INTRODUCTION. XXV
se sont pas absolument réalisées. On ne s'attendait guère sans doute, en ce temps-là, à les retrouver rivaux dans une lice singulière, illustrant, à qui mieux mieux, et de leur pinceau, la vie et les infortunes de Pierrot.
Ce n'est pas sans une mauvaise humeur légitime que la critique parcourt ces groupes divers où l'habileté pratique sert de passe-port à la drôlerie agréable poussée parfois jusqu'à la licence , où l'on voit côte à côte les élèves de Home et les artistes libres plaisanter, caricaturer — ceux-ci l'histoire ancienne, — ceux-là l'histoire moderne. Le tribunal révolutionnaire et l'aréopage sont enfermés dans un égal scepticisme ; les Vénus mythologiques et les victimes de la Terreur inspirent les mômes grâces badines ; pour les unes et pour les autres, la palette se charge des couleurs les plus charmantes, les plus tendres. Tout cela est aimable, coquet, mais, on en conviendra, ne répond à son objet que très imparfaitement.
Arrêtons-nous de préférence à deux artistes qui ont vaillamment gagné leur place dans l'histoire de l'art contemporain. Ils ont chacun leur originalité entièrement distincte ; entre eux nulle parenté, non plus