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CASTOR DES MARAIS

Le coypou, vulgairement castor des marais, atteint à peu près la taille de lai loutre commune. Son corps a plus de 0"50 de long; parfois même de vieux mâles vont jusqu'à 4"00. La queue est environ toujours do la longueur du corps.

La base des poils est gris-ardoise, la pointe brun-roux ; les longs poils soyeux sont plus foncés que les autres. Le dos paraît brun-châtain, le ventre presque noir, les flancs roux-vifs, le bout du museau et les lèvres blanc ou grisclair. Enfin les dents incisives sont très fortes.

Le coypou habite une grande partie de la zone tempérée de FAmérique méridionale. On le trouve dans tous les pays sud du tropique.

D'après Rengger, il fréquente les bords des lacs et des fleuves, et de préférence les eaux tranquilles où les plantes aquatiques forment, à la surface de l'onde, une cx)uche capable de le porter.

Ces animaux vivent par paires. Chaque couple se creuse au bord de l'eau un terrier de i^OO à 1™20 de profondeur et de 0"50 à 0"60 de diamètre, dans lequel il passe la nuit et une partie du jour. C'est là aussi que la femelle dépose sa progéniture.

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L'HYDROCHÈRE CAPYBARA

IjBs hydrochères sont les plus curieux des rongeurs et en même temps les plus grands et les plus lourds. Ils ont le port et le pelage du cochon, avec une queue nulle, et, pour caractères, Tanus et les parties génitales externes entourés d*un repli cutané. Enfin leurs doigts sont réunis par une étroite membrane natatoire.

Le capybara est jusqu'ici la seule espèce de ce genre que Ion connaisse. Adulte, il a à peu près la taille d*un porc d'un an, i^'IS de long et 0'"50 de haut. Son poids atteint environ cinquante kilogrammes. Quant à sa couleur, il n'est pas aisé de la décrire ; elle offre un mélange de brun, de roux, de j aune- brunâtre ; les soies qui entourent la bouche sont noires.

Cet animal se trouve dans toute TAmérique du Sud, depuis rOrénoque jusqu'à la Plata, depuis l'océan Atlantique jusqu'aux premiers versants des Andes.

11 habite les cantons bas, forestiers, marécageux, au bord des lacs et des cours d'eau, surtout des grands fleuves, et ne s'éloigne jamais de l'onde de plus de cent cinquante mètres. II est très commun dans certains endroits et donne toujours la préférence aux lieux déserts, où seulement on peut le voir de jour, en grandes bandes, près de l'eau, paissant et se reposant.

« Lorsfiu'on l'effraye, raconte d'Azara, il pousse un son

élevé et ploin qui peut se pen(h*e par a-pé, el qu'il nYmet dans aucune autre circonstance ; puis il se jette à Teau, où il nage facilement, ne laissant guère dehors que ses narines ; nmis, si le péril est plus grand, s*il est blessé, il plonge et va sortir un peu plus loin, parce qu'il ne saurait longtemps rester immergé. Bien qu'il fasse parfois des traversées pour atteindre d'autres eaux, on constate que d'ordinaire chaque famille conserve son cantonnement, et la preuve en est dans les monceaux d'excréments qu'on y trouve.

« Le capybara ne dévore jamais de poissons ; il se nourrit exclusivement d'herbes et de végétaux, mangeant volontiers du reste les melons et les citrouilles qui se trouvent à sa portée,

< Il ne se creuse point de terrier, passe de longues heures assis sur ses tarses, se couche rarement sur le ventre, court peu et vaque beaucoup plus la nuit que le jour. »

Sa marche est un pas lent ; serré de trop près, il bondit, mais sa course n^est pas de longue durée. Si on le tourmente dans le canton qu'il exploite, on le voit émigrer.

C'est en somme un animal paisible, qui ne joue jamais avec ses semblables et qui est d'ailleurs presque stupide. Son odorat semble très développé, tandis que l'ouïe et la vue laissent à désirer. Mais ce qu'il perd sous le rapport des sens paraît lui profiter en force musculaii^e; deux hommes en effet sont à peine capables de dompter un capybara adulte.

La femelle met bas chaque année de deux à quatre peli\s. Ils suivent leur mère dès la naissance et lui paraissent très attachés. On dit que le mâle a deux ou trois femelles.

D'Azara afirme de visu que les jeunes capybaras sont susceptibles de s'apprivoiser sans aucun soin, et même que, laissés alors libres, ils sortent et reviennent volonlairenjent.

Les Indiens seuls mangenl sa cliair, qui ropu$;ne aux blancs h cause de son goût gras. Au Paraguay, on fabrique avec la p^u des courroies, des couvertures et des souliers.

CHASSE DE L'HYDROCHÈRE CAPYBARA

Le jaguar est Tennemi le plus redoutable de Tliydrochère. Nuit et jour, il suit sa piste et, au bord des rivières* on peut affirmer, sans crainte de démenti, que cet animal suffit presque à sa nourriture.

Les indigènes rivalisent avec le carnassier pour <létruire» par tous les moyens possibles, ce curieux quadrupède ; mais les blancs ne le chassent que par plaisir. Ils le surprennent, lui barrent la retraite vers le fleuve ou le lac et le renversent avec le lasso. Le plus souvent, néanmoins, ils le poursuivent dans Tonde. Est-il atteint d*un coup de feu, il saute à Teau, mais force lui est bientôt de regagner la rive; si alors sa blessure est mortelle, comme il coule immédiatement à fond, sa dépouille est perdue presque toujours.

Ce n'est qu*à la dernière extrémité qu*il emploie ses fortes dents ; il lutte alors avec vigueur et peut faire de graves blessures.

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