‹ Les chatsChapitre 41 sur 60 · Voir aux Appendices · texte numérisé non relu

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2. En ceci je ne suis pas tout a fait d'accord avec la devise libertas sine labore, dont un maître semble vouloir décorer le blason de la race féline.

il ne demande rien, se contentant de manger les ennemis du logis. Et si la maison est privée de souris , la présence seule du chat les empêche de s'y introduire ; même par son apparente fainéantise, l'animal est une sentinelle \ igilante qui, du moment où il a planté sa tente dans un endroit, en écarte les rongeurs.

Faut-il accuser le matou, qui a subi l'opération des chapons, de son indolence pendant que les souris commettent des dégâts à sa barber^ Il est désarmé. Ce n'est pas lui, on le pense, qui a sollicité l'inhumaine castration qui l'empêche à jamais d'obéir aux instincts de sa race.

L'homme a voulu la société du chat.

Le chat n'a pas recherché la société de l'homme.

Laissez l'animal courir en paix dans les bois ou les jardins, il se moquera de la desserte & ne viendra pas s'étendre sur les tapis des salons. Le chat saura suffire à ses besoins, trouvera sa nourriture, couchera dans un arbre : huit jours de liberté lui rendront son indépendance naturelle.

L'homme, pour faire oublier ses vices, aime

à faire croire à ceux des êtres qui l'entourent. — Le chat est la personnification de l'égoïsme, répètent sentencieusement de graves messieurs à qui je ne voudrais pas demander le plus léger service.

D'apies un dessin de M. VioUct-Le-Duc.

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