SAINT-LÉGER-EN-LAYE
JS
Saint-cCéger
Il y a, on le sait, deux localités appelées Saint-Léger dans notre Pincerais : celui de Laye, aujourd’hui faubourg de Saint-Germain, et celui d’ Yveline au S. -S. -O. de Montfort-l’Amaury. L’absence fréquente de spécification précise, dans les actes anciens, est une cause d’hésitation dans l’attribution à faire à l’un ou à l’autre de certains détails importants. Nous ne nous arrêterons qu’à ceux qui visent directement notre sujet, limités par conséquent au prieuré de Saint-Léger-en-Laye.
Pour ce qui est de la fondation dudit prieuré que l’on fait remonter à Childéric II ou à Thierry III, son frère (1), nous n’avons pas découvert le document probant justifiant cet on-dit.
Un seul acte, de 1314, nous fait savoir qu’alors le prieuré relevait de l’abbaye de Saint-Magloire de Paris, et que l’Abbé rendait au roi cette année-là le droit de nomination à ce prieuré, en échange du droit de présentation à la cure de Limay. Depuis quelle époque Saint-Magloire était-il en possession du droit rétrocédé? Nous ne l’avons pas davantage découvert, et c’est pure hypothèse de notre part de faire remonter la chose au règne de Robert le Pieux (2).
Nous n’avons rien trouvé que de vague dans les actes concernant Saint-Magloire et ses possessions en Pincerais.
Il ne reste qu’à fixer le vocable d 'Yveline au Saint-Léger des actes connus, pour éviter toute confusion ultérieure.
Helgaud ne nous laisse aucun doute sur la fondation de Saint-Léger-en- Yveline par le roi Robert (3). Néanmoins, on connaît mieux une confirmation faite à Saint-Magloire, vers 980, d’une donation d’une chapelle de Saint-Léger dans une villa du même nom. Les localités citées dans le même acte (4) sont celles des environs du Saint-Léger-d’Yveline : Mérey ou Méré, Mareil.
Robert le Pieux confirmait cet acte en 997-998 ou 1002 (5); Henri Ier en 1033 (0); Louis VI en 1131 (7); et Louis VII en 1159 (8) et 1171 (9). L’immixtion du nom de Saint-Magloire dans le premier de ces documents serait suggestif de suppositions en faveur du Saint-Léger-en-Laye, si l’acte de 1314 exigeait un précédent, mais on aurait tort de lier entre eux ces deux actes de 980 et 1314, si tentante que soit l’opération.
(1) Desforges, le Château de Saint-Germain, p. 2.
(2) V. chap. II, p. 22.
(3) Fecit Monasterium Saint- Leodegarii, in Silva Aequalina. Helgaud, Ouv. cité, P. L. M., T. 141, col. 932, et De Lasteyrie, p. 88.
(4) Idem, p. 88.
(5) Idem, pp. 99-100.
(6) Idem, pièce 87.
(7) Idem, pièce 235.
(8) Idem, pièce 409, et Luchaire, Louis VII, pièce 426.
(9) Idem, pièce 495.
NOTES
Charlevanne
Dom Mabillon a été quelque peu imprudent d’admettre l’hypothèse d’une construction sérieuse par Robert le Pieux à Saint-Germain (1).
La même hypothèse, appliquée à Charlevanne, est infiniment plus soutenable telle que nous l’avons déduite du texte d’Helgaud, inséparable des actes de toute nature concernant le lieu.
Sauvai, écrivain justement renommé, se contente de dire : peut-être! Malheureusement, cette restriction s’agrémente d’une affirmation sans preuves, touchant un sujet annexe qui n’apporte qu’un élément d’une discussion nouvelle : « Si je n’ai pas découvert, dit Sauvai, que Hugues Capet, qui a comme jeté les fondements de la troisième race, ait eu une maison de plaisir, je trouve que le roi Robert (II), son (ils, en a eu à Melun, à Estampes, à Poissy et peut-être à Saint-Germain, puisqu’il y a fait bâtir le courent de Saint-Michel (2).
If argumentation est sans valeur aucune. Les écrivains locaux du siècle dernier n’ont apporté qu’un mélange inconsidéré de tous les éléments du problème à résoudre. L’un d’eux n’a pas hésité à écrire ce qui suit : « Louis VI..., étant à Paris en 1110, résolut de bâtir une forteresse à laquelle on donna le nom de Cliarlevagne ou Garlevannes, actuellement Saint-Gérmain-en-Laye, ainsi qu’il est dit dans les chartes de ce temps. » G’est ainsi qu’on écrivait l’histoire en 1829. Les chartes du temps placent Charlevanne à Bougival, et jamais la forteresse n’a été construite à Charlevanne !
Tirons un voile sur cette érudition facile et parlons seulement de ce que nous avons vu dans les anciens documents, en dehors de ce que nous avons déjà cité (8).
Charlevanne apparaît comme un petit centre d’activité, grâce à son heureuse situation. Il y avait bien une ombre au tableau : c’était une manière de Léproserie, dont le nom seul nous fait frémir, mais dont la nécessité s’imposait partout alors, et mettait en vedette le nom du pays qui la possédait.
