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CHASSE DU CACHALOT MACROCÉPHALE

Depuis longtemps les baleiniers poursuivaient le cacha* lot; mais ce n*est qu*à la fin du dix-septième siècle que cet animal est devenu l'objet d'une chasse régulière.

En 1677, les Américains armèrent des navires pour cette soi-disant pèche, et les Anglais ne suivirent leur exemple que cent ans plus tard.

Depuis le commencement de ce siècle, la mer du Sud est Tendroit le plus fréquenté par les pêcheurs, presque tous Anglais ou Américains du Nord.

Cette chasse, très fructueuse de 1820 à 1832, a bien diminué depuis, parce que les frais d*armement sont trop élevés et que la réussite en est trop incertaine. I^ gain cependant reste toujours considérable.

Pour expliquer, jusqu'à un certain point, cette décroissance fâcheuse, il convient de dire que la chasse au harpon (seule usitée) est bien plus dangereuse que celle de la baleine Celle-ci, en effet, tient rarement tète à ses ennemis, tandis qu au contraire le cachalot attaqué non seulement résiste, mais encore prend résolument Toffensive, faisant arme alors de sa queue puissante et de sa terrible denture contre les canots qu'il culbute, et même parfois contre les navires. L'histoire rapporte à ce sujet nombre de sinistres causés par des cachalots mâles, les timides femelles fuyant toujours au moment du combat. Nous n^en citerons qu'un exemple, le Waterloo, bâtiment anglais chargé de fruits, coulé bas dans la mer du Nord par un

cachalot qu'il n'avait en rien provoqué.

En résumé, on chasse au harpon le macrocéphale comme b baleine, mais avec le premier il laut s'attendre à une foreur, i une aoif de combat et de vengeance que Ton rencontre rarement chex la seconde. Aussi le harponneur, qui commande, doit4l se montrer à la fois audacieux et très prudent !

Nous ignorons si on a jamais tenté Fattaque de ce colosse avec l'arme à feu ; ce serait là une curieuse expérience à dire de 1â boueuse iMille explosive Devisme.

RORQUAL BOOPS

onnu (tous les noms de ttatehte à bec du '.al, Jubarte, Gibbar on Poisêon de Jupiter, ce de tous tes Balénidés et le plus long de aux ; il peut en effet atteindre plus de

e forme conique, represenlp à peu pr^s te ongueur du corps, avec lequel elle se coniblemenl. Au-dessous des nageoires pecto- }s offre son maximum d'épaisseur et va en t jusqu'à la quetie.

res pectorales ont le dixième de la longueur I dorsale, fornit^ jtar du tissu adipeux, est itfl, tandis que la caudale, aplatie et divisée t>es, a une largeur égale au cinquième, te montrent immédiatement en arrière et ! l'angle de la t>ouclie; les oreilles, exlrêites, sont entre l'œit et la nageoire pecto- 'ents s'ouvrent k la partie supérieure du une saillie qui est en avant de l'œil. trait complètement nu sans quelques poils, eux dire, sans quelques filaments cornés, unis en faisceaux, effiles à leur pointe, qui t la partie supérieure de la mâctioire infévent atteindre 1 mètre de long.

€ Lt f«"^'j -I-i 'hty o>l «Fiin lunr fuiicê; celle du ventre « ^! f .... L;<ii«-ik* f»»f\vlaiiie. el «riiii nuîr bleuâtre au

• 5 • 1 .!-=s 5i.!»'ri5. Cenx-cî cuininencent au boni de la « r. j:- !^..r^ i::Jrri**une el v«»iit jus4|u*â Hinibilic.

« b»^ r.-i. l-*>'v>, dt-}*nir\ues de dents, portent de .^"^O

• t TTIi ri i^ips de Tannins, sem*s en avant, éearli'»s en « »•- y-rv*. Le t»»r\l «le la Mif«*-rirnre es! lè^renient creusé « c. l^>: eîi an-i-^ro, îl >e reixiurb*» en are el se dirij;e « i'-> ^■^.I Lu niâvÎH»ire inf.Tieure, moins recourbcV,

• '.i.>^ un tv-artin.ent. el t'esl la lt*viv infèrieuix* qui

• \^A Urr:*^ la l»»ucl»e et rcc(»u\rir les fanons. »

L^ ro;-;al N.n-ps a (Knir fratrie la mer Glaciale el la fa'tk* la f»' j> septenlriiMiale de focêan Atlanlique. Il est >:."ît>*t aNfiJâîil au voisinage de. file des Oui*s, de la N.K-\t'.>-Zen:bîeet du Spitzberg, el n'est pas rare dans W fjira^ies du i*ap Nord. On ne le trouve plus aujourd*lini ïo^-:> de^ lies Faikiaiid.

