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CHASSE DE L^ORÉOTRAGUE SAUTEUR

« On ne peut dire que cet animal soit peureux et, s'il est timide, ce n'est que par suite de la chasse continuelle que lui font les Abyssins. Souvent, dit Brehm, j'en ai vu un nous regarder tranquillement du haut d'un rocher pen-

ous traversions la vallée et nous laisser venir à Tusil. La détonation seule le faisait Tuir. Si on le lors on le voit encore quinze secondes environ, )arail avec la rapidité d'une Qèche.

lefois pourtant on peut poursuivre l'animal et louveau dans les endroits où les armes à feu ne encore bien connues, parce que les klippsprinuésau fracasdespierresqui tombent et roulent )imes, s'inquiètent peu du bruitd'une carabine, le fois un mâle que j'avais manqué du premier i faisait partie d'un groupe de trois ; la détonalit surpris, et ils avaient sauté sans crainte sur iin pour s'en rendre compte. M'étant tenu bien je les vis monter lentement le long du flanc de le; je pus les rejoindre et cette fois mieux viser, se tient prêt à faire coup double, on peut abat- ; car un de ces animaux reste toujours plusieurs uprès du cadavre de son compagnon en pousjupirs de terreur. C'est ainsi que le prince de a réussi à tuer les doux mâles d'une double

t les Betschuanas s'emparent-ils du sassa qu'ils pour avoir de la pluief C'est là ce que nous

EPSICERE COUDOU

des antilopidés à fanon, est une belle et inante, auprès de laquelle notre cerf n'est l'élan l'égale & peine. Un mâle adulte "80 du museau à la naissance de la queue, g; la hauteur au garol va jusqu'à 1~80. ! la femelle est toujours d'un douzième

, cet animal rappelle le cerf élaphe. Il a le ; cou moyen, la tête asse?. courte, le front pointu. Sur le brun du corps se détachent [ides transversales blanchesqui le zèbrent tlière et fort curieuse. Enfin, ses cornes emrnt splendide; on en a vu de 1"'33; leur longueur, en ligne droite, dépasse

rauve dans la plusgrande partie de l'Àfri- )calités les plus diverses. On le rencontre' >range jusqu'au nord de l'Abyssinie, et de le Kordofahn, jusqu'en Guinée. Il tend à invirons du Cap, où naguère on le voyait mbre.

)iter que les forêts, surtout celles de buisommunes en Afrique. Dans l'Habesch, il ^nes, et même dans le pays des Bogos, on

ne le voit qu*à une altitude de 700 à 2,000 mètres, tandis que dans le pays de Basca, dans le Kordofahn et au Gap, on le rencontre dans la plaine.

Les vieux coudons vivent solitaires; les femelles se groupent par quatre ou six, et les jeunes mâles en font autant de leur côté.

Cet animal par ses mœurs ressemble au cerf. Il parcourt un assez grand espace et change régulièrement de demeure. Son port est fier et sa démarche est gracieuse.

Tant que rien ne le trouble, il va lentement, évite les buissons épineux et pait où il trouve un endroit convena^ ble. Sa nourriture consiste surtout en feuilles et en bourgeons, mais il ne dédaigne pas les herbes; car, le soir, on le voit souvent sur les pelouses des clairières.

Lorsque la peur le saisit, il prend un trot assez lourd, et ce n'est qu'en plaine qu'on le voit galoper lentement. Dans les forêts, pour ne pas être arrêté dans sa fuite, il lui faut rabattre ses cornes de telle façon que les pointes viennent presque toucher le dos. Avant de prendre la fuite, il pousse un soupir qui s'entend de loin ou parfois un sourd bêlement ; on dit toutefois que la femelle seule agit ainsi, le mâle ne faisant jamais entendre sa voix qu'à l'époque des amours.

C'est d'habitude en janvier que le rut se produit. On entend alors, le soir, les mâles pousser des cris provocateurs à l'adresse des rivaux du voisinage. Les coudons, étant forts et courageux, doivent se livrer de violents et sérieux combats.

La mise bas a lieu d'ordinaire sept ou huit mois après, et la femelle seule nourrit, élève, veille et défend son petit.

Les jeunes coudons s'apprivoisent facilement, s'attachent à leur maître et se montrent charmants, doux, fort enclins à jouer. Sans la terrible maladie des chevaux qui atteint également les coudons, il est certain qu'au Gap on aurait déjà sérieusemement tenté et réalisé 1» dduiestica-

•tion de ces animaux. £q Europe, on n*a vu gute bien peu de ces animaux vivants, et encore aujourd'Jiui ils sont très rares dans les jardins zoologiques.

La chair du coudou a le goût de celle du cerf, mais elle est bien moins dure et sèche. La moelle des os constitue un vrai régal pour presque toutes les peuplades africaines; tandis que les Cafres, après avoir brisé les os, la sucent toute crue, on voit les Abyssins la faire r6tir avec la viande sur laquelle ils Texpriment.

La peau de cet animal a, dit-on, une grande valeur pour les Hollandais, qui en tirent des fouets et surtout les mèches terminales. Ils en frabriquent aussi des courroies, des couvertures de selles, des chaussures, etc.