Cet établissement de Charlevanne avait dû prendre des développements marquants jusqu’en 1851 : il recevait les malades de quinze paroisses voisines (4).
On en rencontre le nom de place en place dans les rares fragments de comptes de l’époque qui ont subsisté.
Par exemple, en 1289, le 12 juin et le 22 juillet pour « don de cent sols (5), par l’aumônier aux Lépreux » dudit Charlevanne.
(1) « Sancti Gcrmani Castrum in Lidia silva, sine Laïa, auctorem videtur habere Robertum regem... » Tract, de re dipl. , f° 284. — Sur Castrum , v. Du Gange, Gloss., méd. et inf. lai., Il, 227-8.
(2) S a. uval, II, 303. — Ce puisque est bien affirmatif, et fauteur, si documenté généralement, aurait dû nous renseigner sur ce couvent énigmatique. — On y reviendra plus loin en parlant de la chapelle de Saint-Michel, du petit parc.
(3) V. pp. 43 à 52 du volume.
(4) Lebeuf, VII, 176.
(5) Rec. des llist. des Gaules et de la France, XXII, 599.
CHARLEVANNE
En 1266, l’institution charitable recevait par testament (le Thibaud de Marli 40 sols (1).
Par un effet assez fréquent, sinon inéluctable, du déplacement de la vie princière, dont Charlevanne ressentit le contre-coup, on peut noter l’abandon successif du domaine royal entre des mains diverses.
En août 1273(2), Philippe III cédait à l’abbaye de Saint-Denis toutes manières de haute et basse justice sur ce village de Charlevanne, sauf une portion à Pierre de Poissy, écuyer. En 1229, c’était douze arpents du clos du roi affermés à la même abbaye; et, en 1294, tout ce qui restait du domaine royal à Robert de Meudon, concierge du château de Saint-Germain. Une courte allusion à des lettres de rémission accordées par Philippe VI à huit hommes, tons de Saint-Germain, coupables d’homicide sur la personne d’un nommé Jehan le Pasticier, de Charlevanne (3), et l’année fatale, 1346, voit toute la contrée dévastée, pillée, saccagée (4) par les bandes anglaises.
Ce mascaret d’un nouveau genre, une fois passé, la contrée cherche à se ressaisir sans doute, puisque, dès février 1352, des lettres patentes de Jean II réglaient l’accord intervenu entre la Ville de Paris et les marchands de Rouen pour transiter les vins à un point nommé A/bus Munis, entre la Léproserie de Charlevanne et Saint- Germain (5).
Déjà, en 1224, on apprend que le droit de pêche entre le lieu nommé le Blanc- Port, a Charlevanne, et le ruisseau de Chambourcy appartenait à la maison de Montmorency (6).
Qu’est-ce que ce Blanc-Port ou cet Allais Murus (Blanc Mur)?
Tout ce résumé succinct d’une situation bien accusée suffît à justifier ce qui a été dit au cours de ce volume touchant l’importance « arrêtée dans son accroissement » de cette petite bourgade, que les intérêts mesquins d’un prieuré voisin ont arrêtée dans son essor au profit de Saint-Germain-en-Laye.
Séjours de Philippe II, Auguste, 1180-1223, a Saint-Germain-en-Laye.
1182. Entre le 28 mars et le 31 octobre. (Séjours connus : Bethisi, Chateauneufsur-Loire, Gorbie, Donatio, Fontainebleau, Saint-Germain, Senlis.)
1185/1186. Entre le 21 avril 1185 et le 12 août 1186. (Séjours connus : Paris, Saint-Germain.)
1189/1190. Entre le 1er novembre 1189 et le 24 mars 1190. (Séjours connus : Aubigné, Bethisi, Bourges, Compiègne, Fontainebleau, Lorris, Paris, Saint-Germain).
(1) Lebeuf, Vil, 175.
(2) Doublet, Antiquités de Saint-Denis, p. 916.
(3) Stein, Inv. sommaire, n° 12.
(4) Guil. de Nangis, 11, 198.
(5) Lebeuf, VII, 176.
(6) Lebeuf, VII, 174 et 194.
NOTES
Philippe Auguste épousait en cette année 1190 Isabelle, fille de Beaudouin, comte de Flandre.
1192. Entre le 5 avril et le 31 octobre. (Séjours connus : Anet, Chateauneuf-sur- Loire, Fontainebleau, Saint-Germain, Senlis).
1193. En février : à Saint-Germain.
1197. Entre le 6 avril et le 31 octobre : Paris, Saint-Germain.
1199. Entre le 18 avril et le 31 octobre : à Saint-Germain.
1204. En juin : Paris, Saint-Germain.
120(5. En mars : à Saint-Germain.
1207. En février, puis en août. — 1208. En mars. — 1210. En mai et juin.
1212. En février et mars : Entre le 25 mars et le 31 octobre : Melun, Paris, Saint-Germain; en juin : Compiègne, Paris, Saint-Germain; en juillet : Melun, Saint-Germain; en septembre : Paris, Saint-Germain.
