‹ Les chefs d'écoleChapitre 20 sur 59 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

les noms de MM. Baudry, Barrias, Bouguereau, Oabanel, Hébert, Benouville lui-même, évoquent une autre image que celle d'Eliacins révoltés, désertant le sanctuaire pour se lancer dans le champ varié mais infécond de la fantaisie anecdotique. Ils sont coupables, mais uniquement de n'avoir pas puisé en eux-mêmes la force de résister aux entraînements d'une popularité illusoire. Peut-être y a-t-il quelque exception à indiquer en faveur des deux derniers. Les mélancoliques figures de M. Hébert ont en effet un accent de sincérité qui justifie sa désertion ; et la Mort de saint François d'Assise doit nous rendre indulgents pour les faiblesses de Benouville ; cette œuvre nous permet d'oublier la manière sentimentale vers laquelle il était porté et qui pouvait l'amener à se perdre, comme s'est perdu Ary Scheffer, ce peintre d'une nature remarquablement élevée, mais si peu douée du sens pittoresque.

Au Salon de 1847, M. Gérôme et M. Couture attirèrent sur leur talent l'attention générale et depuis ils l'ont fixée, mais à l'aide de sacrifices regrettables. Le Combat de coqs, YOrgie romaine avaient fait concevoir aux esprits optimistes des espérances qui nç

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