L'HIPPOPOTAME AMPHIBIE
Ce genre, de nos jours, semble réduit h une seule espèce ; on y remarque toutefois des dififérences de taille dans certaines régions.
Cette massive créature, improprement baptisée chevat de rivière par les Grecs et buffle de rivière par les Arabes, ressemble plus à un porc engraissé qu'à tout autre animal.
Un hippopotame adulte peut, d'après A.-E. Brehm, atteindre presque une longueur de 8"*00, sur lesquels 0'"50 seulement appartiennent à la queue. Il a, au plus, 1"80 de hauteur au garot; sa circonférence est de 4"»00 à 4"30 ; son poids va de 2,500 à 3,500 kilogrammes. La peau seule pèse de 400 à 500.
Plus que tous les autres pachydermes, cet animal ne peut se passer d'eau. Il ne va à terre la nuit que pour y paître, quand le fleuve n'est pas riche en plantes, et, dans ce cas, malgré sa lourdeur, il pousse parfois ses excursions jusqu'à douze kilomètres, ne reculant point devant des ascensions de trois cents à cinq cents mètres pour atteindre de riches pâturages. Si des cultures avoisinent son séjour aquatique, il les ravage bien plus en les foulant sous ses pieds et en se roulant comme les pores qu'en s'y rassasiant.
Sa nourriture ne se compose que d'herbes, de jeunes roseaux, de maïs, de cannes à sucre, d'extrémités tendres des pousses des buissons, bien qu'à cause de la singulière
<Iisposition et du développement de ses dents on ait dit qu*il vivait de poissons.
Quoique Thippopotame n'ait que des jambes de 0"50 à 0'"86 de haut, s% rapidité à terre égale celle de rhomme sur un terrain horizontal, mais la dépasse quand il descend une pente, tandis qu elle est moindre sll la gravit. Trouve-t-il un homme sur son passage, loin de fuir, il se précipite sur lui dès qu'il bouge, et ses incisives sont alors des armes redoutables.
Dans Teau, sa vitesse de translation est à peine un peu plus grande que sur un sol uni. Il ne fait aucun mal aux nageurs et n'attaque presque jamais les canots. Toutefois^ on doit constamment se méfier des femelles qui ont un petit et battre vivement en retraite à la moindre démonstration hostile. Cela est rare, mais fort dangereux, sans compter les risques provenant des crocodiles qui pullulent (fans ces rivièjres et qui ne manquent jamais de profiter des naufrages.
Dans son état normal de santé, Thippopotame, qui serré de près sur terre saute à Teau d'une rive élevée de quatre k six iHètres, ne reste guère immergé plus de quatre à cinq minutes; après quoi, force lui est bien devenir faire une inspiration, quittera ne montrer que ses narines s'il a peur.
Le bcuit que font ces pachydermes, lorsqu'ils viennent k la surface de l'eau, principalement le soir quelque peu a.vant leur sortie, ressemble non à un hennissement,, non à un grognement (quoiqu'il s'en rapproche), mats trè& bien à un puissant ronflement qui retentit, au loin.
Pendi^nt le jour, dans les pays déserts seulem^nl, ces axûmaux^ ponr se livrer k un demi-sommeil, gagneoLles rives sablonneuses ou s'allongent dans les basses eaux. De. temps à autre alors, un mâle pousse un grogpemant et lève la tête pour inspecter les alentours.
I^ femelle met bas dans le premier tiers de la saison
des pluies, h Tépoque où la nourriUire est la plus succulente. Elle D'à jamais qu'un petit. Il se tient d'iiabitude âffouit^ié sur le eou de -sa -mère plusieurs mois de suite. .
Les hippopotames, que nous voyons maintenant en Europe, 4>ht été pris très jeunes et seulement après la mort <le la Hière. Ils prennent volontiers le pis d'une vache, malé îi ileur :eD faut tr^s ou quatre par tète.
fies animaux supportent facilement et Ion0emps4a captivité, jet si, ehez nous, unepaire est placée dans ^ bonnes i»QiMioBS£l'eau, Ae lerraih et d^abri, on peut espérei^ à'm d^taoip des petits. Quant à la nourriture, ^le est tou4*à- Ait Ja mifme qiie celle des cochons.
là peaiji, Caisse de deux & trois doigts, se tr^ansformê fiù toutes sortes dex^annes, cravaches et fouets. Les denis« qui étaient jadis presqiie exclusivement employées À la iSQnfeoliQp 'des deip^tiers, à cause de la persistance de leur J^laac^^MHH'jdowpent aujourd'hui>un noir d'ivoire trèse&timé 4aQ8 4*în(li)&trie. Les plus belles caniaes pèsent jusqu'à
Lajcljair des aduHes est fort prisée par les colons, aur.-r t(wt p«r jes .wdigènes; seuls, ies jeunes foiu^nisseot un j|)/ets déUcie^x aux européens. On vaoïte beaucoup la.déM- 4^Ud^9e 4e :1a lapjfue furpée. Quant au lard, it vfiut bien mieux ({ue celui id^i coQbon domesti()ue. Enfin la graisse fondue, très avantageuae pour la cuiaine, esi si bonne qu*x>B la mapge voJoAtiers ayec du pain.
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