XXVIII INTRODUCTION
par la perfection soutenue de leur interprétation, comme Ta fait le maître du genre.
Dans les bornes que nous nous sommes imposées, je n'aurais plus que peu de choses à dire sur le sujet qui nous occupe, s'il m'était permis de ne pas tenir compte d'une des branches les plus glorieuses de l'école moderne, et de passer sous silence la manifestation d'une école qui prend le nom de réaliste.
Nous ne chercherons pas chicane à M. Courbet sur ce mot de réalisme qui sert d'enseigne à son atelier, nous ne répéterons pas ce que l'on a maintes fois constaté, c'est-à-dire que ce qu'il appelle ses idées ne sont point du tout nouvelles, qu'il n'a pas le privilège de les avoir inventées; bornons-nous à étudier la valeur de sa tentative, et voyons en dernier résultat s'il faut l'absoudre ou le condamner absolument. Eh bien, je crois que nous devons incliner vers l'absolution, non pas que les principes du peintre d'Ornans aient quelque autorité persistante ; ils sont, au contraire, entachés de violence, de parti pris, de négations qui leur retirent toute espèce de crédit ; mais si le réalisme n'a qu'une vertu, on ne saurait la lui retirer. Le réalisme a eu pour lui l'opportunité dans