‹ Les chasseurs de girafesChapitre 6 sur 15 · IO · texte numérisé non relu

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vait se décider avant le retour des éclaireurs Macololos. La nuit se passa ainsi, sans que personne ressentît la moindre envie de dormir, tant chacun était tourmenté par l’incertitude. Enfin, au point du jour, les éclaireurs revinrent et annoncèrent que les guerriers de Mosélékatse avaient campé à cinq kilomètres de là, et qu’ils seraient sur eux dans une heure.

Arend et Hendrick sautèrent aussitôt sur leurs chevaux et partirent au grand galop dans la direction de l’ennemi pour faire une reconnaissance. En leur absence, tous les Macololos se mirent activement à faire leurs préparatifs pour fuir ou combattre. Une demi-heure après, les deux jeunes gens revinrent: ils avaient rencontré une troupe de trois cents hommes armés qui approchaient.

— Il n’y a pas le moindre doute sur leurs intentions, dit Hendrick. Nous nous sommes avancés à trois cents mètres d’eux; dès qu’ils nous ont aperçus, ils se sont mis à crier et à courir, et quand nous avons tourné bride, ils nous ont lancé plusieurs javelots.

— Alors, plus tôt nous partirons, mieux cela vaudra, dit Hans. Ils sont trop nombreux pour que nous puissions songer sérieusement à leur tenir tête.

— Alacora ne semble pas de cet avis, dit Willem. Voyez, il fait des préparatifs comme pour un combat acharné. Congo, demande-lui s’il pense que nous puissions chasser l’ennemi.

Le Cafre obéit.

— Baas Will, dit-il, lui dire que personne pouvoir chasser guerriers de Mosélékatse, excepté quand avoir beaucoup plus de guerriers que lui.

— Mais alors, est-ce qu’il veut rester ici pour

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faire exterminer ses hommes jusqu’au dernier? dit Arend.

Congo traduisit cette nouvelle question au chef.

— Lui dire que fera juste comme vous vouloir, baas Will.

— Alors partons, et lestement, dit Willem. Nous ne souffrirons jamais qu’un seul des leurs perde U vie à cause de nous.

On se mit donc en route sans plus de retard, et telle fut la précipitation du départ, que les pauvres Macololos furent obligés d’abandonner toutes les provisions de biltong qu’ils avaient pris tant de peine à préparer.

Il était temps : Willem et Hendrick, restés en arrière pour observer l’ennemi, virent bientôt les Matabélés envahir l’endroit qu’ils venaient de quitter ; ils purent entendre leurs cris de fureur et voir leurs gestes menaçants en trouvant le camp évacué.

Fixés tout à fait sur les dispositions des Matabélés, ils éperonnèrent leurs chevaux et rejoignirent Macora et ses guerriers.

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