1214. En avril: Lorris, Mante, Paris, Saint-Germain k(1214/1215), Saumur; et, entre le 1er novembre 1214 et le 18 avril 1215 : Anet, Paci, Paris, Saint-Germain.
1215. Entre le 1er et le 18 avril : à Saint-Germain; puis, en septembre : Compiègne, Saint-Germain.
121(5/1217. Entre le 10 avril 121(5 et le 25 mars 1217 : Compiègne, Pont-de-1’ Arche, Saint-Germain; et, en septembre 121(5 : à Saint-Germain.
1217. Entre le 1er et le 25 mars : Melun, Saint-Germain; en avril : Compiègne, Paris, Pont-de-1’ Arche, Saint-Germain.
1218. Le 2 février : à Saint-Germain; puis entre le 15 et le 30 avril; puis entre mai et juillet; enfin, en août et septembre.
1219. En mars : Paris, Pont-de-l’Arche, Pontoise, Saint-Germain, Vernon; en avril : Melun, Pont-de-1’ Arche, Saint-Germain; entre le 7 avril et le 31 octobre : Compiègne, Melun, Paris, Saint-Germain; en novembre et décembre : à Saint-Germain.
1219/1220. Entre le 1er novembre et le 28 mars 1220 : Paris, Saint-Germain.
1220. En mai : Paris, Saint-Germain ; en décembre: Compiègne, Betliisi, Saint- Germain.
1221. En février; puis, entre le 11 avril et le 31 octobre : Compiègne, Montargis, Saint-Germain; avril et mai : Saint-Germain; juin et juillet : Saint-Germain, Compiègne, Paci; août et septembre : Saint-Germain. Année de la fondation de 1 abbaye de Joyenval, par Barthélemy de Roye.
1221/1222. Entre le 1er novembre 1221 et le 2 août 1222 : Paris, Saint-Germain.
1222. En février : Paris, Melun, Saint-Germain; en mars : Beauvais, Paris, Saint-Germain; en avril : Mante, Paci, Paris, Saint-Germain. Entre le 3 avril et le 31 octobre: Melun, Paci, Paris, Saint-Germain; juillet : Melun, Saint-Germain; septembre : Paci, Saint-Germain. (Testament).
1223. En février : Saint-Germain; en avril : Vernon, Saint-Germain, Paris; en juin : Melun, Paris, Saint-Germain.
D’après Léopold Delisle : cal. des actes de Philippe Auguste. (Durand, Paris 185(5).
ÉCLAIRCISSEMENTS
Actes et Séjours royaux de Louis VIII, Louis IX et Philippe III,
1° Louis VIII, 1223-1226.
Année 1224: Février, murs, mai, juin (4 actes, dont l’un : confirmation de la vente faite à l’abbaye de Joyenval par Dreu et sa femme, de Saint-Germain, du four qu’ils possédaient à Poissy). Septembre; Décembre (3 actes).
Année 1225: Février (3 actes, dont l’un est faussement attribué comme concernant Saint-Germain par Teulet, Layettes, n° 1699; erreur répétée par Petit-Dutaillis, Louis VIII , inventaire n° 207). — Un autre acte signé à Saint-Germain entre le 1 4 juillet 1224 et le 29 mars 1225; confirmation du douaire de Blanche de Castille, femme de Louis VIII. — Fin mars (2 actes); avril (2 actes) ; juin (1 acte); entre le 30 mars et le 14 juillet (2 actes).
Année 1226 : entre le 30 mars 1225 et le 18 avril 1226 (1 acte) ; le 21 avril (1 acte) ; du 19 au 30 avril (2 actes); en mai (2 actes). Au total : 26 actes signés à Saint-Germain dont aucun ne concerne la ville (1).
2° Louis IX, 1226-1270.
Année 1227 : du 1er au 10 avril ; le 21 juin ; en août et novembre ; le 7 novembre. 1228, en avril. — 1229, du 1er au 14 avril. — 1230, en mars et décembre. — 1231, en mars et août. — 1232, peut-être en juin (convocation à Saint-Germain des Chevaliers du Nord de la France pour une période de trois semaines (2). — 1233, en janvier et juillet. — 1234, en janvier, mars (les 19 et 21 (3), en avril (les 22, 23 et 27, à Charlevanne et Saint-Germain) (4). — 1235, le 6 mai. — 1236, en juin (convocation de l’ost royal). — 1237 et 1238 (?). — 1239, du 23 au 31 mai (5), les 1er, du 12 au 19 (6), 21, 22 juin; les 20, 21, 22 juillet; en août et septembre (séjours incertains); le roi, cette année-là passe constamment aux bacs (le Nully (Neuilly-sur-Seine), d’Argenteuil et de Conflans (Sainte-Honorine), et il semble que ce soit la voie qu’il préfère suivre entre Vincennes et Saint-Germain. — 1240, en juin. — 1241, en avril. — 1242 (?). — 1243, le 17 février (le roi et le comte de Poitiers y étaient ensemble). — 1244, le 17 février. — 1245 et 1246 (?). 1247, en juin (réception de Beaudoin, empe¬
reur de Constantinople) (7). — 1248, réception de la lettre du roi de Norwège et
(1 Relevé d’après Petit-Dutaillis, Louis VIH in-8°, E. Bouillon, Paris, 1894).