Le> U'tjn^ti<K)> aiinuellt^ de ces animaux les amduisenl en a'.;!«»nuîe \ers le Sud eU au printemps, les ramènent au N.vd l».

iV>n/jje le fait pre\oir sa Ibrme allongée, le rorqual est leste, adrvMl. et se montre le plus agile des balénidés. Il na^e en li^riie droite el vient, toutes les quatre-vingt-dix sev\»{^de7s respirer à la surface. A deux kilomètres, on fier^iûl le bruit qu'il fait en soufflant, et Teau qu'il rejette u"e>l jx^int fétide li).

Parfois, il se Ci»uche sur le flanc au milieu des vagues, frappe Tonde avec ses nageoires pectorales, se tourne, se rtMoume, se urM sur le dos, plonge, joue, el même, d'un seul ciMip de sa formidable queue, s*élance tout entier hors de Teau, où il retombe avec un fracas pareil au roulement du tonnerre.

\\ CtM 2inîma]. s'aj»|n\><*hant l>eauconp des côtes, êclioue assez fr\*NjuoinmoiU.

.;? Coiuine dauoiiii^ l'oni anirmê bien à tort.

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inlpliigrrit que la haleine frnnclie, il la siiren roiirasp- Tous les navigateiirî', effectivedentàilircqu'en ti^iiiérilé Corinne en uiéclian- ; à peine aux cétaeés les plus redoutés ; qu'il ulenient ses petits, mais encore ses sembla- I cas de péril il les défend avec la plus grande

boops a besoin d'une nourriture plus subsla baleine. Il mange de petits poissons, chasndcs devant lui tout en ea avalant des cents, puis des mollusques et autres menus ani- 'oit, de plus, qu'il puit volontiers les algues

u rut et la dunkïdc la gestatiwi ne sont pas I. Le nombre des petits est d'un ou de deux ; ' témoigne La plim grande affection et les un courage qui lui tait mépriser toutes les

!, le r<Nt|iul ne produit (fie peu d'Iiuile ;. uq mètres de long n'en t'otu-nit que cinq tonnes, lince. aqueux- Chez les jeunes individus, la ieuse est gélitireuse et ne renferme presque >s fanons sont courts et fragiles ; la chair et t pas utilisés, et an les abandonns aux ani-

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CHASSE DU RORQUAL BOOPS

L'Orque psI avec rhommo W plus lerrible ennemi du rorqual. On raconte en effel que, réunis en bamie, les orrjues le piiursuivent avec acharnement, Tattaquent avec leur fumiidahle denture et ne labjndonnent quaprès ravoir tué ou fait écliouer sur le rivage.

La chasse du rorqual est plus difficile que celle de la baleine à cause de la foire et de la rapidité du colosse, el, en outre, le produit est bien moindre. Aussi le baleinier, qui rencontre ce roi des mers, ne Tattaque t-il que lorsqu'il n'y a pas de baleines aux environs, n'ign^ ranl point, d'ailleurs, les sérieux dangers de celle chasse. Il sait que le rorqual, atteint par le harpon, plonge avec une telle rapidité qu'il entraine Tréqueumient le canot sous l'eau et que, si le naufrage n'a pas lieu pa -C3qne l'animal reste à la surface, les matelots s'es!> nieront fi>rt heureux de s'en tirer au prix d'une renmrque à 14 ou 16 kilomètres, sans compter que paifois la bête se relourne contre ses agresseurs el d'un seul coup de queue fnicahse renibarcalion. Entin, il ne perd pas de vue une diM ninre mauvaise chance qui peut se présenter; c'esl que le rorqual harponné pousse un rugissement terrible, appel siipréine k ses semblables qui se hâtent toujours d'accourir, auquel cas Téquipago esl bien compmmis.

Comme tous les balénidés, le boops périt vile si le harpon, perçant la couche de graisse, a pénétré dans les muscles; un organe noble n'a pas besoin d'éti-e alleint, la suppuration, qui se produit alors avec ime ti-ès grande rapidité, ne lardant pas à amener la mort.

'avons jamais entendu dht; qu'on ctiassât le rorlidedes armes à feu.

BALEINE BOREALE

ET

ALEINE AUSTRALE

. Baleines proprement dites ne comprend à s deux espèces, qui se ressemblent beau- ! celle du Sud soit un peu moins grande. >nt les mêmes mœurs, l'histoire de l'une utre.

uréale ou franche dépasse rarement vingt {ueur ; alors sa circonférence, derrière les irales, varie de 10 à 13 mètres, et son poids 80,000 kilogrammes.

re massif, informe, tout è fait mal proporïle gigantesque représente environ le tiers iur totale. La bouche, de 5 à 6 mètres de {e de 3 ou 4 ; un canot avec son équipage }nir à l'aise. Le corps cylindrique continue ageoires pectorales ont de 2 à 3 mètres de S de lar^, tandis que la caudale de I^SO de 7 mètres en largeur. Les évents, situés à x>ut du museau et à la partie la plus élevée )nststent en deux fentes en S de 0"'5O de

« long. F.es yeux sont de la grandeur de ceux du bœuf; n les conduits auditifs sont petits, Tanimal les ferme à « volonté. I^ baleine a de chaque côté <ie at6 à 350 fa- « nons; les plus lon^s, ceux du milieu, n'atteignent que t bien rarement 5 mètres sur 0"35 de large. U langue

• n'est qu'un tissu cellulaire, très grand et très mou, « rempli d*huile.

