CHASSE DU COLAPTE DORÉ
I/liomme n'est pas, suivant Audubon, le plus ledoule ennemi des colaptes don^s; ils ont, parait-il, bien s à se plaindre du raton laveur et du serpent noir.
Souvent, le raton glisse dans le nid sa patte de devant.
ef, silacavilé n'osai pas trop profonde, il eu œUro lesœurs qu*il suce avidement, les jeunes qu'il dévore, sans compter qu*il n*épargne pas non plus les adultes en train de couver. Quant au serpent noir, qui pénètre sans peine dans le trou, il en tue et mange les jeunes habitants.
« Diverses espèces de falconidés poursuivent encore le colapte au vol, mais il leur échappe presque toujours en se réfugiant dans la cavité des arbres, dont il s'éloigne du reste fort peu. Sa disparition subite stupéfie alors le rapace d'une manière incroyable et plaisante. Si le colapte n'a pas un trou sous la main, il gagne un arbre et se met à décrire autour du tronc des spirales avec une telle rapidité qu'il déjoue le plus souvent les attaques du faucon. »
Beaucoup de chasseurs américains, surtout dans les Etats du centre, poursuivent les colaptes à coups de fusil. Emploie-t-on en outre les collets pour les prendre? Ce qu'il y a de certain, c'est que ces oiseaux figurent en nombre sur les marchés de New-York et de Philadelphie, où ils trouvent des acheteurs, bien que leur chair soit fort déplaisante par son odeur de fourmi.
On tue cet oiseau avec du plomb des numéros 8 ou 6.
LE GUEPIER VULGAIRE
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Cet oiseau, un des plus grands de la famille, a 0"38 de long ; l'envergure est de 0"47, l'aile de 0"15 et la queue de 0"42.
< Il a le front blanc, la partie antérieure de la tête verte; l'occiput, la nuque, le milieu des ailes d'un brun-châtain ou d'un brun canelle ; le dos jaune, à reflets verdâtres ; une ligne noire passant sur Tœil et qui du bec descend jusqu'au milieu du cou; la gorge jaune d'or clair, entourée de noir ; le ventre et le croupion bleus ou verts ; l'œil carmin foncé, le bec noir, les pattes rougeàlres, les ailes vert d'herbe ainsi que la queue. »
Le guêpier vulgaire se montre fréquemment dans l'Europe centrale, mais il ne niche que dans le midi. Commun en Espagne, en Italie, en Grèce, dans toutes les iles et sur toutes les côtes de la Méditerranée, en Turquie, en Hongrie, dans le sud de la Russie, il habite la Perse, le Cachemire, la Chine, et, dans ses migrations pour hiverner, il traverse l'Asie et l'Afrique. On doit présumer qu'il gagne alors le sud de ce dernier continent pour s'y reproduire encore, mais cette supposition n'est pas du tout certaine.
Il arrive dans les contrées où il niche vers la fin d'avril. Au milieu de mai, les bandes se sont un peu divisées ; bientôt cependant, plusieurs se réunissent et forment une colonie composée de cinquante, soixante couples et même
plus, suivant les localités. Là où ces oiseaux trouvent une paroi argileuse verticale, très haute et presque inaccessible, on les voit en nombre; aulrement, chaque paire cherche de son c^lé l'endroit qui pourra le mieux convenir à l'installation de son nid.
Lorsque le temps est beau, les guêpiers dispersés, mais jamais isolés complèlement, s't^lferent très haut dans les airs et explorent un vaste terrain, lançant avec continuité leurs cris d'appel : sckurr gchurr ou guep guep. Vers le soir, ils reviennent à la colonie, se séparent par paires et. Jusqu'au crépuscule, chassent activement les insectes sur les arbres. S'il pleut, on les voit s'aventurer au voisinage des habitations et causer alors de grands dégâts aux ruchers.
Ils sont en efTet très friands des insectes à aiguillon, des abeilles, des guêpes et des frelons, sans dédaigner toutefois les sauterelles, les libellules, les mouches, les coléoptères, régurgitant les ailes et les autres parties coroées de ces proies.
La saison des amours commence à la tîn de mai. Le guêpier recherche alors pour établir son nid la rive escarpée, argileuse ou sablonneuse, d'un cours d'eau, comme nous l'avons dit précédemment. Il y creuse un trou rond, de (TOS à 0*^7 de diamètre, à l'aide de son bec et de ses ongles. De ce trou part un couloir horizontal ou légèrement ascendant, qui atteint parfois une profondeur de 1-30 et plus. A son extrémité, se trouve un chambre d'environ 0'°â4 de long, de O^li de large et de 0*10 de hauL C'est là qu'en juin la femelle dépose ses œufs, au nombre de quatre à sept.
On ignore si la mère couve seule ; mais on sait que les parents nourrissent et élèvent leurs petits, que l'on voit déjà voleter dans les premiers jours de juillet et qui, en août, ont les allures des vieux.