Quant aux conies, les indigènes de THabesch, après en avoir séparé le tissu osseux à Taide de la putréfaction, s*en servent pour conserver le sel, le miel, le café, etc.

CHASSE DU COUDOU

Le coudou adulte n'a, parmi les féliens, que deux ennemis sérieux : le lion et le léopard. Quant aux chiens sauvages, il peut avec avantage repousser leurs attaques. Son persécuteur le plus redoutable, en définitive, c'est l'homme.

Les Gafires, fautede carabines pour tirer cet animal, qu'on ne saurait guère approcher à plus de cent trente à cent quarante mètres, à cause de ses sens subtils, sont contraints d'avoir recours à un mode de chasse spécial. Ils se réunissent en grand nombre, font lever la bête et la poursuivent, sachant bien qu'elle se fatiguera promptement.

Ils la poussent du côté de leurs compagnons embusqués qui reprennent la menée, et ainsi, de relais en relais, sans donner à ranimai une seule minute de repos, se rarraichissant du reste avec Teau contenue dans des œufs d'autrucbe que leur apportent les femmes dispersées par la campagne. Enfin le coudou est forcé, et tous alors avec de grands cris se jettent dessus.

I^s femelles subissent leur sort sans résistance; mais les mâles, baissant la tête et présentant leurs cornes pointues, se précipitent sur les chasseurs, qui sont perdus s*ils n*évitent pas le choc par un saut de côté. Cest à coups de javelots qu^ils tuent toujours ces animaux. Il convient de dire ici que dans ces poursuites ils n*emploient jamais de chiens.

L'Européen, qui veut tirer le coudou à cheval, doit d'abord avoir entre les jambes un coursier très résistant, très maniable et fort habile à éviter les chocs ; puis, comme on perd à tout moment ranimai de vue, il lui faut des chiens qui donnent de la voix sur la piste, qui n'attaquent pas la bête au risque de se faire sottement tuer et qui se bornent k crier au ferme.

Pourchasser, seul et à pied, le coudou, il est indispensable de bien connaître ses pâturages préférés et de savoir avec prudence en approcher le plus possible. On doit partir après midi, parce qu'à ce moment les animaux d^habitude descendent dans les vallées pour boire. Posté à bon vent et convenablement caché près d'un ruisseau ou d'une flaque d'eau, le chasseur ne revient presque jamais bredouille s'il est maitre de sa balle.

Il est hors de doute pour nous qu'il serait très possible de tirer les coudons au traque et avec succès.

LES ORYX PASAN ET BEISA

Le pasan ou oryx du Cap a fSO de longueur et l'°30 de lauleur au garot; sa queue mesure (TSO et ses cornes, à Jointes lisses et aiguës, près d'un mètre.

Les poils sont courte couchés, et la nuque est ornée l'une petite crinière ; h la partie Inférieure et antérieure lu cou se trouve une touffe de soies. Ijj. couleur du pelage 'arie avec les saisons; en été, le cou, la nuque, le dos, les lancs, sont d'un blanc-jaune, pendant que la tête, les ireiltes, les parties inférieure des membres et des cuisses, a poitrine et le ventre sont d'une entière blancheur; en liver, l'animal est gris-bleu&lre avec quelques reflets oux.

Le dessin de la tête ressemble à un licou. Vu de loin, le tasan semble bridé. Sa crinière d'un brun-noir est prottngée par une raie de même couleur, qui va en s'élargisant et qui se termine par une grande tache rhomboïdale.

De même taille que le pasan, le beisa n'en difière que tar la couleur. Tout ce qui chez le premier est bleuâtre ou oux passe au jaune-clair chez lui; de plus la bouche ne laralt pas complètement recouverte par le licou.

Tous les oryx habitent les parties les plus sèches, les ilus arides de l'Afrique ; mais le pasan, seul des trois, «ut vivre sans eau dans les caroos du sud. Le beisa en ibyssinie, .le leucoryx dans l'Afrique centrale et septenrionale, trouvent à s'abreuver.

On rencontre d'habitude les oryx par couples ou par faibles troupes, et souvent une femelle avec ses petits.

De temps à autre, les nomades des steppes capturent vivants quelques-uns de ces animaux et vont les vendre aux notables de la ville la plus proche ou aux Européens. Ces prisonniers donnent peu d'agrément aux acheteurs, bien qu'ils s'habituent vite à reconnaître leurs maîtres. Il faut en effet toujours se tenir sur ses gardes, parce que souvent avec leurs cornes ils font des blessures fort dangereuses. De plus, on ne saurait les mettre* avec d'autres animaux, attendu qu'ils les maltraitent de la manière la plus cruelle. Enfin, même entre eux, loin de vivre en paix, ils se livrent de violents combats.

Dans ces derniers temps, on a vu plusieurs fois des oryx de Nubie en Europe ; ils s'y sont même reproduits. Mais le pasan et le beisa sont fort rares el manquent dans beaucoup de musées.

La chair de ces animaux est bonne à manger et leur peau s'utilise avantageusement. Des cornes, on fait dans le pays des pointes de lance; pour cela, il faut laisser la gaine cornée se détacher de l'os par la putréfaction, et puis l'ajuster sur la hampe.

Au Cap, les Européens font polir ces cornes, les surmontent d'une pomme d'argent et s'en servent ensuite comme de cannes.

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