« La peau, relativement mince, recouvre une couche de « (graisse de O'"3o environ d'épaisseur» Le dos et les flancs, « ainsi que les nageoires pectorales et caudale, sont ordi- « nairement d*un noir foncé ; les lèvres, la mâchoire infé-

• rieure, la plus grande partie du ventre sont blancs à «• faibles reflets jaunâtres. La partie postérieure du corps « en avant de la nageoire caudale, une partie de la cavité « articulaire au-dessous des nageoires pectorales et les « paupières sont grises. Quelques soies se montrent à la « partie antérieiu'e des lèvres ; le reste du lîorps est com- « plètenient nu. »

Les mers septentrionales sont les seules qu*habîte la baleine franche. On la trouve près du pôle, aussi loin que h mer est libre; vers le Sud, elle descend jusqu'au 60» de latitude nord, visitant dans ses voyages les cotes d'Europe, d*Asie, d'Amérique, et traversant le détroit de Behring pour arriver au Kamtschaka. On la voit surtout abondante dans les eaux du Groenland, dans le détroit de Davis et la mer de Behring, ces parages, où se font sentir les derniers effets du Gulfstream, étant riches en petits animaux marins qui entrent dans son régime. Cest nt surtout qu'on peut la i^encontrer en bandes nombreuses.

« Autant la baleine est lourde, déxrlare Scoresby, autant « ses mouvements sont adroits et rapides. En cinq ou six « secondes, elle peut être hors de l'atteinte de ceux qui la a poursuivent; mais elle ne saurait conserver une telle € vitesse que quelques minutes. En nageant tranquillec ment k la surface de l'eau, cet animal franchif en une

- i-1 onictres; blessé, il en parcourt de

iher paraissent assez développés ; l'ouïe Lorsque la mer est catme, un l^er an met en Tuile cel animal, qui du reste ce les ciiangententa de temps et se ît à l'approche d'un orage. Quant à son lit la considérer comme presque nulle ; e en réalité que par l'amour de la mère lar une sorte d'attachement à ses seni-

ine n'est pas inquiétée, elle arrive de Dies à la surface pour respirer, et alors nt souvmt 13 nréti-es de hauteur. Bien îtende qu'elle puisse rester immercée t même jusqu'à une heure quand elle le pouvons croire à cette assertion, évi<

I personne n'a jamais entendu la voix, produire des sons t Scoresby le croit, eure permis-

i Nord, les baleines s'accouplent en juin loisplus tai-d (oupeut étreiiàf4 mois], vril, la femelle met bas un petit (Iri^s \m nouveau-né a environ 6 mètres de irconférence, et pèse i>,600 kilogrammes, ère que lorsque ses fanons sont assez puisse pourvoir jeu/ à sa nourriture, : des parents, consiste en mollusques, innélides et poissons de petite taille, ort étroit chez la baleine, elle est accompagnée, il est fort dange- ; sans souci des coups de harpon, elle : furie sur les agresseurs, bi'isc et coule

Les orques poursuivent les baleines avec acharnement, mais elles ne leur enlèvent point (]*aussi volumineux morceaux de chair que le font les voraces requins des mers du Nord.

De nombreux parasites viennent se fixer sur ces souffleurs; on en voit dont le dos porte tout un monde d^animaux et même de végétaux.

Les Européens n>mplolent que la graisse et les fanons, tandis que les peuplades du Nord mangent la viande, la graisse, et boivent Thuile avec autant de plaisir qu'un ivrogne boit un verre de vin. Pour les Esquimaux, la peau crue est un régal.

De tous les mammifères marins, ce sont les baleines dont la chasse est la plus productive. Un animal de vingt mètres de long et du poids de 78,000 kilogrammes fournit en effet 38,000 kil. de graisse donnant 27,000 kii. d'huile, valant 7 francs les 100 kil. ; quant aux fanons, ils se vendent environ 360 francs les 100 kilos.

Grâce aux poursuites acharnées dont ces deux espèces de baleines sont Tobjet, on les verra sous peu repoussées dans les mers les plus éloignées, les plus inhospitalières, et, avant un siècle, elles disparaîtront définitivement de la surface du globe.

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