‹ Les chasses du globeChapitre 81 sur 206 · FALK.LAND {OURS MARIN · texte numérisé non relu

FALK.LAND {OURS MARIN

atteint de 2^0 à 3-00 de longueur; mais les dépassent jamais 1»30.

l'ours marin vulgairement donné à cet animal lal choisi ; la partie antérieure de soncorpsa nt quelque chose de l'ours. Les membres exceptronc est couvert de poils assez longs, groslisants, cachant un duvet soyeux et crépu. Les misses ont des poils courts et raides; les avantlins et la face inférieure des membres sont nus. du pelage est en général d'un noir foncé ou gris lement le ventre se montre jaunitre ou gris-

Dire les arctocépbales, au sud, sur les lies Faille occidentale de l'Amérique du Sud et au cap ^pérance ; au nord, sur les Iles et les côtes les trionales du Grand Océan, sur les Kouriles et les ennes.

arin ne reste pas toujours au même lieu. A l'enlids, il se rapproche des zones tempérées, et, ; chaleurs, il se dirige vers le pôle. Cest ce qui ins les Shetlands du Sud et dans les Iles voisi-

— 21KÎ —

ûes, on voit les plus vieux et les plus gros mâles arriver au milieu de novembre, gagner la terre et s*y étendre en longues files. Puis, en décembre, viennent les femelles, dont la présence ocoasionne de vioients combats. Enfin, quelques mois plus tard, apparaissent les individus hors d*âgeet les jeunes d'un à deux ans.

Pendant leur séjour, ils^^erre^t autour dé& Hes |u«(|i['à la fin d'avril, époque à laquelle ils commencent leur mouvement vers le sud, qui est entièrement terminé dans la premier quinzaine de juinr.

C'est lors de ces évolutions qu'il a été facile à Steller de constater que chaque mâle possède un harem de huit à quinze femelles, qu'il surveille avec soin et qui constitue un troupeau bien distinct toujours, même au milieu des milliers d'ours marins- réunis sur une plage.

c Le mâle, dit-il, reste avec ses femelles et leurs progéoi^ tures, même avec les jeunes d'un an qui ne sont pas encore accouplés; une famille peut ainsi atteindre le chiffre de cent vingt individus. Dans la mer, ils nagent en groupe parfaitement séparé.

c Ces animaux sont plus lestes dans leurs mouvements que les autres phoques et nagent bien plus rapidement . À terre, ils sont si agilesqu'un homme ne peut leur échapper qu'en gravissant une pente.

Avec l'âge; les vieux mâles se séparent du troupeau et viennent sur les lies ; très gras alors ils y restent un moisentier sans manger, dormant continuellement ets^nrantrant^ lorsqu'on les dérange, méchants et grognons.

< Les femelles portent leurs petits dans leur gueule ; et si elles les abandonnent en cas d'attaque, les mâles les jettent en l'air et contre les rochers, jusqu'à ce qu'elles soient à demi mortes; Revenues àelles^ on les voit se prosterner et demander grâce en pleurant à chaudes larmes. Le mâle pleure, comme la femelle, quand on lui enlève ses petits.

- fsn —

€ Les ours iimrids odt trois crîsi A terre^ pour ^Nnsel* \9 tom]^ ils beuglent comme.la vache àf qui on a eotei^é soo teau ; en combattant, tb grondent à Finstar des ours"; vk>torieux, iis poussent un cri perçant dans le genre du grillon. Blessés et succombant sous les coups d'un ennemie ils soupirent et doufBent comâfie un chai ou une loutre marine, r

Cette espèce est fatalement condamnée à disparaître daifii' un bref délai ; qui sait même si aujourd'hui leur destruction n'est pas achevée complètement par les tueurs de phoques !

Page 1