(3) Rec. hisl. Gaule et France, XXI.
(4) hlnn.
(5) Ces 9 jours de séjour coûtèrent 1.016 L. 4 s. 7 d. p. [R. h. G. cl Fr., T. XXII, 586, g. Ii.).
(6) Ces 8 jours coûtèrent 952 L. 6 s. 10 d. p. ( Même recueil).
Noies 3
NOTES
réponse de Louis IX (faits incontrôlés). — De 1249 à 1254 (?). — 1255, le 1er et le 27 mars, et probablement entre ces dates. — 1256 (?). — 1257, en janvier et juin. —
1258, en janvier, avril et les 13e et 12e des kalendes d’août (= 20 et 21 juillet) (1). —
1259, en mai et juillet. — 1260, en mai, juin et juillet. — 1261, en juin. — 1262, en mars (le 8), et en avril. — 1263, en avril et juin. — 1264, en août et septembre. — 1265, en juin. — 1266, en janvier, les 2, 28 et fin septembre. — 1267, en juillet (le 13).
— 1268, le 13 janvier et en mars. — 1269, le 14 avril, la reine Marguerite seule (2).
3° Philippe III, 1270-1285.
1271, le 30 septembre. — 1273, le 18 février, et en février (3). — 1277, le 10 juillet.
— 1278, lé 25 octobre. — 1282, le 17 mai (Pentecôte) (4), les 6 et 7 juillet ; les 14, 24, 20, 28 novembre (5). — 1284, les 11 et 17 septembre (6). Nous avons relevé en plus pour cette même année: les 7, 11, 12, 13 et 14 février; les 17, 19, 20, 23, 26, 28 et 30 avril ; les 26 et 28 août ; les 3, 10, 12, 13, 14, 18, 19 et22 septembre (7). Autant dire qu’en février, avril et septembre, le roi lit de longs séjours suivis à notre château.
Naissances, Baptêmes et Mariages princiers enregistrés a Saint-Germain. § I. — Naissances et Baptêmes (8).
1519. — Henri de France, second fils (4e enfant) de François Ier et de Claude de France, né au vieux château le 31 mars et baptisé dans la chapelle dudit, le 25 juillet suivant : parrain, Henri VIII, roi d’Angleterre. — C’est le futur roi Henri II (1547- 1559).
1520. — Madeleine de France, troisième fille (5e enfant) de François Ier et de Claude de France, née au vieux château le 10 août et baptisée...?
1522. - Charles de France, troisième lils (6e enfant) de François Ier et de Claude de France, né au vieux château le 22 janvier et baptisé...?
1523. — Marguerite de France, quatrième fille (7e enfant) de François Ier et de Claude de France, née au vieux château le 5 juin, et baptisée le 23 du même mois dans la chapelle du même château. La marraine: Marguerite d’Alençon, sœur du roi François Ier.
(1) D'après fiée. hist. G. cl Fr., T. XXI, 579 li.
(2) Relevé d’après Le Nain de Tiilemont, complété par nos recherches personnelles.
(3) Dom Bouillakt, Hist. abb. (le S. -G. des Prés, pièce nu 87.
(4) H. hist. G. et Fr., T. XX, p. 161.
(5) Idem, T. XXI.
(6) D'après Langlois, Philippe III le Hardi.
(7) Hcc. h. G. et Fr., XXL
(8) Les registres paroissiaux de Saint-Germain ne commencent qu'à l'année 1550. Toutes les mentions relatives à des dates antérieures sont extraites de pièces d'archives de toute nature.
ÉCLAIRCISSEMENTS
ix (suite).
1528. — Jeanne d’Albret, lille d’Henri II d’Albret et de Marguerite de Valois, duchesse d’Alençon (1), sœur du roi François Ier. — Jeanne d’Albret épousa, en 1548, Antoine de Bourbon et fut ainsi la mère du roi Henri IV.
1549. — Louis d’Orléans, second fils (4e enfant) d’Henri II, roi de France, et de Catherine de Médicis ; né le 3 février au vieux château et baptisé le 19 mai dans la chapelle dudit; mort, suivant les uns, le 4 octobre 1550, à Nantes, et suivant Antoine (V. Manuscrit Bib. municip. de S. -G.) en novembre 1550, et son corps porté à Saint- Denis. Parrains: le roi de Portugal et le duc deFerrare; marraine: Marie de Lorraine, douairière d’Ecosse.
1550. — Charles Maximilien de France, troisième fils d’Henri II, roi, et de Catherine de Médicis, né le 27 juin au vieux château. C’est le futur roi Charles IX (1560-1574). — Il fut baptisé au château, peu après, à une date inconnue : Le 27e juin 1550, naquit dans le vieux château de Saint-Germain-en-Laye Charles Maximilien de France, troisième fils du roy Henry second , duc d'Alençon et d’Angoulême et depuis lioy sous le nom de Charles neuvième et fut baptisé audit lieu avec grand cérémonie et réjouissance et nommé par ï ambassadeur de Maximilien deuxième d'Autriche, Roy de Boême (Bohême), gendre de l' empereur Charles cinquième avec Henri d’Albret, roy de Navarre et Anne d’Est[e\, duchesse de Cuise, comme parrains et marraine (2).
