CHASSE DU BISON D'AMÉRIQUE
Gea animaux sont menacés de disparaître, parce que d'abord l'hiver les tue en les privant de nourriture, parce qu'il s'en noie beaucoup dans lu traversée des cours d'eau.
la glace rompe sous leurs poids, soit qu'à l'aborpérissent dans la vase, parce qu'ensuite tes loups mt beaucoup déjeunes veaux pendant que les ours liment les adultes, parce qu'enfin l'homme, Peau- )U blanc, a donné le signal de la destruction à ! de ces bovidés sauvages.
;refois, dit Mœllhausen, quand le bison pouvait ardé en quelque sorte comme l'animal domestique eus, on ne remarquait pas la diminution des troubien au contraire, ils prospéraient et se multidans les gras pâturages- Les blancs apparurent; le et épaisse fourrure du bison leur convint; la e trouva de leur goût ; ils se promirent alors do la i l'une et de l'autre un gain abondant. r arriver à leurs fins, ils éveillèrent cliez les liabis steppes l'envie de se procurer quelques-uns des rillants ou stupéfiants qu'ils avaient inventés; ils oITrirent en échange du produit de leurs chasses, truction commença. Elle n'a Tait depuis que gi-anidieu tuera jusqu'à ce que le dernier bison lui ait ipeau; car, insouciant de l'avenir, il ne vit que présent. Aussi peut-on à coup sûr et à bref délai la quasi -disparition de ce bel animal ! * isse du bison se fait de diverses manières; nous s exposer ici aussi clairement et succinctement sible.
sur un cheval dur k la fatigue, qu'il a ordinairc- •!s sauvage dans les steppes, l'Indien, dépouille le son porleur de tout ce qui peut les alourdir, a bête au milieu du troupeau, la guidant au moyen ngue et simple lanière, avec l'aide des jambes et et qu'il lient de la main droite, tandis que de la uclie il porte son arc et autant de flèches que pos-
irsier intelligent devine l'intention qu'a son mal-
tre d'attaquer une vache grasse ou un jeune taureau, s arrête près de la béte choisie et donne ainsi au chasseur l'occasion de lui envoyer unf^ flèche au flanc. Le trait est à peine lancé que le cheval s'éloigne de lui-même par un bond de ranimai furieux qui lui présente ses cornes et rapproche alors son maître d'une autre victime.
Les animaux ainsi blessés se séparent du troupeau, gisants sur sa route, exténués ou mourants, et c'est aux femmes, qui suivent, à les achever, les dépouiller et à en emporter les meilleurs morceaux. Si on ajoute que cette tuerie dure comme cela, par toute la plaine, jusqu^à ce que l'épuisement des chevaux vienne arrêter les infatigables Indiens, on pourra se faire une idée du monstrueux massacre exécuté chaque jour.
I^a longue crinière du bison lui couvre les yeux et l'empêche de bien voir ; c'est ce qui permet à un chasseur à pied de s'en approcher sans être aperçu. L'Indien, pour plus de sûreté, se couvre d'une peau de loup et marche à quatre pattes, en tenant son riffle devant lui et en décrivant des zigzags. Si le vent ne vient pas à le trahir, il réussit de cette façon à tuer un bison de très près, sans troubler le reste du troupeau ; car la détonation du fusil n'effraie point ces animaux, tant que leur odorat ne leur a pas révélé la présence de l'homme. Aussi l'Indien qui se cache bien peut-il tuer plusieurs bêtes de suite !
Cette chasse, moins meurtrière que celle du cavalier, est bien plus dangereuse ; ce qui ne veut pas dire que la poursuite à cheval du bison blessé soit exempte de péril ; l'animal frappé se retourne subitement parfois; le cheval eflhiyé renverse son maitre, qui alors reçoit des coups de cornes ou bien est foulé aux pieds. On a vu des bisons furieux assiéger pendant plusieurs heures des piétons ou des cavaliers démontés qui s'étaient réfugiés sur des arbres ; il convient donc de recommander la plus grande prudence aux chasseurs des prairiea.
Quand la neige couvre le sol, comme les bisons ne couni que très péniblement, ils offrent une proie facile à ndien ctiaussé de souliers ad hoc, qui peu t alors les transrcerdesalance.
