanceté, et tous les peuples lissent lui donnent un nom spécial signiHant assassin.
épsulard peut atteindre jusqu'à 10 mHres de •t un daupliin vigoureux, trapu; il a la tête dos élevé, les nageoires latérales longues, la caudale forte, large (jusqu'à I^SO), se leniiiune courbe en forme de S; il a orne à treize des carnassières.
!sl d'un noir brillant, et le ventre est blanc de e à reflets jaunâtres- Au-dessus et en arriére le trouve une taclie blanche, allongée, qui donner à cel animal, par les Anciens, le nom Jaupbiii. Du pourtour de l'anus part une large inche, qui se dirige en avant, envoyant deux ndes blanclies assez larges vers la partie posûa tronc, se continuant ensuite jusqu'à la
« nageiVire pectorale, remontant en se recoiirlxint vers « rangle d€ la Iwuclie, et se terminant par un mince
• liseré blanc autour de la mâchoire supérieure. Une « ban^e bleu sale ou pourpre se dirige en bas et en avant,
• depuis la partie postérieure de la base de la nageoire € dorsale. »
Moins répandu que jadis, Tépaulard de nos jours nliabite plus que le nord de TAtlantique, la mer Glaciale et le ntird de Focéan Pacifique, d'où il des^-end jusques sur es Cilles de France d'une part et sur celles du Japon de Fautre.
ihins les mers du Nord, on voit généralement ces animaux par cinq, la tète et la queue recourbées en bas, la nageoire dorsale sortant de Teau comme un sabre. Ils passent avec une très grande rapidité, et de leurs yeux vigilants inspectent avec soin les alentours.
« Lepaulard ne se contente pas d*avaler des petits pois- « sons, car il ose s'attaquer aux géants des mers Se mel- « tant plusieurs contre une baleine, ils la mordent et lui ■ enU'\ent des morceaux entiers de chair ; le colosse Tati- « gué, harr^ssé, ouvre-t-il la gueule et tire-t-il la langue, c les orques l'arrachent Cest là pourquoi de temps à c autre, ajoute Steller, les baleiniers trouvent un animal « dont la langue est perdue. Il ne faudrait du reste voir là « qu'une haim de nature, car aucune des parties arrachées m n'est mangée par les orques.
c On avait cru longtemps que la nageoire dorsale de m répaulard était son arme principale ; c'est une erreur, « dit Stelier, parce que, malgré sa longueur de 2"30, sa c lernnnaison en pointe aiguë et son apparence cornée ou c osseuse, en réalité elle est molle, formée exclusivement « de graisse, et, chose étonnante, elle ne contient pas un
c st^ul os. »
On ne sait absolument rien sur la reproduction et sur le
nombre des pelils.
En 1841, une femelle de S^SO de long, vjnl échouer la plage pr-ès d'un village hollandais du nom de Wyv Zec. Mise aux enchères, elle fut vendue liSO francs, fat leur retira environ 100 francs de la graisse et livra |: le même prix le squelette au mu8ée|de Leyde. On voit ces chiffres que le commerce ne tire guère de profit d capture de ces animaux, bien qu'ils ne soient à peu | (]u'une masse de graisse.