1551. — Marguerite de Valois, fille d’Henri II et de Catherine de Médicis, née au château le 14 mai 1551 et baptisée dans la chapelle le 25 juin 1553. — C’est la future «reine Margot» épouse en 1572, de Henri IV [IIIe de Navarre], roi de France, (1589-1610), et répudiée en 1599.
1566. — Confirmation et changement du nom de Hercules (duc d’Anjou, fils d’Henri II et de Catherine de Médicis), en celui de François.
1598. — Baptême le 13 décembre de Alexandre de Bourbon, dit le Chevalier de Vendôme, fils naturel d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées, né à Nantes le 19 avril 1598.
« Le 13° jour dudit mois (de décembre) fut baptisé par l’lllme cardinal Pierre de Gondy, Alexandre, fils de Henry, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, le parrain Très Hault et très puissant Seigneur Charles de Bourbon, comte de Soissons, la marraine Très Haute Dame Diane de (?), duchesse d’Angoulême. »
Ext. Reg. Paroissiaux de Saint-Germain.
1607. — Le 8 décembre, double baptême de Henri de Bourbon et de Gabrielle de Bourbon, enfants naturels d’Henri IV et de la marquise de Verneuil (Henriette de Balzac d’Entragues). (V. l’ouvrage, p. 114).
Henry de Bourbon eut pour parrain Louis de France, notre futur Louis XIII, alors âgé de six ans, el pour marraine Elisabeth de France, ses frère et sœur utérins légitimes.
Gabrielle de Bourbon eut pour parrain et marraine ses frère et sœur utérins non légitimés, enfants de Gabrielle d’Estrées: César, duc de Vendôme (celui que
( I : C'était son second mariage.
(2) Ms. d'Antoine, E 3, p. 39, llibl. de St-G.
NOTES
ix (suite).
Louis XIII enfant appelait Fifi Vendôme) et Henriette. Voici les deux actes extraits de nos registres paroissiaux :
« Le 8e jour dudit mois (décembre) fut baptisé par le Révérend Père en Dieu Messire Henry de Gondy, evesque de Paris, bault et puissant prince Henry , fils naturel et non légitimé du Roi, nommé par très puissant prince, Loys de Bourbon , Daulphin de France (Louis XIII) et Madame Elisabeth, sa sœur, ensemble a esté conféré audit sieur Henry avec la permission du curé de ce lieu le sacrement de confirmation et tonsure cléricale (1).
« Signé, Blaisot ».
« Ce jour (8 décembre 1607) fut baptizée Gabrielle, fille aussi naturelle non légitimée du Roi de France nommée par hault et puissant prince César , duc de Vendosme, et Henriette , sa sœur, marraine. Furent présents Messire de Souveray, gouverneur de mondit seigneur le Dauphin, M. le duc de Montbazon, M. de Fronsac, M. le baron de Montglat, Madame sa mère (MUe d’Entragues), Madame Piollant, gouvernante des enfants de France et plusieurs autres seigneurs et dames. »
N otu.— Louis XIII et ses deux sœurs Elisabeth et Chrestienne (Christine) furent baptisés le même jour à Fontainebleau, en 1606, le 13 septembre, à cinq heures du soir. Le cardinal de Joyeuse représentait le pape Paul V, parrain (2).
1638. — Louis Dieudonné, fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, né le 5 septembre 1638 au château neuf et baptisé Te 21 avril 164 3 dans la chapelle du vieux château. Ce fut Louis XIV, le 14 mai de la même année. (V. copie de son acte de baptême et d’avènement, p. 125.)
1640. — Philippe de France, second fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, né au château vieux, â dix heures du soir, le 21 septembre 1640 (V. son portrait, fig. 50, p. 126), ondoyé à 11 heures:
« Le 21e jour de septembre 1640 print naissance et vint an monde (!) dans le chasteau vieil de Saint-Germain-en-Laye sur les dix heures du soir le second fils de Louys XHJe du nom Roy de France et Navarre, et sur les onze heures du soir mesme fut ondoyé par M. levesque de Meaux premier aumosnier de Sa Majesté avec les eaux de Sts fonts de baptesme de léglise en présence de Mrs les evesques de Lisieux et de Bazas. — Signé, Railly ».
Extr. reg. paroissiaux.
1667. — Marie-Thérèse, troisième fille de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, née au château vieux le 3 janvier 1667.
« Le 3e jor de janer 1667 Le Roy et sa cour estant à Saint-Germain-en-Laye La Reyne accoucha sur les dix à onze heures du soir de Madame troisième lille unicqz de France qui fut ondoyé dans la nécessité par La sage fern. »
lieg. paroissiaux avril 1665-janv. 1673.
