LE FISC DE MA ISONS-S UR-S E INE
Le fisc de « Mansiones »
Mansiones était inanse seigneurial. Les terres en culture et autres s’espaçaient tout autour de la forêt de Lida, en exceptant l’enclave du Pecq appartenant à Saint-Wandrille, abbaye du pays de Caux (1), et principalement entre Maisons et Chambourcy. On y comptait sept centres de culture, formant 220 bonniers de terre arable, 50 arpents de vigne, pouvant produire : les premiers, 650 muids de froment ou grains, et, les seconds, 100 muids de Ain; 110 arpents de prairie fournissant 100 charretées de foin ; une île ; deux forêts (Lave et Cruye — auj. Marly); deux églises (une à Maisons, une à Chambourcy). Les centres habités étaient : Chambourcy, Poney, Spinitum, Les Monlineaux, Gurcellis, Maisons (la suite manque); et le dénombrement des «hommes (2)» attachés au sol les répartit comme il suit :
Lieux
Hommes
Femmes
Enfants
Totaux
Chambourcy
Poney
Spinitum (3)
Les Monlineaux
CurceUis (3)
Maisons-s/-Seine (incomplet)
Totaux .
Poney, dans la haute vallée du ni de Buzot, était alors l'agglomération de beaucoup la plus importante.
Dans ce que l’on pourrait appeler les interstices de ces diverses exploitations agricoles se plaçaient d’autres villae: Le Pecq, Demonval, dans la petite vallée de l’Étang-la-Ville, hameau encore existant à flanc de coteau ; Filliancourt, ou Feuillancourt actuel, écart de Saint-Germain-en-Laye ; Saint-Léger-en-Laye (4); Hennemont. Tous ces petits pays déchus vivotent encore auprès de nous.
Laissons en dehors, au Sud, Fourqueux, Mareil, Marly, qui dépendent de l’autre région, — la forêt de Cruye (Creua), — à l’extrémité de laquelle s’élevait plus tard la tour de La Montjoie, et où, en 1221, fut fondée l’abbaye de Joyenval (5).
De l’autre côté de la forêt, à l’Ouest, se trouvaient Poissy, Rocourt (6), Achères.
(1) Saint-Wandrille, près Caudebec-en-Caux, Seine-Inférieure (Voir Éclaircissement 111).
(2) Hommes, femmes et enfants étaient compris sous cette dénomination générique.
(3) Spinitum et CurceUis n’ont pas été identifiés jusqu'à ce jour. A propos de Curcel/is M. A. I «mgnon demande: «Est-ce Courcelles, commune de Clichy-la-Garenne ? La question reste ouverte...» Nous pensons avoir apporté un documentsusceptible de la clore, au moins pour Spinitum sinon pour les deux localités en litige (Voir Eclaircissement IV).
(4) Voir Eclaircissement V.
(5) V. Mémoires de la Soc. hist. et arch. de l’arr. de Pontoise et du Vexin. T. XIII, 1890. Etude de M. A. Dutilleux, p. 41 et suiv. — Charte de fondation, dans Gallia, VIII. 351 (avec variantes).
(6) Voir plus loin, chap. II, ce que nous disons de cet écart de Poissy.
Fig. 12. — Carte des Environs (Sud) de Saint-Germain, en 1800.
(Fragment de la Carte des Environs de Paris, par Dom Coutans, gravée par Ch . Picquet, à comparer avec la carte de de Beaulieu, Fig. 9).