CHASSE DU MÉNURE SUPERBE
Après avoir affirmé que les ménures sont les plus craintifs des oiseaux, Gould signale en quelques lignes les incroyables difficultés de leur chasse. « Une branche qui craque, une pierre qui roule, le moindre bruit enfin suffit
pour leur faire prendre la fuite et rendre vaines toutes les précautions du chasseur. Il faut que celui-ci grimpe par dessus les rochers, les troncs d*arbres, qu*il rampe au milieu .des branches, évite les crevasses et les précipices masqués, et il ne peut le faire que quand Toiseau est occupé à fouir le sol ou à chanter. Il doit ne jamais le perdre de vue et rester immobile sitôt qu'il pense que le ménure peut le remarquer. Un bon chien est d*un grand secours : il arrête Toiseau et détourne son attention de dessus le chasseur. >
« Les vieux habitants des bois, ajoute Gould, ont mille ruses pour surprendre ces oiseaux. Attachant à leur chapeau la queue d*un mâle, ils se cachent dans un bois et agitent la tète jusqu'à ce qu*un ménure remarque leur ornement. Croyant voir un autre mâle pénétrer dans son domaine, il accourt et est pris. D'autres chasseurs attirent les ménures en imitant leur cri d'appel, et ce moyen réus* sit chaque fois qu'il est habilement employé. »
Le tir de cet oiseau n'a lieu généralement qu'à une faible distance ; on peut donc n'employer que du plomb des numéros 8 et 6.
Quant à la chair du ménure superbe, tout nous porte à croire qu'elle vaut celle du faisan ordinaire.