L’enfant fut baptisée sans aucun appareil par l’évêque d’Orléans, premier aumônier du roi, le 21 janvier 1668 dans la chapelle des Tuileries. Parrain el marraine, le duc d’Enghien et la duchesse douairière d’Orléans. — Elle mourut au château vieux le Ier mars 1672.
1667. — Louis de Bourbon, comte de Vermandois (4e fils et 6e enfant), fils naturel de Louis XIV et de Louise de la Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière, né au château vieux le 2-3 octobre 1667. Aucun acte n’existe dans nos registres paroissiaux.
(1) Il fut évêque de Metz, 1612-1652. Dussieux (Généal. de Bourbon, p. 87) dit qu'il fut légitimé en 1603. L'acte ci-contre de 1607 prouve le contraire.
(2) V. Arch. Nat., O1 2 3260, liasse 1, et Bibl. Nat., Ms. IV., 4324, f° 28.
ÉCLAIRCISSEMENTS
ix (suile).
1668. — Baptême au vieux château, le 21 mars, de Louis de France dit le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche (V. p. 127), né à Fontainebleau, le 1er novembre 1661 (V. p. 126-128).
1668. — Philippe de France, second (ils (et 5e enfant) de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, né au vieux château le 5 août de cette année. Il fut baptisé le 24 mars 1669 dans la chapelle des Tuileries et mourut à Saint-Germain le 10 juillet 1671 .
« Le 5e août 1668 sur les 8 heures 3/4 du matin nasquit et vinst au monde dans le chasteau vie! de Saint-Germain. Monsieur le duc d’Anjou second lils de France. Et sa naissance suivie des acclamations, etc... >'. Le 74 Deum fut chanté à l'église paroissiale (celle qui est représentée fi g. 51,
1672. — Louis-François de France, troisième fils de Louis XIV et de Marie- Thérèse d’Autriche, né au vieux château dans la nuit du 14 au 15 juin 1672, à minuit 1/4; baptisé le 1er novembre en son appartement, et mort le 4 du même mois vers 6 heures du soir au même château : il fut inhumé le 6 à Saint-Denis.
« Le mardy 14e j. de juin 1672 à douze heures 1/4 après minuit a esté ondoyé au château vieux un fils masle (?) de hault et puissant monarque Louis XIVe et de haulle et puissante princesse Marie- Thérèse d’Autriche, Reine de France ; né en même temps et ondoyé par Son Eminence Monseigneur le cardinal de Roissy Archevêque de Toulouse et grand aumosnier de la Reine en présence et du consentement de moy curé revestu de mon surply et estolle. » — Signé, Cagnyé.
« Ce mardy 1er j. de novembre 1672 ont été supplées les cérémonies du baptesme à Louys François duc d’Anjou (ils de très hault et très puissant prince Louis de Rourhon roy de France et de très haulle et très puissante princesse Marie Thérèse d’Autriche Reyne de France.
« Le parrain très hault et très puissant prince Louis de Bourbon prince de Conty, la marreine Madame la Mareschale de la Mothe gouvernante des Enfants de France. Les cérémonies suppléées au chasteau par Son Altesse Monseigneur le cardinal de Bouillon grand aumosnier de France, moy revestu de mon surply et estolle. Les S. S. huiles prises à la paroisse et présentées' par moy curé souhsignéet le quatriesme (novembre) mourut Monseigneur le duc d’Anjou au mesme chasteau viel, son corps après avoir été exposé deux jours entiers et les cérémonies observez fut porté à Saint- Denis et son cœur au Val de Grâce dans un des carrosses de Sa Majesté dans lequel estoit Monseigneur de Langres premier aumosnier de la Reyne, hault et puissant prince François Louis de Rourhon prince de la Roche-sur-Yon; Monsieur le duc d'Aumont, Mad. la Mareschale de la Mothe gouvernante des Enfants de France, Madame de soubgouvernante et moy curé soubsigné
revestu de mon surply et estolle. » — Signé, Bailly, Cagnyé.
1674. — Louise-Marie- Anne de Bourbon, dite Mademoiselle de Tours, fille naturelle de Louis XIV et de Mad. de Montespan, née à Saint-Germain le 12 novembre et baptisée ce même jour au vieux château, tenue sur les fonts par Nicolas le Grand, pauvre homme, et Anne Dupont, femme de Louis de Lespine (I).
1692. — Louise-Marie d’Angleterre, hile de Jacques II d’Angleterre et de Marie d’Este, née au vieux château le 28 juin 1692 et baptisée audit lieu le 23 août de la même année par le cardinal de Bouillon. Parrain, le roi Louis XIV ; marraine, Elisabeth-Charlotte de Bavière, seconde femme de Philippe de France, frère de Louis XIV.
(1) Les de Lespine ou Delepine forment toute une famille de gardes et de jardiniers employés dans les entretiens des châteaux.
NOTES
ix (suite).
Le fac-similé de l’acte a été donné, fig. 63, page 135. En voici la teneur :
Baptême de Madame La princesse Louise Marie Dangleterre.
