‹ Les chasses du globeChapitre 30 sur 206 · CHASSE DE L'OURS JONGLEUR · texte numérisé non relu

CHASSE DE L'OURS JONGLEUR

• Des chasseurs anglais, rapporte Brelim, Irouvèrent ûlées les plantes des pieds d'un prochile-lippu qu'ils aient forcé à parcourir de grands espaces dénudés pen int la forte chaleur. » Bien qu'on ignore totalement le ode de poursuite employé, il n'en reste pas moins consnt dès lors qu'on peut chasser cet animal. L'ours jongleur n'est pas aussi doux qu'il en a l'air ; rsqu'on le voit marcher en chancelant et posant lourdeent ses pattes à terre, la tète basse et le dos recourl>é, 1 a peine à croire qu'il soit des plus dangereux pour les ammifères et les oiseaux, et qu'il attaque l'homme luiéme sans provocation.

■ Instinctivement il s'éloigne de l'homme, maissalen- :ur, dit-on, s'oppose à une fuite rapide, et alors, plus par îur que par méchanceté, cherchant à se défendre, it attaiie le premier, marchant parfois sur son ennemi, debout jr ses pattes de derrière. »

« Ses étreintes, dit Brehm, sont si terribles que les Ginilais le regardent comme l'animal le plus dangereux; ils 'osent se risquer sans armes dans la forêt; celui qui n'a as de fusil porte un cadelly, petite hache avec laquelle n combat l'ours. De son côté, celui-ci cherche toujours à Iteindre son adversaire à la figure et à lui arracher les eux. Tonnent a vu lui-même plusieurs Cingalais dont le isage portait ces glorieuses cicatrices.

Les courriers, qui ne voyagent que de nuit, ont toujours ux Indes bien soin de se munir de torches dont l'éclat pouvante ces animaux.

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