‹ Les chasses du globeChapitre 74 sur 206 · CHASSE DU TAPIR · texte numérisé non relu

CHASSE DU TAPIR

Les plus dangereux ennemis des tapirs sont les grands féliens qui habitent leur patrie, le tigre aux Indes et le jaguar en Amérique.

(k\ poursuit ces animaux avec ardeur pour se procurer leur viande et leur peau ; roais chaque pays a aa chasse particulière.

Scbomburgk, avec son style plm d-anii nation, décrit une chasse au tapir en Amérique» qui fut en quelque sorte innprovisée, la voici :

< Nous tournions À peine un des an^es de la rivière que noua aperçûmes, à notre grande joie, un tapir avec son petit sur un banc de sable, tout au bord de Teau ; le mot fMipuri nfétatt pas sorti de la bouche de nos Indiens que ces deux anifuaux, nous vayaht, prirent la fuite dans les fourrés qui bordaient la rive. A Tinstant noiK débarquons et courons après eUTC, armés de fusils et d'arcs.

€ Le fourré franchi, nous vîmes que les deux fuyards cherchaient à se cacher dans les roseaux et les herbes tran* chantes, hautes de deux mètres, qui couvraient toute la plaine. Notre meute se trouvait en arrière, dans notre troisième canot, et nous. Européens, houe restions iflitnobiles devant ce formidable rempart que nous avions déjà apprécié à nos dépens ; mais cela ne pouvait arrêter nos Indiens, qui disparaissent comme des serpents iaa milieu de ces herbes dangereuses.

c Deux détonations coup sur tx)!^) et des crts de triomphe nous annoncent bientôt leurs succès. Tous se portent dans cette direction ; le chemin nous a été rendu plus facile, et nous trouvons ies deux heureux chasseurs, appuyés sur leurs fusils devant le cadavre du plus grand tapir. C'était une femelle d'une taille peu ordinaire.

c Nos chiens étant arrivés, on se mita la chasse du jeune dont la piste fut bientôt trouvée. Dès que Fanimal se vit découvert, il poussa un sifflement perçant. Nous ne pouvions rien voir, mais la direction du bruit nous apprenait que la bête était expulsée de la forêt de roseaux, et alors nous courûmes en toute hâte sur une hauteur voisine pour assister à la poursuite. Nous n'étions pas encore arrivés,

.3 le tapir (émergeait des roseaux, suivi de près par la eule et par nos trente Indiens; leurs cris de joie couaient non-seulement les aboiements des chiens, mais icore les sifQements d'angoisse de l'animal forcé. On l'arta, et, après une inutile résistance, les Indiens lui !rent les jambes- Il avait à peu près la taille d'unporc un an. >

Les colons chassent le tapir avec des chiens qui le rabatnt sur des tireurs postés à l'avance, ou bien ils le font aquer par des Indiens. Dans les deux cas, ce sont louursces indigènes qui vont préalablement relever les trais de l'animal.

Il arrive parfois qu'on surprend un tapir, la nuit ou le latin, quand il nage dans une rivière. Faisant force de imes, on se hâte de l'entourer ; il plonge alors, passe fré* jemment sous les canots, reste immergé plusieurs minuiS, mais il lui faut bien venir par intervalles montrer sa :1e à la surface pour respirer. C'est un instant propice Dur lui loger une balle qui met fin à la poursuite. Les Brésiliens, en pareil cas, ont la manie de ne tirer qu'à lomb; les ricochets sont moins dangereux, il est vrai; lais souvent l'animal, après vingt coups de feu, réussite sur échapper.

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LE PÉCARI A COLtlER

^*m*m^^ Mil II».

Le genre de8 pécaris se caractérise surtout par ttôm doigts smteaiiiit aux pieds de dilrrièpe, jMr une glMfde pufttaïKàre wr tedos^ par treiite-ftirit dents seufernenl, dont dMx^ patfss d^ineisives à la^mictiioiilNssiipéi^teiife^ei^ trois à I*inférieure et une paire de canines à cha<fâ^

Le péearî estim p^t stttdé âe i^^fS & f*HK dé longueilir au ptaB, et d& 0?3&à0^404ie hauteur. Va des fùrrMs assest^ étrôeéas, te tête hautey. lé avusean ôbiué, dets^ soies propon^ tionneUameol longues; épaîssec^et d*u4) noir Pomié. Lé ven^ teo esi bran, te poîtritie blanche ; une^bandk jaurra^ pai*t4le cette dermèP^* régioo ei monte jus<fa*au dessus^ desépa^*les, foniuintle eotlier. La g^âdedorsaio fournie un liquido' à edttur pénétrante.

Cet animal, commun dans toutes les forêts do rA^mét^i^ que dii %id jusqu'à mille mètres au-deësu^du- niv^u^de la rad9,^est tués soeiable; on^ Vy voit circuler en trotip^sf nonibnett6esy.sotfs la conduite du mflle le plus font. Gha<|ufii bandei etange teu» lés joui« de demeure,- et,- d'ans ces^ voyages, rien ne les arrête, ni les champs découverte;- ni^ les cours d*eau.

Ils cherchent jour et nuit leijr naurriture, mangeant des fruits et des racines qu'ils déterrent avec leur groin, et dévorant en outre des serpents, des lézards, des vers et des

chenilles, sans compter qu'ils dévastent les plantations qui se trouvent sur leur chemin.

Dans leur manière d'être, ils ressemblent beaucoup aux sangliers; mais ils se montrent moins gloutons et ne se souillent que par la grande chaleur ; de jour, ils ne se cachent que dans le creux des troncs d'arbres, entre les racines.

Leurs sens sont faiblement développés et leur intelligence peu étendue ; l'ouïe et l'odorat paraissent assez perfectionnés ; la vue semble mauvaise.

La femelle met bas deux petits seulement. Ils sont, au bout de trois à quatre jours, en état de suivre leur mère partout,

Les pécaris captifs s'apprivoisent assez vite ; mais néanmoins ils restent presque toujours colères, méchants, même vis-à-vis de leurs gardiens, et ils mordent très volontiers,

On les voit supporter assez bien le climat de l'Europe ; ils se sont même reproduits en Angleterre. Dans tous les jardins zoologiques, du reste, on les conserve longtemps, çn leur donnant la même nourriture qu'aux cochons.

La peau du pécari s'utilise pour faire des sacs et des courroies, La classe pauvre mange sa chair, qui a un goût agréable» ne ressemblant pas du tout à celui du porc. Son lard de plus n'est jamais représenté que par une mince couche de graisse.

. Lorsque la bêle a été longtemps poursuivie, sa viande prend l'odeur de la glande dorsale, quand on ne l'enlève pas avec promptitude; mais, lorsque l'animal n'a pas été surmené, cette ablation immédiate n'est nullement néce^j»aire«

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