Pour compléter cette œuvre de destruction, it ne maniait plus que la chasse que John Franklin a vu faire près : Cariston. ■ On entoure une immense étendue de pieux de murs de neige. D'un côté, la neige est laissée en nte jusqu'à la hauteur des pieux. Des Indiens à cheval, iussant des cris terribles et tirant des coups de fusil, battent alors dans cet enclos un troupeau de bisons l'ils y tuent facilement. >
E BOEUF GAYAL
(ail, basuf des jungles) est une belle espèce ng, de l^es de hauteur, et dont la queue
; gros et robuste, le cou court, la tête grande. Ère, les cornes relativement courtes mais ï épaisses à la base. Le pelage est court et -oides et minces, crépus sur le Tront ; la teinte généralement.
i habite les montagnes boisées du sud et du ide et de l'ile de Ceylan, à une altitude de mètres au-dessus du niveau de la mer.
vivacité et son agilité l'indiquent, c'est un nontagnes. Il grimpe aussi sûrement que
le vie ne diffère pas notablement de celui des s. Formant des troupeaux avec ses sembla- ■i pâturages le matin, le soir et même par les pour éviter la chaleur suffocante de midi, et lite sous bois pour reposer, en ruminant. Il it ne se baigne que dans les ruisseaux limpiignes (t).
porte ncnf mois un seul petit «t est toujours stévautc.
Cet animal, grâce à ses sens subtils, à sa grande agilité et à sa course rapide, échappe à ses ennemis. Il se montre doux et confiant envers Thomme, bien qu*il Tévite avec soin ; jamais du reste il ne Tattaque sans provocation.
Le gayal, facile à la domestication, ne se conserve alors que dans les contrées boisées et ombreuses; il meurt vite sous un climat chaud. Nulle part, on ne le fait travailler. Les Kookies ne boivent même pas son lait.
Jusqu*ici Ton n*a essayé de croiser le gayal qu'avec le zébu, et on a obtenu, paralt-il, des résultats satisfaisants.
CHASSE DU GAYAL
Cet animal n'a pour ennemis sérieux que le tigre et la panthère, dont la plupart du temps, grâce à la finesse de son odorat, il évite l'attaque. Toutefois, en cas de surprise, il accepte le combat, lutte avec vaillance et met souvent en fuite ces carnassiers, qui ne réussissent guère qu'avec les veaux ou une vache accidentellement isolée. En thèse générale, tout le troupeau, s'il est proche, se rue avec ensemble sur l'agresseur, qui se hâte alors d*opérer vivement sa retraite.
Dans plusieurs parties des Indes, les Européens et quelques indigènes chassent le bœuf des jungles pour se procurer sa viande et sa peau. Ils n'obtiennent d'ordinaire ce rare résultat que par l'affût. Le plus souvent on ne le poursuit, les Indiens surtout, que pour Tavoir vivant et le domestiquer.
a Les Kookies, d'après Brchm, ont une manière très simple de prendre les gayals sauvages.
« Quand ils en connaissent un troupeau dans les jungles, ils préparent un certain nombre de boules, grosses comme une tête humaine, composées de sel et d'une espèce spéciale de terre; puis ils conduisent leurs animaux apprivoisés vers les sauvages. Les deux troupes se mêlent bientôt, parce que leurs mâles fraternisent vite avec les femelles.
« Semant leurs boules dans les parties des jungles fréquentées de préférence par le troupeau mélangé, les Kookies observent avec soin ses mouvements. Les gayals, attirés par Taspect et par Todeur de cet appât, y appliquent leur langue, et, dès qu*ils ont le goût du sel et celui de la terre employée, rien ne leur ferait quitter l'endroit tant que les boules ne sont pas épuisées ; les piégeurs renouvellent ces appâts, qu'ils font durer davantage en y mêlant du coton, pendant six à sept semaines, temps nécessaire pour que les animaux apprivoisés et sauvages, toujours réunis, lèchent bien ensemble ces boules qui les séduisent.
« Après cette période, le Kookie se montre à une distance assez grande pour ne pas effrayer les individus sauvages; il s'approche ensuite par degrés insensibles, si bien que, sa vue leur étant devenue familière, il peut, sans les faire fuir, aller caresser les gayals domestiques. Bientôt il touche et flatte de la main les sauvages eux mêmes, en ayant soin de leur prodiguer alors les boules à lécher.
« Parvenu à ce point, le Kookie est en état d'entraîner pêle-mêle toute la troupe vers son village, sans le moindre emploi de la force, et les nouveaux apprivoisés y restent, n'essayant jamais de reprendre leur liberté.
c Les Indiens n'opèrent qu'à la nouvelle ou à la pleine lune, parce qu'ils ont remarqué que c'est alors que les deux sexes sont le plus enclins à s'associer. »