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CHASSE DE LA BALEINE

: c (Test aux Basques français, dit Brehm, que revient c riionneur ci*avoir, au quatorzième et au quinziènie sièc cie, équipé les premiers navires pour la pèche de la ff baleine. »

Aujourd'hui, les Américains, dans les mers du Sud, ont plus de huit cents bâtiments à voiles et de quinze mille marins employés à cette véritable chasse. Aussi, toutes les mers polaires, qui n*opposent pas aux navigateurs des obstacles insurmontables, sont-elles parcourues et exploitées par les baleiniers.

La chasse pénible de cet animal est par elle-même peu périlleuse, mais, en retour, la navigation offre de sérieux dangers. La côte occidentale de la baie de Balfin est bien menaçante par exemple, car il faut traverser le banc de glaces qui y couvre la mer presque en entier. « Si dans c ce passage étroit et dangereux, dit Haiiwig, le navire o est poussé par les glaces flottantes contre la masse de « glaces solides, il est perdu, à moins que, chose très « rare, la pression le soulevant hors de Teau, il ne se « remette à flot lorsque les glaces se séparent. Heureuse- • ment, on n'a point d'ordinaire mort d'homme à déplo- « rer; la mer est presque toujours tranquille, et l'équi- « page a le temps de se sauver sur d'autres navires. Tout « se borne donc à la perte de quelques bâtiments, qui ^ peut moyennenient par an être évaluée à dix pour « cent. »

O-tte rhaspc ou péclio, corrimfl on voudra, est I laine; c'est une véritable lolerie : tantôt près lanlôl un coup de r<>rtune pour l'arniateur et 1' Klle a été si souvent décrite que nous n'en di deux mots.

Dès que les navires ^ont arrivés dans les pat qiientés, ils cruisent ou se mettent à l'ancre, continuellement l'horizon tout entier. Le cri de m Un souffleur ! • émeut tous les marins.

Les canots, parraitement éqiiip*^, montés p huit vigoureux matelots, un pilote et un harponi mis ji la mer, et se dirigent rapidement et sil ment vers la twieine signalée.

Plus on approche de l'anima), plus il Taut de | Une fois qti'on est parvenu tout auprès, le harp( lance son arme contre le colosse, et aussitôt lef se penchent sur les avirons pour éloigner le plui Bible le canot du colosse blessé.

Ordinairement sur le coup, la baleine plongt fond de l'eau, en dévidant la corde si rapideoi doit la mouiller pour qu'elle ne prenne point I bientôt son allure diminue, elle nage plus len les chasseurs peuvent la suivre, ils sont alors loin de leur navire, quelquefois à une demi-jour

Cependant le colosse, après la première atla jamais plus d'un quart d'heure sans reparaître face pour respirer. Abordé alors de nouveau, il second harpon.

< On ne pourrait, dit un témoin oculaire, im « un spectacle plus horrible. La baleine épou • roule dans les vagues ; dans son agonie, e ■ hors de l'eau ; la mer est couverte de sang et

(1) Le harpon est un fer ac^ré, très pointa, muni chet et attaché 4 une corde très long:uc et très flexib est eui-uiilùc h une bobine plucOe ù l'avant du canot.

€ L'animal disparait ; un tourbillon indique la place où il c a plongé ; il revient à la surface, mais c*est pour rece- « voir une autre blessure mortelle ; de quelque côté qu'il « se dirige, un nouveau fer s'enfonce dans son corps. En f vain redouble-t-il d*énergie, en vain fait il l)ouillonner « l'eau autour de lui, un tremblement a saisi sa masse « monstrueuse, il a perdu tout son sang, il se couche « épuisé sur les vagues qui le tmllottent, et des milliers < d'oiseaux accourent, pressés de se repaître de ce gigan- • tesque cadavre. »

Une fois morte, la baleine, qui se putréfie fort rapidement, doit, sans le moindre retard, être conduite au navire* Là, on enlève tout ce qui peut êti*e utilisé, et on abandonne le reste aux apimaux de la mer.

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