Ce jourd'hui vingtroisième d’aoust mil six cent quatre vingt douze ont estez suppléez les cérémonies du baptesme dans la chapelle du chasteau vieil de Sl-Germain-en-Laye a Louise Marie princesse d’Angleterre ; lille de très haut et très puissant et très excellent prince Jacques second par la grâce de Dieu Roy de la Grande Bretagne et de très haulte très puissante et très excellente princesse Marie Eleonore d'Est princesse de Modene son épouze, née audit chasteau de S’-Germain-en- Laye le vingt huitième juin de la présente année aiant estée ondoyé en la chambre de laditte Reine par un de ses Aumôniers et les dittes cérémonies du baptesme lui ont estez suppléez par Monseigneur L'Eminentissime Cardinal de Bouillon grand Aumosnier de France en présence de Messire François Converset prestre docteur de Sorbonne Abbé de Notre Dame de Sully prieur et curé dudit Sl-Germain lequel a porté les Saintes Hui Iles revestu de surplis et d’estolle. Le parrain très haut très puissant et très excellent prince Louis Quatorze par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre. La marraine très humble et très puissante princesse Elizabeth Charlotte princesse palatine du Rhin duchesse de Bavière Espouse de très haut et très puissant prince Pbilippes de France frère unique du Roy duc D’Orléans de Valois de Chartres et de Nemours. Lesquels ont signé
Louis Jacques R. Maria R.
Elisabeth Charlotte
Le Card1 de Bouillon L’Abbé Converset
A dater de ce moment la cour s’esl tixée à Versailles et le vieux château sert d’asile à différentes familles oubliées par le roi, ou incapables d’affronter les charges somptuaires de la nouvelle étiquette.
On a dit (p. 131) que le Roi, la Reine et les princes du sang ont figuré comme parrains ou marraines en bien des circonstances où le rang infime des bénéficiaires n’étail pas à leurs yeux un obstacle à leur geste généreux. Nous signalerons quelques-uns de ces actes extraits de nos registres, non toutefois sans avoir rapproché tout d’abord les trois signatures typiques de Louis XIII, de Louis XIV et de Louis le Grand Dauphin : celles du père, du fils et du petit-fils. On sait que l’écriture contient en elle-même, aux yeux de certains hommes, la révélation de caractère de l’écrivain. Le rapprochement est typique :
Celle de Louis XIII et celle du Grand Dauphin sont semblables. Est-ce à dire que ces deux hommes avaient le même tempérament? Le fait est fréquent que les aptitudes d’un homme se représentent à la seconde génération. La graphologie trouve matière a s’exercer ici. La signature de Louis XIV est toute différente: l’orgueil y pointe avec chaque lettre.
ÉCLAIRCISSEMENTS
ix (suite).
A oici les actes annoncés. Les bizarreries y abondent. — 9 mai 1604 :
« Bap. d’un enfant âgé de 10 ans environ natif de File du Canada pris par les Français et « envoyé au Roi, nommé Alexandre par h‘ et p* prince Alexandre fils naturel et non légitimé du « Roy, chevalier de Malte, et demoiselle Henriette sœur dudit Alexandre ».
18 août 1614. — Rapt. chap. du chat, neuf, de « Christine fille de noble homme Jacques Dane escuyer seigneur dudit lieu. »
Parrain, François Savary; Marraine, Madame Christine de France.
24 mai 1668. — Rapt. chap. chat, vieux, de « l’adolescent Louys càgé de 16 à 18 ans fille? de M. Louis de Mailly et de Mad. Anne de Moucliy son espouse. »
Parrain, Louis XIV; Marraine, Anne-Marie-Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, souveraine des Bombes (1).
3 juin 1668. — Rapt. chap. chât. vieux, de Louys, fils de Nicolas de la Mescliaussée Seigneur de la Coste.
Parrain, Monseigneur le Dauphin ; Marraine, Madame la duchesse de Montausier.
15 novembre 1670. — Rapt, (à la paroisse sans doute) de Jeanne Catherine tille de Jean Pitel officier du Roi tenue sur les fonts par Jean-Baptiste Poquelin Molière tapissier valet de chambre du roy :
20 mai 1671. — Rapt, de Louise fille de Claude Macliein garçon de la gardenoble de Monseigneui le Dauphin, et de brançoise Maupin, sa femme.
Officiant, 1 Evêque de Condom (J. -R. Rossuet) ; Parrain, Monseigneur le Dauphin ; Marraine, Mademoiselle de Saucourt (fille du Grand-Veneur).
23 juillet 1671. — Rapt . de Louis, fils de Nicolas Guesdon cocher du Roy.
Officiant, l’Evêque élu de Seez ; Parrain, le Roi; Marraine, Madame Gabrielle de Rochechouart, marquise de Thianges (2).
12 août 1672. Rapt, de Marie I héraise (!) lille de François de Géry.
Officiant, J. -R. Rossuet, évêque de Condom ; Parrain, le Dauphin; Marraine, la Reine Marie-Thérèse.
19 août 1672. — Autre bapt. d’une Marie Theraise (!) fille de défunt Hanry Marc Anthoine Le Petit de Gerno.
Signatures des trois mêmes personnages.
