‹ Les chasses du globeChapitre 82 sur 206 · CHASSE DE L'OURS MARIN · texte numérisé non relu

CHASSE DE L'OURS MARIN

« Au Kamtschatka, où les ours marins vont bien rarerement à terre, on les harponne dans Teau. Ils s*élancent alors comme une flèche, en entraînant le canot derrière eux et, si le pilote ne sait pas bien gouverner, ils renversent Tembarcation. Gela dure ainsi jusqu'à ce que l'animal ait perdu tout son sang. On l'attire ensuite, on le transperce de coups de lance et on le conduit à terre. Ce ne sont que les mâles adultes et des femelles pleines qui sont pris de la sorte ; car, avec ces coquilles de noix, ce serait une grave imprudence que de s'attaquer aux vieux mâles.

« A terre, on tue ces animaux soit à coups de fusil, soit à la lance, soit même à coups de bâtons. Pour ce, il n'est pas le moins du monde nécessaire de courir après eux, après les vieux mâles notamment, parce que, aussitôt qu'ils voient venir des chasseurs, ils font la moitié du chemin à leur rencontre et engagent la bataille. Gomme ils

sont agiles dans leurs mouvraients et que la fureur les rend redoutables, on doit, pour en venir à bout sans avaries graves, faire preuve de prudence, d*adresse et de l^èrelé, et ne jamais perdre de vue qu'ils ont la vie très dure. Steller dit en effet qu'on a vu des ours marins recevoir jusqu'à deux cents coups de bftton sur la tête avant de mourir. »

*OTARIE DE STELLER

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