‹ Les Châteaux Royaux de Saint-Germain-en-Laye 1124-1789Chapitre 28 sur 69 · S II · texte numérisé non relu

S II

Louis VII, le Jeune

koi, le 1er Août 1137 mort, le 18 Septembre 1180. Actes et Séjours.

Rien m aigie est la îéeolte que nous avons pu faire concernant les actes et séjours de Louis VII à Saint-Germain.

Nous ne trouvons rien entre 1137 et 1143. En 1137, on peut le rappeler ici, Louis le Jeune épousait, a Rordeaux (1), Eléonore d’Aquitaine. On sait les suites de ce mariage, néfastes pour la France à partir de 1152 (date du divorce et du second mariage d’Eléonore avec Henri II Plantagenet).

On trouve ensuite cinq séjours à Saint-Germain : en 1143-44, le roi signait un acte pour Notre-Dame de «raine (2); en 1147, il partait de Saint-Germain pour la lent Sainte (3), en 1150-51, il confirmait les privilèges accordés par Louis VI à la commune de Mantes (4).

En 1170, il signait la trêve avec l’Angleterre (5). En 1178, il quittait Saint-Germain pour son pèlerinage à Saint-Thomas de Gantorbéry. En 1179-80, il accordait aux î eligieux de Saint-Satur (Cher) le droit d’élever un moulin sur la rivière d’Enon.

D’actes signés hors de Saint-Germain et concernant la ville ou ses environs, on en trouve plus à glaner :

En 1143-44, de Paris, il confirmait les privilèges du Prieuré de Saint-Germain. Nous connaissions déjà cet acte important pour notre histoire locale ((5).

La même année, de Paris, il faisait, à la demande de sa mère Adélaïde, don aux religieuses de Montmartre d’un étang, un moulin, un verger situés à Saint-Léger (7). Nous avons parlé de cette affaire autrefois.

Lu 11(50451, de Paris, il confirmait toutes les possessions de Coulombs, dont dépendait le prieuré de Saint-Germain (8).

En 11(51, de Paris, il terminait le différend survenu entre les moniales de Mont-

(1) Guillaume de Nangis, à l’année 1137. (Géraud, Ouv. cité, I, p. 29).

(2) Luchaire, Louis VII, pièce 123.

(3) Rolot, Précis hist., p. 106. Est-ce bien établi?

(4) Luchaire, Idem, pièce 254, p. 180.

(5) Rolot, Ouv. cité, p. 106.

(6) Luchaire, idem, pièce 109, et Depotn, pièce X.

(7) Luchaire, idem, pièce 118.

(8) Luchaire, idem, pièce 442, et Arch. Nat., Cari, de Saint-Germain, T * 671, n° 6, fû 80.

LE CHATEAU DES CAPÉTIENS

martre et le prieuré de Saint-Germain au sujet de 1 étang de Filliancourt. 5 avait-il un lien entre ce litige et la donation de 1143-44?

En 1163, de Paris, il sanctionnait l’acte fameux de la transaction entre Maurice de Sully, évêque de Paris, et le prieuré de Saint-Germain.

En 1169, de Paris, il mettait fin au différend entre l’abbaye de Saint- Wandril le du Pecq et le sire Thomas de Marli, détrousseur du manoir du Pecq (1).

En 1170-71, il réglait de Paris les droits des bateliers de la Seine entre Paris et Rouen, avec une limite de franchise fixée au Rivulus Alpeci se déversant dans la Seine au Pecq (Alpecum).

Enfin, en 1177, de Pontoise, il réglait les dotations de l’abbaye de Saint-Wandrille du Pecq en la confirmant dans ses biens.

On ne saurait donc dire que les intérêts du pays, et de Saint-Germain même, ne l’ont pas occupé de temps à autre. En résumé, peu de choses intéressantes poui nous dans ce règne très agité, terminé dans l’affliction dune non-réussite tiop accentuée à tous égards, un peu par la faute de celui qui 1 incarnait. Le divorce du loi et d’Eléonore d’Aquitaine en 1152 ne lit qu’activer les événements làcheux.

Du château lui-même, on ne sait rien sous ce règne.

§ III

Philippe II Auguste

koi, le 18 Septembre 1180 mort, le 14 Juillet 1223.

Avec Philippe Auguste, il semble que la vie au château fort doive prendre une autre allure.

Les idées ont marché : les croisades entreprises sous les règnes précédents ont créé un esprit de solidarité nationale naissant, encore bien faible, mais discernable dans une foule de menus faits quotidiens. Nous sommes loin, bien loin de 1 unité nationale telle que nous la concevons de nos jours : elle ne commence à prendie que sous Louis XI.

Dès Philippe Auguste, il y a une tendance marquée a introduire partout, dans les usages royaux comme dans l’administration générale, une autre manière de voit et de juger les choses. Le dépouillement des actes peut servir de base a cette déduction. Le roi touche de plus près à la nation; il s’intéresse plus directement a la vie de ses sujets : que ce soit dans les détails administratifs ou pour les honoiei de dons en retour de belles actions. Ses dons sont mieux raisonnés, mieux placés même, alors que chez ses prédécesseurs les mêmes dons paraissent plutôt soutiiés au souverain, lequel se laisse faire avec l’arrière-pensée d en tirer profit moral poiu

(1) Luchaire, Ouv. cité, pièce 572. — On dit encore que la même année, ou encore en 117G-77, Henri 11 Plantagenet vint à Saint-Germain avec ses fils, laire hommage, chacun en ce qui le concernait, pour des domaines tenus du roi, à titre précaire.

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