CHASSE DES ORYX
Quand i'oryx, qu'on ne peut chasser qu'à cheval, remarque qu'il est bien l'objet d'une poursuite, il lance un cri perçant, lève la tête de manière à ce que ses cornes viçn-
nent loucher le dos, étend la queue horizontalement et s*élance dans la plaine, en franchissant et renversant tous les obstacles ; il saute par dessus les buissons, traverse les troupeaux de zèbres et entraine les autruches dans sa course rapide. Ce n'est qu'au bout de quelques heures, et après que le cavalier a déjà plusieurs fois changé de monture (1), qu'on parvient à s'en approcher suffisamment pour l'atteindre à l'arme blanche ou avec une balle.
Les Arabes de Bahiouda et de Bakhara se font un plaisir de poursuivre ainsi l'oryx et, au moment où l'animal forcé se retourne contre eux, ils le tuent d'un coup de lance dans la poitrine. Les Hottentots, moins adroits et moins hardis, n'osent ni attaquer, ni poursuivre cet animal, dont ils redoutent beaucoup les retours ofifensifs.
Avec l'arme à feu, le danger est moindre ; et cependant, malgré toute sa prudence et sa remarquable agilité, Gordon Gummingnous avoue qu'une fois, son fusil étant vide, il n'échappa à la mort que parce que l'oryx, qui fondait sur lui tête baissée, s'abattit à un mètre de distance, épuisé par la perte de son sang.
En dépit de la façon rapide et meurtrière avec laquelle l'oryx sait se débarrasser des chiens, nous croyons qu'une meute, très peu mordante par exemple^ doit singulièrement faciliter l'attaque à l'arme blanche ou au fusil, l'animal se préoccupant beaucoup de ses abois et surveillant moins alors les actes des chasseurs.
(1) Il va sans dire que les relais de chevaux sont préparés à l'avance sur les refuites habituelles des oryx.
L'ADDAX A NEZ TACHE
ur les monuments égyptiens, dit Brelim, on voit snl représenté l'addaxou antilope de Mendès, de Nu- 1).»
j animaux sont voisins des oryx; ils n'en diffèrent MF leurscornes longues, minces, annelées et conloiiren spirale ou en forme de lyre.
,ddax, plus lourd et plus fort que la plupart des antlés, a le corps ramassé, le garot élevé, le sacrum idi, la tête allongée, l'occiput très large, des jambes i et vigoureuses. La couleur fondamentale de sa robe n blanc-jaunâtre ; la tête, le cou et la crinière sont s. La queue assez longue se termine par une touffe de bruns et blancs. L'tiiver, le pelage devient gris, t animal no se rencontre que dans l'est de l'Afrique, . le sud de la Nubie, surtout dans le Bahiouda. 1 le voit tantôt par grandes troupes, plus souvent par es familles. Il habite les lieux les plus secs, les plus !s, où ne se trouve pas une goutte d'eau ; au dire des
Les cornes de Mendès, qui ornent les tâtes des dieux, des es et des rois, sont les cornes de cet antilope d'Egypte, al qui a été connu dans le peste de l'Ancien Monde. Los s et les Romains en ont parlé; Pline l'appelle ttrepeieeros dax ; ce dernier nom parait être celui qui a cour» dans le ; de nos jours encore Icï Arabes te nomment a t-addaa.
indigènes, cet animal peut se passer de boire pendant des mois entiers. Ils ajoutent que, timide et craintif^ il a une course rapide et soutenue.
Dans beaucoup de tribus arabes, on voit des addax apprivoisés. Aussi quelques jardins zoologiques d'Europe ont-ils pu, depuis quelques années, s'en procurer, et même en Angleterre et en Belgique, a-t-on pu par suiteob* tenir en captivité quelques reproductions de ces animaux. La chair de Taddax adulte est un peu sèche, mais de très bon goiit ; les femelles sont toujours plus tendres. Quant I aux jeunes, de quatre à six mois, leur venaison est déli-
; cieuse.
La peau et les cornes sont utilisées par les indigènes.