‹ Les Châteaux Royaux de Saint-Germain-en-Laye 1124-1789Chapitre 48 sur 69 · II · texte numérisé non relu

II

Jean le Bon

roi, le 22 Août 1350 — mort, le 8 Avril 1364.

Fig. 64. — Jean II, le I3on.

Jean le Bon succédait à son père au lendemain de tristes jours. L avenir n’était pas moins sombre. Comment se révélait le nouveau Roi : allait-il prendre en mains les rênes d’un gouvernement fort, capable de mener à bien le relèvement de la Patrie?

C’était un singulier Roi, emporté et viveur, violent à l’excès, brave par brutalité native, hirsute, mais non brave par les qualités du cœur, car la lâcheté de plusieurs de ses actes nous montre l’inaccessibilité de son intellect â une élévation même relative d’un sentiment noble (3). Sa captivité à Londres n’était que le juste retour des choses d ici-bas, et, s’il avait eu â en souffrir seul, on ne pourrait le plaindre. Mais, bien au contraire, il fut le seul à ne pas souffrir

de cet exil honteux pour un Roi de France sur une terre ennemie: les subsides pour entretenir son luxe et ses jouissances gourmandes n’arrivaient pas assez vite, sa rançon se faisait trop attendre. Était-il donc si misérable là-bas? Non pas! Pnson-

(1) On comprend que nous voulons dire ici que les maçons se servirent des matériaux des bâtiments Est, en prenant de préférence ceux qui n’avaient pas été touchés par le feu, c est-à-dire ceux du rez-de-chaussée et des fondations.

(2) V. Eclaircissement X, tableau généalogique.

(3) Pour payer le premier terme de sa rançon, ne vendit-il (600.000 florins !) pas sa fille Isabelle, âgée de II ans, à ce tyran meurtrier qui avait nom Galéas \ isconti ?

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