31 octobre 1672. Rapt, de Louys fils de Jean Lamiesse trompette ordinaire du Roy.
Trois mêmes signatures.
i 1) C est la Grande Mademoiselle, lille de Gaston d’Orléans et cousine germaine de Louis XIV. Sa signature énergique et masculine rappelle certains traits violents du coup de plume de Louis XIV. On sent deux volontés qui ne devaient guère plier.
(2) Sœur de Madame de Montespan, et abbesse de Fontevrault. Le musée de Saint-Germain possède le portrait de l’abbesse donné par Madame de Montespan à l’hôpital de Saint-Germain.
NOTES
ix (suite).
31 octobre 1674. — Bapt. de Louys fils de Philippe de Berry chevalier.
Signatures de J. -B. Bossuet, Louis XIV et Anne de Fors duchesse de Bichelieu et de Fronsac.
14 janvier 1676. — Bapt. de Louise Marie Thérèse de Melun, tille du prince d’Espinois.
Officiant, Cardinal de Bouillon ; Parrain, le Boi ; Marraine, la Reine.
29 lévrier 1676. — Bapt. de Louys lils de Louys Marie de Rocharay duc et pair.
Parrain, le Dauphin; Marraine, la Reine.
31 mai 1676. — Bapt. de Louys lils de Pierre Cuvier, conseiller du roi et maître particulier des Eaux et Forêts de la capitainerie de Saint-Germain.
Mêmes parrain et marraine que le précédent.
Ce relevé partiel montre suffisamment combien Roi, Reine et Dauphin étaient accessibles, malgré l’auréole et le nimbe dont la tradition populaire se plaît à les entourer.
§ IL — Mariages
Mai 1210. — Accord pour le mariage de Philippe, lils de Philippe Auguste, avec Mathilde hile de Renaud de Dammartin comte de Boulogne.
Janvier 1265-1266. — Dotation par saint Louis, de Yolande fille d’Odon comte du Nivernais, avec Jean lils du roi.
28 septembre 1269. — Fiançailles de Blanche, tille de saint Louis, avec Fernand lils aîné d’Alphonse de Castille (1).
Septembre 1307. — Traité de mariage entre Charles, fils de Philippe le Bel, et Mathilde comtesse d’Artois et de Boulogne.
18 mai 1514. — Mariage de Claude de France, fille aînée de Louis XII, avec François d’Angoulême (François Ier, le 1er janvier 1515, n. s.).
26 mars 1519. — Traité et ratification du mariage de Renée de France, 2e fille de Louis XII avec Joachim de Brandebourg. —Mariage rompu dans la suite (V. Appendice. La Camille royale noua François lev).
30 janvier 1527. — Mariage de Marguerite de Valois, duchesse d’Alençon (veuve du duc d' Alençon) et sœur de François Ier, avec Henri II d’Albret (futur roi de Navarre).
28 juin 1528. — Mariage de Renée de France, déjà nommée, avec Hercule d’Este, duc de Ferrare.
31 décembre 1599. — Mariage de Catherine de Bourbon, sœur d’Henri IV, avec Henri de Lorraine, duc de Guise.
16 janvier 1680. — Mariage de Mademoiselle de Blois (Marie Anne de Bourbon) fille de la duchesse de La Vallière et de Louis XIV, avec le prince Louis Armand de Conti.
(1) L’acte de dotation est donné en latin ( Layettes du Trésor des Charles, T. IV, n° 5132). — L’acte d’acquiescement de lingues ou Eudes, duc de Bourgogne, père d'Odon comte de Nevers, père de Yolande, est aux Archives Nationales .1, 256, original scellé) joint à un autre acte relatant les conventions du mariage projeté (8 juin 1258). La Bibliothèque Nationale possède cet acte (copie) avec une erreur dans le libellé portant que Yoland est fille aisnée de Eudes ( Bihl . Nat. man. fr. anc. fonds, 2746, f° 18).
ECLAIRCISSEMENTS
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Fig. 85. — Premier folio du texte manuscrit de l’horoscope de Louis XIV.
(Bibliothèque Municipale de Saint-Germain).
TRADUCTION
Naissance du roi de France Louis quatorzième.
Bien que Dieu seul, Illustre Seigneur, se soit réservé dans sa toute puissance, le Temps et l’Heure, comme il est dit dans les actes des Apôtres, primo la prescience de l’Avenir; Lui seul et personne en ce monde autre que Lui ue s’est affirmé pouvoir disposer du Lendemain et prédire ce qui lui est réservé. Cependant ce Dieu tout puissant, par un effet de sa libéralissime bonté a octroyé plusieurs dons à ses créatures, entre autres celui de voir les choses lointaines et de prédire les événements futurs: je ne dirai pas avec certitude et jusqu’au fond, mais II a voulu qu’on les entrevoie quelque peu conjecturalement et en surface.
Il a donné à l’homme la raison, l’intelligence et la puissance d’investigation avec l’aide desquelles il lui sera possible de conjecturer l’Avenir d’après le Passé; il lui a donné la Science et la perception.
Noies 4
NOTES